QSLD Juillet - Août - Septembre 2012

Découvrez ci-dessous le dernier numéro du QSLD dans son intégralité.
Bonne lecture
L’équipe de rédaction


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SOMMAIRE


ÉDITO
ACTU
DOSSIER : Le cap des études supérieures
LA VIE DU GIAA
CULTURE ET LOISIRS
LECTURES
COURRIER DES LECTEURS
BULLETIN D’ABONNEMENT




ÉDITO

Chère amie, cher ami, chers membres,

À la vérité, c’est un éditorial un peu spécial que je vous livre aujourd’hui. J’en ai beaucoup écrit depuis 2003 et voici que je m’apprête à signer le dernier d’une longue série.

Du soleil dans le cœur et une petite larme au coin de l’œil. Normal, quand on a tant vécu, tant rencontré des personnes, tant travaillé sur toutes sortes de sujets, avec toutes sortes de personnes… En fait, je crois bien que ces années au GIAA ont donné du sens à ma cécité. Voici pour le soleil estival !

Mais voici venu le temps de quitter toutes les personnes avec lesquelles j’ai travaillé, réfléchi, discuté, et ri aussi ! Laisser tous les permanents du siège que je côtoie depuis plus de 5 ans pour la plupart et toutes les personnes bénévoles dont beaucoup m’étaient connu bien avant ma prise de fonction, c’est là le côté pluie automnale.

Une chose est certaine : parmi toutes les aventures particulières que j’ai vécues au GIAA, celle du QSLD fut, au fil des mois et des années, l’une des plus passionnantes.

Une page se tourne donc pour moi mais avant venons-en au présent numéro et aux pages qui suivent. Certes, vous trouverez un beau dossier sur la vie universitaire, mais aussi l’annonce de notre nouvelle présidente Marie-Renée Hector nommée lors de la dernière Assemblée Générale. Par ailleurs, nous reviendrons sur notre participation à la Course des Héros. Une étonnante aventure pour ma part : un devoir mais aussi l’enthousiasme sans limite de prendre part à un tel évènement. Journée qui s’est terminée par une impression de feux d’artifice : une équipe impressionnante, une organisation stupéfiante, une marée humaine aux sourires et rires rayonnant sur le Parc de Saint-Cloud et un soleil au summum. Que demander de plus !

Avec tous mes souhaits pour un agréable automne et une bonne rentrée, je vous salue avec toute ma fidèle amitié et vous dis à bientôt.

Bonne lecture

Que sonne la cloche de la rentrée !

Marie de Saint Blanquat

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ACTUS

Association Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir : les Feuilles d’automne

Le 20 octobre 2012, FDFA organisera la deuxième édition de ses Feuilles d’Automne avec, entre autre, une rencontre littéraire autour du thème : Littérature Jeunesse & Handicap.

Après l’édition 2010 avec Simone Veil, de l’Académie Française, c’est au tour de Laure Adler, journaliste à France Culture et écrivaine, d’être la marraine de cette journée.

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Logo FDFA

En choisissant de placer cet événement sous la thématique « Littérature jeunesse et handicap », FDFA veut porter une attention particulière à deux aspects essentiels :

  • L’accès à la lecture « pour le plaisir » des enfants différents
  • La sensibilisation des plus jeunes à la singularité au travers d’ouvrages traitant du handicap. Outre les auteurs pour la jeunesse, seront présents des écrivains en situation de handicap, quelle que soit la singularité ou le mode d’expression, et des écrivains valides ayant écrit sur le handicap. Une librairie aura en charge la vente des ouvrages des auteurs présents lors de la séance de rencontres, signatures et dédicaces.

Informations pratiques : Accessibilité totale des débats Date : samedi 20 octobre 2012 – de 9 à 18 heures Lieu : Maison Internationale de la Cité Universitaire – Paris Participation solidaire à l’accessibilité : 5 euros Règlement à adresser par chèque à l’ordre de FDFA – 2, rue Aristide Maillol – 75015 PARIS

Programme et inscription en ligne sur www.femmespourledire.asso.fr

En cas de problème pour l’inscription, merci de demander le formulaire en format Word à isa.fdfa@free.fr

FDFA Permanences et ateliers : 2, rue Aristide Maillol - 75015 PARIS Tél. : 01 45 66 63 97 Courriel : fdfa.asso@free.fr Site Internet : www.femmespourledire.asso.fr



Des Tandems pour la vue : 10 jours de Convivialité, Soleil, Cigale et Solidarité

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Tandem pour la vue

Du 17 au 26 mai quarante personnes déficientes visuelles ont relié Avignon à Marseille en vélo tandem. Elles ont bien entendu été accompagnées d’une personne voyante et ont relevé le défi de parcourir cent kilomètres par jour et mille kilomètres en dix jours.

Cette initiative avait pour but d’informer le public des villes traversées, sur les maladies et anomalies oculaires. Mais, elle avait également pour ambition de participer à l’intégration des personnes déficientes visuelles, grâce au sport et au dépassement de soi face à la difficulté.

Les organisateurs avaient prévu une caravane comme suit pour soutenir les participants :

  • 25 tandems ; 10 personnes pour l’encadrement ;
  • 1 véhicule de dépannage et transport de matériel ;
  • 1 camping car médical ;
  • 1 fourgon logistique bagages, 1 fourgon logistique repas ;
  • 2 véhicules légers, 4 motos pour la sécurité.
  • l’encadrement était prévu selon le cas par Police Nationale et/ou Gendarmerie.

Et à chaque étape :

  • une récolte de fonds par le biais de tirelires déposées chez leurs partenaires.
  • 1 parrain, grand nom du cyclisme ou journalistes bien connus dans le milieu du sport cycliste.
  • Arrivée d’étape ludique avec une animation sur le thème du vélo devant le Conseil Général, la mairie ou l’entreprise qui les accueille.

Maître mot de cette action : « L’ESPOIR DANS LA CONVIVIALITÉ »

Un grand bravo à tous les participants de ce beau challenge !

En savoir plus : RETINA France Site internet : www.retina.fr




Cap-Sport TV : pour suivre le handisport

L’association Regard et Parole (créée par Richard Anou, milite pour que les personnes handicapées aient accès à l’art théâtral qui leur permet de sortir de l’enfermement social et artistique) et Cap-Sport TV ont mis en place deux émissions hebdomadaires présentées par Richard Anou et dédiées à tous les sports pour soutenir les athlètes handicapés de haut niveau.

Cette initiative fait suite au constat que très peu d’émissions sportives impliquant des athlètes handicapés de haut niveau ne soient médiatisées en dehors des rediffusions et des Jeux Paralympiques.

Deux émissions hebdomadaires sont diffusées en direct sur le web depuis plus de six mois le samedi après-midi et le dimanche de 18H30 à 20h. Le samedi elle propose des compétitions, essentiellement pour l’instant, du basket en fauteuil : un match chaque semaine d’octobre à mai (renouvelé sur la saison 2012-2013). Le dimanche, décryptage des matches de la veille avec les interviews des entraîneurs et sportifs. Lors des mi-temps, l’émission propose des interviews permettant de découvrir des personnalités ou des sujets relatifs au monde du handicap.

