Publié le lundi 20 novembre 2017

12 décembre 2017 - sortie culturelle GIAA - Exposition François 1er et l’art des Pays-Bas (visite accessible et tactile)

Inès vous propose une nouvelle sortie culturelle au Louvre un jour de fermeture au public, pour une exposition sur François 1er et l’art des Pays-Bas, avec une visite accessible et tactile.
Mardi 12 décembre à 15h.
Rendez vous sur le quai du métro Palais-Royal ligne 1 direction la défense 14h30
Inscription indispensable sur ce courriel : iduhesme chez yahoo.fr

François d’Angoulême est né en 1494 à Cognac de Charles de Valois et de Louise de Savoie. Il grandit au château d’Amboise. Il épouse Claude de France la fille de Louis XII en 1514 succède à celui-ci en 1515. Cette année-là il est vainqueur à Marignan du duché de Milan, duché qu’il devra céder à son ennemi Charles Quint en 1522. Léonard arrive à sa cour l’année d’après. Il échoue à se faire élire Empereur contre Charles-Quint en 1519. Prisonnier à Pavie, libéré en 1526 contre la Bourgogne et l’Italie, qu’il essaiera en vain de reprendre en 1542-44. François protégeait humanistes, musiciens, peintres et poètes.
Il est mort en 1547.
Nous avions vu en 2015 à la BNF une exposition sur François 1er et son image : Il savait très bien gérer sa « communication » par les commandes d’œuvres peintes, de portraits officiels. Le goût du Roi et le contexte politique l’ont porté d’abord vers l’art italien ; et son mécénat fut essentiellement identifié à la commande de décors du château de Fontainebleau à des peintres italiens, mais son règne ne s’inscrivit pas moins dans une tradition très vivace d’implantation en France d’artistes originaires des Pays-Bas. Ceux-ci font partie des possessions des Habsbourg depuis le mariage en 1477 de Marie de Bourgogne, fille de Charles le Téméraire, avec Maximilien d’Autriche. En 1496, le mariage de Philippe le Beau, fils de Maximilien, avec Jeanne, fille des Rois Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon, lie les destinées du pays à celle de l’Espagne. Les Pays-Bas sont gouvernés par Marguerite d’Autriche, fille de Maximilien et de Marie de Bourgogne, en 1507-15 et 1519-30. Son règne est une époque de prospérité et de tolérance religieuse (Réforme). Charles-Quint, fils de Philippe le Beau, porte en 1524-43 à dix-sept le nombre de provinces. Jusqu’au traité d’Utrecht en 1579 (sécession des sept Provinces unies.) les Pays-Bas réunissaient les actuelles provinces du nord, dont la Hollande et celles du sud, dont la Flandre.
De nombreux artistes du Nord actifs en France sous le règne de François 1er, dont Jean Clouet et Corneille de La Haye dit Corneille de Lyon, se spécialisèrent dans le portrait. Mais tant à la cour du roi que dans les cours seigneuriales de Normandie, Picardie ou Bourgogne, s’est largement épanouie, dans l’art du manuscrit enluminé et dans la peinture religieuse principalement, une vague d’influences septentrionales – anversoises, bruxelloises, leydoises, haarlémoises. L’exposition montre des œuvres d’artistes injustement tombés dans l’oubli. Godefroy le Batave, Noël Bellemare, Grégoire Guérard, parent du grand humaniste Erasme, Bartholomeus Pons, et d’autres encore anonymes et non moins talentueux, qui se sont illustrés dans de nombreuses techniques : enluminure, vitrail, tapisserie, sculpture. L’exposition fait ainsi ressurgir tout un pan méconnu de la Renaissance française et se propose d’en explorer la variété, les extravagances et la monumentalité.