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La technologie avance avec les implants oculaires

Vous trouverez ci-dessous la copie d’un article prometteur sur la technologie des implants oculaires pour aider à recouvrer partiellement la vue.

Cet Américain âgé de 66 ans n’avait pas vu la lumière du jour depuis de nombreuses années, en raison d’une maladie appelée rétinite pigmentaire qui l’a rendu aveugle. Aujourd’hui, il a pu partiellement recouvrer la vue grâce à un implant oculaire.

C’est un véritable espoir pour toutes les personnes souffrant de maladies oculaires, affectant leur vision. Grâce aux recherches menées sur l’œil et son anatomie, les médecins ont aujourd’hui trouvé des pistes pour combler les dommages provoqués et restaurer la vue chez des patients qui l’auraient perdue. Certains scientifiques sont même allés plus loin en concevant des dispositifs qui ont déjà prouvé leur efficacité. C’est l’un de ces dispositifs que vient de tester Larry Hester, un Américain âgé de 66 ans. Cet homme a perdu la vue à cause d’une maladie appelée rétinite pigmentaire qui a progressivement détruit tous les photorécepteurs de son œil. « Ça a été un choc assez accablant, vraiment. J’avais 33 ans à l’époque », a raconté Larry Hester cité par Today. Avec le soutien de sa famille, l’Américain a appris à vivre le plus normalement possible, en se fiant à sa mémoire pour s’orienter chez lui notamment. Un jour, sa femme a entendu parler d’un dispositif qui pourrait lui venir en aide. Ce dernier venait juste d’être approuvé par la Food and Drug Administration (FDA) qui avait donné son feu vert pour le tester chez des patients atteints de la même maladie que Larry, comme 50.000 à 100.000 personnes aux États-Unis. C’est ainsi que l’Américain est devenu le premier à tester le système Argus II Retinal Prosthesis à l’Université de Duke.

Un dispositif qui stimule l’oeil

L’Argus II Retinal Prosthesis est composé de plusieurs parties dont l’objectif est de combler la perte des photorécepteurs en envoyant directement les signaux vers les cellules en contact avec le nerf optique. Pour cela, le patient est équipé de lunettes portant une mini caméra. Cette dernière capte ce que le patient regarde et envoie les images à un petit ordinateur externe via un câble fin. De là, l’ordinateur analyse les images et les transforme en signaux qui sont retransmis jusqu’aux lunettes. Grâce à une petite antenne, ces signaux sont alors envoyés à un ensemble de 60 électrodes minuscules implanté contre la rétine dans l’œil du patient. En recevant les signaux, les électrodes émettent de petites pulsations électriques qui trouvent leur chemin jusqu’au nerf optique en passant par les photorécepteurs non endommagés. Transmises au cerveau, ces informations permettent au patient de capter des flashs de lumière qu’il peut alors interpréter pour savoir où il se trouve ou pour s’orienter. « Les patients sont stimulés par des flashs de lumière quand ils perçoivent quelque chose de lumineux et quand la caméra capte quelque chose qui est plus sombre, ils reçoivent moins de flashs », explique le Dr. Paul Hahn, professeur assistant en ophtalmologie au Duke University Eye Center.

« C’était incroyable »

Les médecins ont implanté le dispositif dans l’œil de Larry Hester en septembre et ont procédé au premier test la semaine dernière. Les résultats ont été probants comme on peut le voir sur la vidéo ci-dessus. A peine, le dispositif allumé, le sexagénaire a vu une réelle différence. « Tu vois Larry ? » a demandé sa femme. « Oui », a-t-il répondu, le sourire aux lèvres. La nouvelle vision offerte à Larry est très différente de celle d’une personne voyante, c’est une vision partiellement restaurée. « Ce n’est pas de la vision comme nous la connaissons traditionnellement, c’est un tout nouveau type de vision pour lui », a indiqué le Dr Paul Hahn. Concrètement, cela lui permet de percevoir les contrastes et donc de voir s’il se trouve face à un mur blanc ou dans un couloir sombre par exemple. « C’était incroyable, c’était lumineux. J’ai dû prendre une profonde respiration en regardant ça. C’était difficile d’expliquer ce que je ressentais », a confié le sexagénaire. D’après les scientifiques, il faut un temps d’adaptation pour que le patient apprécie cette façon de voir, mais au bout de 5 jours, Larry aurait déjà des progrès remarquables pour s’approprier sa nouvelle vision.

Une avancée majeure

Les scientifiques du projet ont souligné que le système Argus II Retinal Prosthesis était encore limité mais qu’il s’agissait d’une réelle avancée vers la possibilité de restaurer la vue chez des personnes atteintes de certaines formes de cécité. « C’est un moyen assez limité, mais c’est un fantastique pas en avant », a commenté le Dr Colin McCannel, expert du Jules Stein Eye Institute de l’Université de Californie. « Ce n’est pas la vision à laquelle vous ou moi sommes habitués. Mais pour quelqu’un qui est plongé dans une complète obscurité, ça doit être incroyable de voir à nouveau. Je pense que c’est absolument phénoménal », a-t-il conclu.

Lien vers l’article original et la vidéo