Avec très peu de moyens, cette émission a su acquérir de la crédibilité et s’attaque désormais aux événements nationaux tels que le championnat de France de judo en mars dernier qui a attiré 2500 spectateurs, du 19 au 22 avril, le championnat de France de tennis handisport était à l’honneur ; les 12 et 13 mai le football ; du 24 au 27 mai, la diffusion du championnat de France d’athlétisme et en novembre 2012 le championnat du monde de football en salle. Les JO paralympiques n’ont malheureusement pas été diffusés pour cause d’exclusivités et de droits exorbitants. Richard voit l’audience croître et mesure la prise de conscience du public des exploits effectués par les sportifs malgré leur handicap.

Prochaine étape pour cette rentrée 2012 où Richard espère augmenter la fréquence de ses directs par semaine passer de deux fois à une édition journalière sur des disciplines aussi diverses que la natation, la voile, les sports extrêmes. Et pourquoi ne pas élargir les domaines tels que la cuisine, le bricolage…en direct !

Après avoir investi du temps dans l’aspect technique pour mettre en place un plateau de retransmission et assurer la qualité du flux et de l’image, Richard recherche plus de partenaires et de sponsors. En effet il en a besoin pour être présent sur davantage d’événements pour l’achat de matériels, compléter sa diffusion et à terme créer deux emplois pour des travailleurs handicapés. Il a reçu le soutien des fédérations Sport adapté et Handisport et la fondation RATP lui fait confiance et la ville de Gennevilliers le sollicite pour la retransmission de matchs locaux…




Comment s’occuper de bébé ?

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Mère et son enfant

Pour les futurs parents déficients visuels, la Mutuelle Intégrance propose un nouveau guide « Comment s’occuper de bébé lorsque l’on est un parent aveugle ou malvoyant ».

Un guide truffé de conseils et astuces pratiques issus de l’expérience de jeunes parents déficients visuels. 64 pages découpées en 6 chapitres : la préparation de l’arrivée de bébé, les soins au quotidien, l’alimentation, les sorties, bébé est malade, l’éveil et les jeux… devraient accompagner les nouveaux parents !

Guide disponible gratuitement en téléchargement sur integrance.fr ou sur C.D. audio au 01.44.92.58. 20.




Nouveaux supports pour éduquer au dessin tactile

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Transfograph : L’objet en volume s’insère de profil dans une boîte à forme mais seul le dessus reste, ce qui permet de « visualiser » son dessin de profil, et de faire le rapport avec ce dessin de profil thermogonflé.

Fleximan : Un bonhomme fait de bâtonnets de magnétiques plats articulés autour de rivets, auquel on fait prendre toutes les positions, sur une feuille de métal à plat.

QCM : Support pour répondre à une question de type QCM, fait d’une planche de bois avec à droite l’emplacement pour la question QCM et à gauche en colonne 3 cavités et une punaise en bois à insérer dans l’une d’elle pour choisir la bonne réponse (en face de celle proposée sur le papier). La punaise est attachée au support par un cordon.

En savoir + : www.hungryfingers.com




Les personnes déficientes visuelles accèdent en temps réel et sur site aux menus des restaurants Quick

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Ceciaa expérimente dans 4 restaurants Quick le système Balizzo, permettant aux personnes aveugles ou malvoyantes de prendre connaissance des menus des restaurants sur leur smartphone, en temps réel.

Le système Balizzo Le système Balizzo associe une balise bluetooth, une application sur téléphone mobile, une administration en « back-office » de l’application.

• La balise Balizzo est installée dans les restaurants participant à l’initiative. D’une portée de 300 mètres, elle est détectable par le smartphone à l’intérieur du restaurant mais aussi dans l’espace de service au volant.

• L’application Balizzo est téléchargeable gratuitement sur le site balizzo.com et Google Play. Elle concerne, pour le moment, les smartphones équipés d’un système Symbian série 60 ou Androïd avec accès à Internet. Une application iPhone est en cours de développement. Elle est parfaitement compatible avec les lecteurs d’écrans habituels, outils spécifiques permettant aux déficients visuels d’accéder aux fonctions de leur téléphone.

Simplicité d’utilisation et totale autonomie
1. A son entrée dans le restaurant, le client lance l’application Balizzo installée sur son téléphone.
2. Elle détecte la balise installée et charge les informations du restaurant. Le client accède immédiatement aux différents menus et leur composition, à la carte, aux nouveaux produits, etc.

Étape par étape, le client compose son repas : choix du menu, de l’accompagnement, de la sauce, de la boisson, des compléments ( dessert, café, …)

Avec Balizzo, le client déficient visuel élabore son repas en toute autonomie avec une connaissance exhaustive des offres du restaurant. Il maîtrise son budget repas, le prix total de la commande étant automatiquement mis à jour.

Le système Balizzo étant en phase d’expérimentation, CECIAA et QUICK mettent à la disposition des utilisateurs une adresse mail afin de reccueillir avis et commentaires : quick.balizzo@ceciaa.com

4 restaurants pilotes
- PARIS BASTILLE - 20, Rue de la Roquette, Paris 11ème (Métro Bastille) - Tél : 01 58 30 90 33
- PARIS NATION - 4-6, Avenue du Trône, Paris 12ème (Métro Nation) - Tél : 01.40.02.06.43
- CLERMONT JAUDE - Centre Commercial CC2 niveau 3, 18 Rue d’Allagnat, Clermont Ferrand - Tél : 04 73 93 08 85
- CLERMONT FERRAND - 42, Avenue des États-unis, Clermont Ferrand - Tél : 04 73 30 95 00

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Logo Ceciaa

CECIAA Tour Gallieni 2 - 3e étage - 36, avenue du Général de Gaulle 93170 BAGNOLET www.ceciaa.com

Contacts Catherine ISEL : 01 43 62 14 62 – Mail : catherine.isel@ceciaa.com Manuel PEREIRA : 01 43 62 14 72 – Mail : manuel.pereira@ceciaa.com




Guipo, concept pour athlètes non-voyants

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Guipo

Un casque-guide a été imaginé pour les athlètes des jeux paralympiques déficients visuels. Le casque est baptisé Guipo et est utilisé pour les courses de vitesse comme le 100 mètres. Actuellement, pour participer à ces courses, un athlète non-voyant doit être accompagné par un autre coureur qui court en même temps que lui : ils forment ainsi un binôme. Ce casque permettrait de s’affranchir de cette méthode et de simplifier les choses. Avec Guipo, le coureur aveugle ou malvoyant se retrouve seul sur la piste. Le casque est équipé de capteurs et de deux vibreurs. Lorsque le coureur s’excentre hors de son couloir, Guipo sonne et vibre pour l’alerter. S’il se dirige vers la gauche, seule cette partie du casque vibre et vice-versa.

