QSLD spécial été 2015

Le QLSD numéro 23 (été 2015) est arrivé !
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Aller à la fin de l’éditorial pour télécharger le QSLD complet ainsi que l’article complet de Philippe Lumbroso « Le club-théâtre de l’INJA adapte Pinocchio » et 6 textes additifs à son article sur Evgen Bavcar.

Editorial
Tous les déficients visuels sont, dans l’ensemble, d’accord pour reconnaître les nombreux bienfaits de la technologie, dès lors qu’il s’agit d’accès à la connaissance. Avec les terminaux braille et les lecteurs d’écran, les livres sur CD ou cartes SD, le nombre d’ouvrages accessibles s’est accru et hautement diversifié. Le champ des possibles en matière culturelle s’est énormément élargi.
Pourtant, il existe des cas où la technologie a créé quelques blocages dans le quotidien des non et malvoyants. Nous en citerons ici quelques petits exemples pourtant importants, plus particulièrement, sans mentionner les logiciels et les sites internet pour lesquels la déficience visuelle a été oubliée.
- L’avènement des claviers digitaux peut devenir une « plaie » quand on y voit mal ou pas du tout. De plus en plus d’immeubles sont à présent équipés d’un écran sur lequel il faut faire défiler des noms qui ne sont pas sonorisés. Ainsi, il est impossible, avec pas ou presque pas de vision, de vous débrouiller pour sélectionner qui que ce soit. Heureusement, le téléphone portable pallie ce mal, quand vous y avez bien noté le numéro de la personne visitée. Dans le cas contraire, il faut attendre que quelqu’un de bonne volonté arrive pour faire le travail à votre place.
- Beaucoup d’ascenseurs sont désormais munis d’un clavier où les étages sont marqués en Braille et/ou en relief et c’est vraiment agréable. Depuis quelques années, le nombre d’ascenseurs et de codes ainsi accessibles a augmenté. Malheureusement, la « plaie digitale » commence à gagner les constructeurs qui, dans certains immeubles, équipent les ascenseurs de claviers sans touches tactiles, pour le plaisir de l’esthétique, nous dit-on. Et c’est l’enfer pour sélectionner son étage.
Dans le domaine de la cuisine, il devient de plus en plus compliqué de trouver des cuisinières faciles à utiliser sans la vue, certaines d’entre elles ne disposant que de touches tactiles de plus en plus répandues. Dans des cas comme ceux-ci, la technologie contribue à l’exclusion ou à la privation de plusieurs aspects de l’autonomie qui, auparavant, laissaient moins de place au tout visuel. Il y a toujours quelque chose pour contrarier notre soif d’autonomie et nos petites joies quotidiennes. Ce que la technologie nous donne d’un côté, elle nous le reprend parfois de l’autre, semble-t-il. Nous avons des téléphones performants avec GPS, des télécommandes qui déclenchent les feux de circulation, des détecteurs de couleurs pour choisir nos vêtements. Certes, mais si il n’est plus possible de se faire cuire un steak ou de rentrer tranquillement dans un immeuble récent. Des déficients visuels risqueront-ils de faire des régimes forcés ou de rester dehors sous la pluie en attendant que les voisins arrivent ? Sans compter que, si ça continue, nous aurons des chaussures, des chapeaux et des vêtement vibrants pour nous signaler des obstacles à différents endroits et différentes hauteurs. Que de vibrations sur le corps ! C’est à se demander si nous serons assez forts pour recevoir toutes les informations à la fois. Tout progrès traîne donc derrière lui quelques boulets plus ou moins encombrants, dont certains sont liés à de réelles bonnes intentions et d’autre à l’oubli des aspects purement pratiques liés au risques de fatigue nerveuse liée à trop d’efforts de concentration.

Marie-Renée HECTOR, présidente du GIAA

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QSLD 23 (été 2015)

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« Le club-théâtre de l’INJA adapte Pinocchio » (version intégrale)

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Dossier_Evgen_Bavcar

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