Le casque est ultra léger et consomme très peu d’énergie. Il est également ajustable et personnalisable. Pour le moment il s’agit d’un pur concept.

A suivre !


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DOSSIER

La rentrée universitaire, un cap d’envergure Par Nathalie Sassier, Chargée de Communication

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« La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées renforce les actions en faveur de la scolarisation des élèves handicapés. Elle affirme le droit pour chacun à une scolarisation en milieu ordinaire au plus près de son domicile, à un parcours scolaire continu et adapté. »

(Source : http://www.education.gouv.fr )

Qu’en est-il 7 ans après le vote de cette loi ?

Lors du Salon Autonomic en juin dernier, la Fédération des PEP (Pupilles de l’Ecole Publique), la FNASEPH (Fédération Nationale des Associations au Service des Elèves Présentant une situation de Handicap) et l’ANPEA (Association Nationale des Parents d’Enfants Aveugles) ont mené une table ronde révélant de nombreux dysfonctionnements mais aussi des progrès sensibles dans la scolarisation des enfants handicapés.

Des postes d’enseignants spécialisés assurant la prise en charge des élèves handicapés ont été supprimés et les professeurs en milieu ordinaire ne sont que rarement sensibilisés au handicap. Il y a un important effort de formation à faire dans ce sens pour une scolarisation efficace des enfants handicapés en milieu ordinaire.

C’est dans ce contexte que le gouvernement récemment nommé a annoncé pour la rentrée prochaine des moyens supplémentaires pour les élèves en situation de handicap.

Ainsi en complément des postes d’assistants de scolarisation inscrits en loi des finances, de nouveaux postes d’auxiliaires de vie scolaire (AVS-i) seront créés et recevront une formation professionnalisante en lien avec de grandes associations œuvrant dans le domaine du handicap.

Enfin dans la lettre de Vincent Peillon, ministre de l’éducation nationale, et de George Pau-Langevin, ministre déléguée chargée de la réussite éducative, ils précisent que leur priorité est d’améliorer la qualité du parcours scolaire des élèves en situation de handicap.

Ce dossier revient donc sur l’intégration des élèves handicapés et plus particulièrement les aveugles ou malvoyants dans le cadre de leurs études supérieures avec le témoignage de deux structures, d’un professeur et de deux étudiants déficients visuels en fin de scolarité.




L’ENGAGEMENT DE LA CONFERENCE DES GRANDES ECOLES DANS LE DOMAINE DU HANDICAP Par Hervé LABORNE, Ancien directeur général de l’ESME-Sudria

« Tout étudiant quel qu’il soit a droit à l’accès au savoir, pour peu qu’il satisfasse aux conditions d’entrée dans un dispositif de formation de son choix »

Il convient donc qu’un étudiant en situation de handicap, pour peu qu’il satisfasse aux conditions d’entrée dans le dispositif de formation de son choix, a droit à l’accès au savoir, et peut donc postuler à l’entrée à une ou plusieurs écoles membres de la Conférence des Grandes Écoles. Et bien entendu, ces dispositions sont également valables pour les jeunes déficients visuels, quel que soit le degré de mal ou non-voyance.

D’un point de vue historique l’engagement de la Conférence des Grandes Écoles (CGE) vis à vis du handicap est antérieur à la loi de 2005. Courant juin 2006, la CGE signait la Charte d’engagement avec une dizaine d’écoles en présence de quelques entreprises et quelques associations dont l’association « Hanploi.com ». Le 20 novembre 2006, un accord cadre pour une durée de trois ans renouvelable, est signé entre la CGE et l’AGEFIPH. Il prévoit une coopération entre les signataires dans le cadre de leurs missions respectives afin de favoriser l’accès des étudiants handicapés aux GE, accroître les formations en alternance chaque fois que possible, sensibiliser à l’intérieur des écoles les directions, le personnel et les élèves, et enfin faciliter l’accès à l’emploi.

Au cours du 1er semestre 2007, un groupe de travail « Handicap » est créé au sein de la commission diversité. L’appel à la mise en place de « référents handicap » dans les écoles date de la même époque, et rapidement 70 écoles possèdent un « référent ».

Le 12 juin 2007, un accord de coopération est signé avec le Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, en vue d’apporter une véritable formation aux référents handicap.

Enfin la charte Grandes Écoles Handicap est signée en mai 2008 par trois Ministres : Valérie PÉCRESSE, Valérie LÉTARD, Xavier BERTRAND et Christian MARGARIA, Président de la CGE à l’époque. Cette charte est articulée autour du processus « Recrutement Formation Insertion Professionnelle ».

Le pilote du groupe de travail « handicap » a participé aux travaux d’une commission normative AFNOR qui a conduit à la création de la norme « pour un organisme handi-accueillant ». Il suit les réunions du comité de pilotage interministériel pour une intégration des étudiants handicapés. Un dispositif de formation des référents a été mis en place avec l’association « Hanploi.com », dispositif auquel les Universités sont invitées à participer. Actuellement près de 150 « référents » existent dans les écoles de la CGE.

En décembre 2010, des stages de formation de « référents handicap » sont mis en place avec le concours de l’Association Hanploi.com. Le handicap psychique est inclus dans ces stages depuis mai dernier.

La charte GE/handicap s’articule en trois temps

Avant l’entrée à l’École au niveau du recrutement et au niveau du processus d’intégration au moment de l’arrivée à l’école , il s’agit, par des actions au titre de la diversité par les associations d’étudiants, et au travers des cordées de la réussite, de faire savoir que cela est possible, de connaître les contraintes engendrées par le handicap du candidat et de se préparer à y faire face, de mettre en place les éléments de compensation, en s’appuyant sur des méthodes reconnues.

Pendant la Formation, le rôle du « référent handicap » s’articule autour de l’aide à la définition du projet professionnel en relation avec le handicap, la mise en place et l’évolution des moyens de compensation, la mise à disposition de moyens et matériels spécifiques, et la formation des enseignants et du personnel administratif

Avant l’Insertion professionnelle, le « référent handicap » intervient pour aider l’étudiant à trouver ses stages, mettre l’étudiant en face des entreprises partenaires, mais en laissant le choix « in fine » à l’étudiant de rejoindre l’entreprise de son choix, même s’il ne s’agit pas d’une des entreprises partenaires.

Des difficultés mais des solutions Les difficultés que l’on rencontre sont essentiellement liées d’une part à l’identification des élèves en situation de handicap, la grande majorité d’entre eux ayant une retenue dans la déclaration de leur handicap, et d’autre part à la nécessité de prendre en charge financièrement les coûts liés à la formation, au transport, et aux équipements spécifiques associés à la compensation.

A ce propos on ne peut que regretter l’inégalité des écoles devant la loi, la prise en charge d’une partie des moyens nécessaires à la compensation étant le fait de l’État si l’école est publique, et le fait de l’école elle-même si celle-ci est privée.

Heureusement, dans tous les cas, l’existence d’accords de partenariats avec les entreprises permet de résoudre la majorité des problèmes, celles-ci ayant un rôle déterminant car elles peuvent prendre en charge tout ou partie de ces coûts dans ses « plan handicap » négociés périodiquement avec l’AGEFIPH.

Le dispositif gagnant-gagnant Il consiste à savoir choisir ses entreprises partenaires, en mettant un volet « handicap » dans les accords de partenariat pour le suivi des élèves handicapés, ainsi qu’au niveau de certaines actions de recherche. Il faut rester très vigilant dans les relations avec les entreprises et éviter les opportunistes en mal de diplômés leur permettant d’atteindre les quotas imposés par la loi.

La mutualisation entre les écoles des « bonnes pratiques » au moyen d’un espace numérique collaboratif accessible par mots-clés doit permettre à tous les référents de résoudre rapidement les problèmes rencontrés. Cet espace est sur le point d’être opérationnel au niveau de la CGE. Des fiches accessibles décriront de manière précise chaque handicap connu, rencontré par les écoles. Les méthodes pour une prise en compte efficace du handicap seront décrites. L’information sera mise à la disposition de tous les référents, l’accès étant facilité par une recherche via mots clés.

Un label « pour une école handi-CGE » issu de la norme NFX50-783 « pour un organisme handi-accueillant » est à l’étude et les principes en sont :

« Politique et Stratégie » qui consiste à afficher clairement la volonté de prendre en charge la dimension handicap dans tous les processus de l’école. Une bonne connaissance de la loi et de ses évolutions est nécessaire.

Maitrise du processus RFI « Recrutement-Formation-Insertion » : engagement à revisiter tous les autres processus de l’école en intégrant la dimension handicap, c’est-à-dire revoir le processus achat, et en particulier l’achat de mobilier (norme NF scolaire) ; faciliter l’accessibilité : à l’information, au site Web, aux espaces numériques de travail, aux locaux, à la direction administrative et financière, au cadre bâti en général ; intégrer la dimension handicap dans les relations avec les Universités partenaires à l’étranger, revoir les problèmes de sécurité et l’évaluation des risques spécifiques dans l’école.

En conclusion, il incombe à chacun des lecteurs de cet article de faire savoir autour de lui que les Grandes Écoles sont ouvertes aux personnes déficientes visuelles, et que la clé de la réussite est d’aider le « référent handicap » à mettre en place les éléments de compensation par une discussion préalable à l’inscription au concours d’entrée. Pour le reste, faites-nous confiance.




L’ESSEC, une grande école handi-accueillante Par Agnès Kerecki, Co-référente Handicap

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Un campus accessible, c’est avant tout un campus sur lequel les personnes qui y travaillent et étudient sont attentives et vont trouver ensemble les solutions pour que des personnes handicapées (temporairement ou de façon permanente) puissent participer aux activités qui s’y déroulent. Au-delà de l’accessibilité des locaux, l’accessibilité handicap inclut aussi une réflexion et des actions sur l’accessibilité des concours, des cours, des évènements, des sites internet… En complément des aspects techniques, nous n’oublions pas non plus la sensibilisation et la formation des étudiants, professeurs et collaborateurs.

Voici quelques temps forts du projet Handicap de l’ESSEC : les étudiants de l’ESSEC ont commencé à se mobiliser en 2007 en créant l’association Handimove pour sensibiliser à la question de l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap. Cet élan a été rapidement suivi par l’ESSEC qui a créée en 2008 la Mission Handi-Capacités afin de favoriser l’insertion des personnes handicapées en tant qu’étudiants en formation initiale, participants en formation permanente, professeurs et collaborateurs, de développer l’accessibilité des trois campus de l’ESSEC ainsi que de prendre en compte les différentes formes de handicap au sein de ses programmes de formation pour sensibiliser et responsabiliser les futurs cadres et dirigeants.

En 2009, la Chaire Entrepreneuriat Social de l’ESSEC a lancé le programme PHARES qui accompagne chaque année des jeunes collégiens et lycéens en situation de handicap au plus haut de leur potentiel pour la suite de leurs études.

Côté accessibilité, des progrès ont rapidement été faits. En 2009, la Mission Handi-Capacités a fait appel à la société Accémétrie qui a réalisé un diagnostic des locaux du campus de Cergy afin de mieux évaluer le niveau d’accessibilité. Depuis, des travaux et des améliorations sont réalisés en fonction des budgets disponibles : achat d’un élévateur pour l’estrade du Grand Amphi, installation de bandes podotactiles, amélioration dans les résidences étudiantes (rampes d’accès, largeurs de portes suffisantes, douches à l’italienne, places de parking réservées, ascenseurs accessibles…)… Pour compenser le handicap visuel et auditif par exemple, des solutions techniques sont mises en places comme la numérisation des supports de cours qui sont alors transmis à l’avance ou la possibilité de faire appel à des services qui permettent la communication entre les personnes sourdes, malentendantes et entendantes. La combinaison de solutions collectives et individuelles permet d’avancer !

Pour mener à bien nos actions en lien avec le handicap visuel en particulier, nous avons eu la chance d’être soutenu dès 2007 par Bernard Esnault, ancien professeur de l’ESSEC et membre actif du GIAA, et par Jérôme Adam, diplômé de l’ESSEC, auteur d’Entreprendre avec ma différence, créateur des séries « J’en crois pas mes yeux ».

En 2011/12, de nouveaux partenariats ont été signés entre l’ESSEC et des entreprises pour la création de programmes de bourses. Ainsi, des étudiants en situation de handicap peuvent bénéficier de financement (études/compensation du handicap) grâce à l’aide précieuse de Natixis et d’Orange.

Pour préparer l’intégration des personnes en situation de handicap nous sommes à leur disposition, en toute confidentialité, pour trouver les solutions adaptées afin de compenser ce handicap.

Informations, témoignages et contacts : http://handicap.essec.edu, handicap@essec.fr




A L’Université, les enseignants aussi font leur rentrée Par Hervé Rihal, professeur de droit public à l’Université d’Angers

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Monsieur Rihal

Le 17 septembre, je ferai ma 21ème rentrée de professeur de droit à l’Université d’Angers. Pour tout dire, la rentrée d’un professeur, même si celui-ci est non-voyant, n’a rien d’inquiétant et l’est beaucoup moins que celles que j’ai connues quand j’étais étudiant et déjà non-voyant.

Le premier jour, je sais que 200 paires d’yeux (j’en ai eu jusqu’à 400) guettent mes éventuels faux pas, se demandent si je vais trouver mon amphi, mon siège ou m’asseoir à côté, mon bureau, mon micro. Il règne toujours un silence de plomb qui m’angoisse un peu. Il faut dans les cinq premières minutes arborer un large sourire, faire preuve d’humour et leur expliquer la cécité en quelques mots, afin de « dédramatiser » la situation qui n’a pourtant rien de dramatique ! Généralement, les étudiants savent très bien, par les bruits de couloirs, qu’ils auront un professeur aveugle. Pour autant, ils sont un peu inquiets, assez interrogatifs et surtout très curieux. A mon avis, c’est la première chose qu’ils racontent chez eux le soir. Un jour, l’un d’entre eux m’a expliqué, plusieurs années après, qu’il avait voulu changer de groupe pour m’éviter.

Lorsque je lis mon cours en Braille, a fortiori lorsque je lis très vite, je perçois un certain étonnement et, pourquoi ne pas l’avouer, une certaine admiration. Mais lorsque l’heure de la pause vient et que je me balade sans canne dans l’amphi au milieu des cartables et des fils d’ordinateurs, c’est franchement la panique et j’ai droit à bien des avertissements. Lorsque – et il paraît que je suis le seul enseignant à le faire - je grimpe les 36 marches de l’amphi et discute avec le premier venu en lui demandant son nom, cela étonne aussi.

Enfin, cela dure une quinzaine de jours et le moment attendu est celui où je vais leur montrer le Braille. L’an dernier, à Cholet, j’avais promis de le montrer un jour. Malheureusement, le train a eu du retard et je n’ai pas eu le temps. Les étudiants m’ont vite rappelé cette promesse que je n’avais pas tenue et furent déçus d’apprendre qu’il leur faudrait attendre huit jours pour avoir un alphabet (du GIAA du Maine-et-Loire), voir l’écriture, la montre et poser quelques questions.

En bref, si la circulation dans l’amphi sans canne leur fait un peu peur, le Braille est valorisant : il les amuse, les intrigue. Parfois, bien sûr, ils font des gaffes dont ils se remettent mal comme cet étudiant m’expliquant un jour : « vous allez en voir de toutes les couleurs avec nos copies ! », mais c’est plutôt signe qu’ils oublient le handicap.

Toutefois, lorsque l’on enseigne, il faut aussi connaître sa vulnérabilité et ses limites et ne pas croire à l’angélisme de ses étudiants. Ainsi, lorsque j’étais assistant et que je devais contrôler l’assiduité, je faisais l’appel rangée par rangée pour éviter qu’un présent réponde pour un absent ! Lorsque je fais passer des oraux, je mets un numéro différent à chaque sujet et ne les donne qu’une fois par jour pour éviter que l’on ne lise pas ce qui est écrit sur le papier mais son sujet préféré ! En revanche, je dois avouer que je n’ai toujours pas trouvé la parade contre la fraude avec un téléphone portable que nous devons subir ces dernières années. Bien sûr, je ne surveille pas seul les écrits mais, à l’oral, même si je demande aux étudiants de me remettre leur téléphone en entrant, qui peut m’assurer qu’ils n’en ont pas un deuxième ? Pour autant, je ne suis pas disposé à demander une assistance pour les tâches pédagogiques en présence d’étudiants. Les nouvelles technologies auront-elles raison de ma vigilance ?

Dans cinq ans, je prendrai ma retraite et j’aimerais bien qu’un non-voyant prenne ma suite à Angers ou ailleurs. Alors, il ne faut pas décourager les vocations enseignantes chez les personnes aveugles ou amblyopes : le handicap visuel n’est pas un obstacle au lien social ; loin de là. Les jeunes admettent beaucoup mieux les différences que quand j’ai commencé à enseigner. C’est d’ailleurs quelquefois un peu pénible car, dans les rues d’Angers, je ne peux guère sortir sans rencontrer un étudiant. Mais, bon, après tout, c’est plutôt sympathique que le caissier de la grande surface ou la serveuse du restaurant (deux rencontres récentes) ne profite pas de votre cécité pour vous ignorer.




Pierre, ancien élève de Sciences Po

Passer d’un cadre connu et rassurant, le lycée, à un monde nouveau, celui des études supérieures, où il va falloir être davantage autonome, est un moment difficile pour tous les élèves. Il l’est davantage pour un élève déficient visuel qui doit ajouter à ses réflexions en termes d’orientation scolaire des questions sur la compatibilité de son projet universitaire avec son handicap visuel. Aujourd’hui âgé de 25 ans et aveugle depuis l’âge de 17 ans, j’ai obtenu mon bac dans un lycée ordinaire (en intégration). J’ai passé un an dans une classe prépa littéraire avant d’entrer à Sciences Po dont je suis à présent diplômé. Avec ce témoignage, j’espère pouvoir mettre en lumière les difficultés (et les bonnes surprises) rencontrées au cours de mon parcours.

ANTICIPER !

« Il est interdit d’interdire… » Vous me pardonnerez le clin d’œil historique. Il est primordial d’éviter toute autocensure. Bien souvent, un entourage bienveillant et protecteur (famille, parfois professeurs… amis) craint le stress et la pression que peuvent engendrer des études supérieures chez un élève déficient visuel. J’y ai été confronté dans un premier temps de la part de mes parents et de l’administration de mon futur lycée de prépa. Si l’on a pu suivre des études jusqu’au bac, si notre dossier scolaire a été jugé comme assez bon pour intégrer telle ou telle formation, il ne faut pas s’interdire de tenter l’expérience. L’échec est possible, comme pour tout autre élève, mais la réussite l’est tout autant.

L’ambition, ou la motivation, ne doit cependant pas conduire à l’inconscience. Insister pour intégrer la formation de son choix ne peut se faire en niant les spécificités du handicap visuel. J’ai eu la chance en entrant en prépa de pouvoir continuer à bénéficier du soutien du service qui m’avait suivi pendant toute ma scolarité secondaire pour les transcriptions de documents, de sujets de devoirs surveillés, d’ouvrages, pour les repérages des locaux d’enseignements…. Ces questions-là, il faut les régler en amont. Il est vrai que la chose peut s’avérer difficile : l’année de terminale toute entière tournée vers le bac demande des efforts qui ne laissent que peu de place à la préparation de l’année suivante.

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Des efforts à fournir, mais beaucoup de bonnes surprises

Je n’ai jamais eu, tout au long de mon parcours, à me battre contre la mauvaise volonté, voir l’hostilité, d’institutions, de professeurs ou de camarades. Une fois la phase de sensibilisation (d’explications) passée, j’ai toujours eu des interlocuteurs bienveillants prêts à collaborer. Je n’ai pas eu, fort heureusement, à devoir batailler pour m’inscrire dans les formations que j’avais choisies et auxquelles mon parcours me permettait d’accéder.

La seconde surprise a été la facilité avec laquelle un certain nombre de solutions ont pu être trouvées grâce à l’outil informatique. De la lecture d’un support de cours à la rédaction d’un devoir en passant par la lecture de certains ouvrages/articles, l’outil informatique (un PC connecté à Internet et équipé d’un logiciel de revue d’écran, Jaws + un bloc-notes braille) m’ont permis de travailler à peu près de la même façon que nombre de mes camarades voyants qui utilisaient eux aussi un ordinateur.

En dépit du temps et de l’énergie que m’ont fait gagner ces outils, l’accès aux ouvrages et autres documents écrits a été, et il l’est encore, le principal obstacle à la poursuite d’études supérieures. Les nombreux livres/revues consultables en bibliothèque universitaire n’étaient bien entendu pas tous numérisés et il me fallait, soit personnellement, soit avec l’aide de lecteurs-accompagnateurs scanner ces documents pour les transcrire dans un format numérique lisible par la synthèse vocale ou la plage braille. L’accès aux documents graphiques (cartes, diagrammes) nécessitait également une description orale ou un travail d’adaptation spécifique.

Les avancées permises par ces outils ne doivent cependant pas faire oublier que la motivation personnelle et le soutien humain de la famille ou des amis sont des atouts majeures dans la réussite de son parcours.




Thibaut, 24 ans, étudiant à Rouen Business School en fin de cursus

Son parcours : J’ai été scolarisé en milieu ordinaire depuis la classe de sixième. J’ai poursuivi mes études par un Baccalauréat Scientifique puis une classe Prépa économique et commerciale à Clermont-Ferrand.

En 2008, j’ai été admis au programme « Grande Ecole » de l’Ecole Supérieure de Commerce de Rouen (aujourd’hui Rouen Business School).

En 2009, j’ai eu l’opportunité d’effectuer un stage de six mois au sein de la Fondation Alcatel-Lucent aux Etats-Unis dans le New Jersey non loin de New York. En 2010, je suis parti six mois en Suède à la Stockholm University School of Business pour un échange universitaire et ai continué avec six mois de stage en audit financier au sein du Cabinet Deloitte & Associés à Paris.

En 2011/2012, ma rentrée s’est faite en Master in Science in International Project Development à Rouen BS (en double diplôme avec le Master Grande Ecole) qui m’amène à faire un stage de fin d’étude d’une durée de six mois chez Accenture, entreprise américaine leader en conseil aux entreprises. Je suis actuellement affecté au département conseil en logistique et plus particulièrement optimisation de la maintenance pour de grands groupes industriels parmi lesquels un grand fabricant de pneus français.

Ce parcours d’étude m’a énormément apporté, d’un point de vue académique d’une part mais au moins autant du point de vue personnel et humain. Durant deux séjours de six mois à l’étranger, j’ai pu découvrir d’autres cultures, et l’approche tout à fait différente que les anglo-saxons et les scandinaves ont avec le handicap. Etant très malvoyant de naissance, l’adaptabilité permanente que j’ai dû développer m’a permis de m’immerger du mieux possible durant mes quelques expériences professionnelles en stage, et encore aujourd’hui avec ce stage de fin de cursus décisif pour l’obtention de mon diplôme et pour une potentielle embauche à la clé.

Les questions essentielles : L’acceptation du handicap : Il est primordial de bien présenter sa situation de handicap auprès de ses profs et camarades pour éviter toutes maladresses, incompréhensions ou craintes. C’est un élément essentiel. En effet, dédramatiser, expliquer, proposer des solutions d’adaptation et d’aménagement en permanence constituent autant d’actions qui participent à une intégration réussie dans les vies scolaire, universitaire et professionnelle.

Annoncer ou non son handicap : Je me suis posé cette question au moment de ma candidature en classe préparatoire, et j’ai finalement décidé de jouer carte sur table en annonçant mon handicap. Une fois arrivé dans mon lycée d’affectation, je me suis aperçu que cette lettre n’avait pas été lue, alors même que d’autres lycées m’avaient refusé sans justifier leur choix quand certains de mes camarades à dossier équivalent y avaient été affectés…

De même au moment de la liste de vœux pour partir en échange universitaire, je souhaitais initialement aller en Corée du Sud à Séoul. Sans m’en avertir, la responsable des échanges de mon école avait envoyé des mails à l’ensemble des universités sur ma liste de choix afin de les prévenir de mon handicap. Comme elle ne recevait pas de réponse de la part de l’université de Séoul, elle a décidé sans m’en avertir de m’affecter en Suède, ce qui m’a fortement contrarié sur le coup mais je ne le regrette pas aujourd’hui. Avec l’expérience je conseille d’annoncer son handicap en amont afin de pouvoir optimiser au maximum les conditions d’intégration.

En conclusion je tiens à souligner qu’il est essentiel de ne pas conditionner ses objectifs personnels et scolaires à sa situation de handicap. Il faut certes rester réaliste mais ne jamais partir de la question « qu’est-ce que je peux faire compte tenu de ma déficience visuelle ? » mais plutôt « qu’est-ce que j’ai vraiment envie de faire ? Qu’est-ce qui me motive vraiment ? ». Ensuite la question de l’adaptation et de l’accessibilité peut se poser mais trouvera forcément une solution satisfaisante si les objectifs sont clairement définis.



La FÉDÉEH, ses actions et son portail étudiant du handicap : La FÉDÉEH (Fédération Étudiante pour une Dynamique Études et Emploi avec un Handicap) vise à conforter les études et l’insertion professionnelle des jeunes handicapés :
- Réseau social de jeunes handicapés fondé sur l’apprentissage de l’autonomie par les pairs,
- Tutorat étudiant d’élèves handicapés du secondaire,
- Campagne « Handicafé étudiants et jeunes diplômés » : rencontres conviviales avec des employeurs,
- Cycle de réflexion handinamique pour l’emploi des jeunes handicapés,
- Programme « communauté étudiante handinamique » en faveur de la création et de la pérennisation d’associations étudiantes dédiées au handicap et pour le développement d’activités de socialisation entre étudiants handicapés ou non.

Plus d’informations : www.feedeh.org


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VIE DU GIAA

La Course des Héros : 10 725 € collectés au profit de l’association Par Nathalie Sassier, Chargée de Communication

Plus de 22 000 personnes se sont mobilisées autour de 150 associations pour la Course des Héros. Parmi eux, 13 coureurs ont porté les couleurs du GIAA sur la ligne de départ le 17 juin dernier au Parc de Saint Cloud. Nous sommes fiers d’eux et comptons sur eux pour un prochain challenge !

Qu’est ce qui vous a décidé à courir pour le GIAA ?

Claire : La solidarité professionnelle et l’esprit d’équipe !

Sylvain : Au début, cela me semblait compliqué. Je ne croyais ni à la possibilité de mobiliser des coureurs, ni à la possibilité de mobiliser des dons. Mais j’ai voulu jouer le jeu en me disant que l’on n’avait rien à perdre.

Sylvie : La curiosité. J’ai été curieuse de savoir comment un tel évènement pouvait amener des fonds à l’association. Loin d’être évident mais je suis désormais convaincue ! On a franchi la barre des 10 000€ !

Quel message souhaitiez-vous faire passer en participant à la course des Héros ?

Claire : J’invite les responsables d’associations à s’impliquer et se mobiliser davantage dans ce genre de manifestations qui permettent non seulement de récolter des fonds simplement et agréablement mais de retrouver leurs équipes voire de mieux les connaitre ! A refaire !

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La course des héros en images

Sylvain : Je trouve très intéressant cette articulation entre internet, le sport et la solidarité. Cela fait partie des beautés des nouvelles technologies de pouvoir ainsi inventer des nouveaux usages. Manifestement sans internet, il y a vingt ans nous n’aurions pas pu monter et réussir une telle opération. Nous ne pouvons que remercier très chaleureusement tous ceux qui avec leur tête, leurs jambes et leur portemonnaie ont contribué à cette opération.

Sylvie : Simplement que se mobiliser un peu peut rapporter beaucoup.

Une très belle journée A l’arrivée, satisfaction du challenge accompli et fierté d’avoir participé à un événement au profit de l’association. Chacun avait une motivation propre mais tous se retrouvent sur l’idée de partage d’un moment convivial et solidaire.

Claire : Quel succès pour le GIAA ! Beaucoup d’énergie mobilisée et de rires pour augmenter la participation quelle qu’elle soit. Je souhaitais que ce projet réussisse ! Nous étions quelqu’unes à être sures que cela allait marcher et nous l’avons prouvé ! Tout cela a porté ses fruits et s’est soldé par une magnifique journée solidaire ensoleillée remplie de partages et d’échanges ! Un concours de déguisement hilarant auquel j’ai participé et pour lequel je suis quand même arrivée en demi-finale ! Que du bonheur ! Je n’aurai qu’un mot pour l’an prochain : RECOMMENCER !




Le GIAA au Salon Autonomic Par Nathalie Sassier – Chargée de communication

Plus de 30 000 visiteurs se sont déplacés à la Porte de Versailles pour rencontrer les professionnels du handicap, de la dépendance et de l’accessibilité lors du Salon Autonomic en juin dernier.

450 exposants, dont le GIAA, étaient ainsi présents pendant 3 jours pour présenter leurs dernières innovations et leurs nouveaux services.

Le GIAA partageait un stand avec l’association Braillenet afin de promouvoir la BNFA : la Bibliothèque Numérique Francophone Accessible. Celle-ci proposera plusieurs milliers de titres disponibles au téléchargement. Elle dispose d’un catalogue généraliste de titres récents, comprenant aussi bien des romans que des essais, de la littérature jeunesse, des ouvrages de référence, etc. Plusieurs centaines de nouveaux titres seront ajoutés chaque année au catalogue. L’inscription s’opèrera en ligne sur le site internet de la BNFA, www.bnfa.fr. Ce salon est une opportunité pour le GIAA. Au-delà de la BNFA, nous avons pu présenter l’ensemble des services de l’association à des personnes déficientes visuelles, leur entourage mais aussi des professionnels (responsable de mission handicap, de S3AIS…). La revue jeunesse « Je Lis Déjà » fraichement lancée a aussi été mis en avant lors du salon. Prochain Salons Autonomic : à Metz les 18 et 19 octobre et à Marseille les 6 et 7 décembre.

L’Assemblée générale du GIAA : bilans et nouveaux venus Par Marie de Saint-Blanquat, administratrice et ancienne présidente

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Marie au micro

L’assemblée générale de notre association s’est tenue le 23 juin dernier. L’occasion de prendre connaissance des différents rapports concernant l’année 2011 et de donner quitus au conseil d’administration de sa gestion et je m’en réjouis.

Cela fait 9 ans, 3 fois 3 ans que je préside ce rendez-vous administratif incontournable qui nous permet, certes, de suivre et de « valider » les activités du GIAA mais aussi de nous rencontrer et ainsi d’entretenir notre amitié, de nous informer et d’échanger sur tous les sujets d’actualité ou d’avenir. J’ai pu dire, à cette occasion, combien l’évolution du GIAA pendant toutes ces années devait tout particulièrement à l’implication et au travail des secrétaires généraux et des trésoriers successifs.

C’était donc la 9e assemblée générale et ma dernière en tant que présidente. Il y a 2 ans que j’ai décidé de mettre fin à ce mandat renouvelé chaque année par mes chers amis mais qui m’accordent aujourd’hui une retraite semble t-il enfin méritée. C’est donc Marie-Renée Hector qui prend le poste de présidente de l’association. Tout juste à la retraite, elle était professeur d’anglais à l’INJA et fut fondatrice de la section Views du GIAA.

Par ailleurs, Emmanuel Ader ne s’est pas représenté au poste de Secrétaire Général, et est remplacé par Alain Lequeux. Emmanuel continuera à travailler sur la recherche de subventions et sur le développement de la B.N.F.A.

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Marie et des administrateurs

Dans cette belle salle André Marchal, remplie d’histoire et de musique, devant une soixantaine de membres, je ne cacherai pas qu’un moment d’émotion m’a saisie, provoquant un début de larme au coin de l’œil. Quelques boutades amicales, quelques témoignages de la part de quelques administrateurs m’ont aidée à passer cette étape avec du baume au cœur et l’esprit tranquille : la succession est assurée et les équipes œuvrent toujours autant en coulisses.

Présentation de Marie-Renée Hector Par Marie- Rénée Hector, présidente du GIAA

Qui suis-je ? Inutile de dire que je suis handicapée visuelle, vous le savez sans doute ! Je suis mère de famille et même grand-mère depuis 19 mois !

Membre du GIAA en tant qu’étudiante dans les années 70, j’y suis revenue petit à petit, jusqu’à en devenir administratrice en 2002, l’année où mon amie Marie de Saint-Blanquat en est devenue présidente. Ma décision de lui succéder provient du fait que, devenue retraitée le 30 juin dernier, j’ai de la disponibilité pour rendre service à ma famille ainsi qu’au GIAA, puisque lui-même a su m’en rendre à plusieurs reprises.

Au cours de ma carrière, mon expérience a été très diversifiée bien que souvent en relation avec l’enseignement et la pédagogie. J’ai effectué divers voyages de formation à l’étranger, soit pour participer à des colloques ou à des séminaires en tant qu’intervenante ou simplement pour ma propre information. En effet, il est toujours bon de continuer à apprendre soi-même, même après avoir exercé sa profession pendant plusieurs années.

Mes expériences à l’étranger ont également été celles d’une formatrice, dans le domaine de l’éducation spécialisée dans la déficience visuelle.

J’espère donc, au sein de son équipe et avec chacun de ses membres, qu’ils soient bénévoles ou salariés, pouvoir apporter ma modeste contribution à la vie de notre GIAA, en poursuivant les tâches en cours de réalisation et, qui sait, en trouvant d’autres idées d’actions en faveur des déficients visuels, afin de tenter de répondre à leurs besoins. Je n’oublie pas, cependant, que notre association, comme tant d’autres, ne doit pas s’endormir sur ses lauriers, la recherche de financement occupant une place importante dans notre travail.

Sans revenu point de salut !




Nouveautés Daisy au catalogue Par Claire Paris

Depuis quelques mois maintenant, le GIAA adresse aux abonnés de la Librairie Sonore possédant une adresse mail, la liste mensuelle des nouveaux titres enregistrés au format Daisy et ajoutés au catalogue.

Si vous souhaitez bénéficier de ce service, n’hésitez pas à communiquer votre adresse mail à laurence.hays@giaa.org en indiquant en objet : « Inscription Liste mensuelle ».

Ainsi, tous les mois, vous serez informé par mail des ouvrages audio nouvellement disponibles.

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Carte SD

Nous vous rappelons également que si vous êtes abonnés à la Librairie Sonore vous avez la possibilité de faire enregistrer à la demande tout ouvrage ne figurant pas dans le catalogue. Ces ouvrages sont expédiés par courrier sur CD ou peuvent être directement chargés sur une carte SD.

Le catalogue des 5200 ouvrages existants sur CD est disponible sur Internet : http://catalogue.giaa.org. Il peut être communiqué sur papier à la demande.

Si vous n’êtes pas encore inscrit à la Librairie Sonore, vous pouvez le faire dès maintenant en ligne sur le site internet du GIAA rubrique « Nos Services » puis « Lecture Audio et Braille » ou en contactant la Librairie Sonore.

Tarif : 50 euros pour 12 mois.

La Librairie Sonore est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 17h.

Téléphone : 01 47 34 95 40. Adresse email : contact.daisy@giaa.org




Les Journées Pédagogiques du GPEAA - 18, 19 et 20 Octobre 2012 Par Michèle Collat, vice-présidente du GPEAA

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Pré Programme :

Comment ré-inventer l’Établissement spécialisé, sections et services pour enfants déficients visuels : fondamentaux et ressources ?

Les évolutions du secteur influent fortement sur l’identité des Établissements et la vie des équipes de professionnels ; se posent plusieurs questions :
- Pourquoi réinventer l’Établissement spécialisé ?
- Comment réinventer l’Établissement spécialisé ?
- Quels sont les concepts sociétaux en Europe et en France : les politiques sociales qui en découlent ?
- Comment se manifestent les attentes des familles et des enfants ?
- Politique et mise en œuvre par les différents partenaires : ARS, Éducation Nationale au principal

En résonance avec les inventeurs du XIXe siècle, les établissements spécialisés ont été novateurs, les avancées étaient audacieuses ; comment poursuivre en s’appuyant donc sur nos fondamentaux ?

Il nous faudra donc parler de l’héritage et de la question du sens, de l’enrichissement professionnel au fil des années et de la transmission des connaissances au sein d’une équipe avec une particularité, la place du professionnel déficient visuel : hier et aujourd’hui ; dans le cadre des ateliers, nous montrerons des domaines pédagogiques où des outils, des techniques « dites anciennes » qui ont conservé leur efficacité.

Et enfin au travers des associations représentant les métiers spécifiques à la déficience visuelle, les professionnels feront connaître leurs ressources et la richesse des réponses apportées aux nouvelles demandes.

Ces journées auront lieu à l’Institut les Hauts Thébaudières Vertou.




Une Rédactrice en Chef de choc nous quitte Par Marie de Saint-Blanquat, administratrice et ancienne présidente

Il était une fois un bulletin associatif, fait d’une vingtaine de pages agrafées en haut à gauche. Le contenu était plutôt intéressant mais l’ensemble ne payait pas de mine.

Il était une fois, Colette Marsan. Ex-chef de Service d’anatomie cytologie pathologique du Centre hospitalier d’Argenteuil et auteure de deux ouvrages sur la cytopathologie, elle avait été rédactrice en chef du magazine d’une grande association de déficients visuels.

Que croyez-vous qu’il arriva ? Par amitié, Colette proposa son aide pour donner une apparence décente au petit Qu’on Se LE Dise, le bulletin du GIAA.

Et voici que, par un coup de baguette magique, l’austère liasse de papier devient un aimable fascicule en couleurs. Après un autre coup de baguette, apparaissent des illustrations, expliquées pour les versions braille et audio-décrites pour la version sonore.

Puis, nous n’avons plus salué tous les coups de baguette : la qualité éditoriale s’est fait l’écho de tous les auteurs et contributeurs que Colette contactait.

Par ailleurs, Colette était malvoyante et elle avait autant à cœur d’informer les personnes malvoyantes que d’informer les autres sur la malvoyance.

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Eglise Saint Séverin

Colette était précieuse et précise, elle s’est donné beaucoup de mal pour tout ce que je viens d’évoquer légèrement. Colette ne revenait jamais de sa chère Provence sans rapporter quelques brins de lavande, des calissons ou autres orangettes pour le plaisir de tous.

Colette avait combattu un cancer qui récidivait : nous l’avions vue une semaine, nous avions un rendez-vous pour la semaine suivante et, sans attendre, un soir, elle s’est endormie « tranquillement » et elle ne s’est pas réveillée. C’était en ces derniers jours d’avril. Une très belle messe fut célébrée le jeudi 3 mai dernier en l’église Saint Séverin, paroisse pour laquelle elle dévouait une autre partie de son temps.


Nous venons également d’apprendre le décès de Serge Guillemet. Cet ancien administrateur du GIAA dans les années 90 était aussi très actif au sein du GPEAA (Groupement des Professeurs et Éducateurs d’Aveugles et Amblyopes), une section du GIAA. Censeur à l’INJA puis directeur de l’école de Libreville au GABON, il avait pris sa retraite à Bourges. Nous présentons nos sincères condoléances à sa famille ainsi qu’à ses proches.
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Culture et Loisirs

Lauréates des trophées de l’Association Femmes du Tourisme Par Nathalie Sassier, Chargée de communication GIAA

Chaque année, l’association remet un trophée à une cause qui représente une mission sociale, sociétale ou entrepreneuriale. En 2012, le trophée avait pour thème dans le tourisme « Le handicap, au-delà du réglementaire ».

L’association Dépasse Montagne a ainsi été récompensée pour son implication en faveur de l’accessibilité aux infrastructures touristiques pour les personnes handicapées.

Danièle Brigeot, à l’origine de l’association et du projet de gîtes et chambres d’hôte aménagés, a reçu le trophée des Femmes du Tourisme, à Paris Le 8 mars 2012.

Danièle Brigeot et Barbara Martin proposent un lieu de séjour accueillant et convivial, tout en couleurs, offrant un équipement confortable tout particulièrement étudié, pour les vacances ou courts séjours.

Situé dans la nature préservée du Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges, à 600m d’altitude, ce gîte, d’une capacité de 23 personnes, s’ouvre sur une très belle vallée au passé historique. Découvrez ses richesses : de l’exploitation des mondes souterrains aux filons d’argent, du monde de la mode et des tissus à la musique avec ses festivals à Sainte Marie Aux Mines (5 Km) et à proximité de nombreux sites touristiques.

On vous y accueille pour des weekends, des séjours de vacances, des personnes déficientes visuelles en familles ou dans le cadre de vacances organisées par des instituts, des associations.

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L’hébergement de vacances en gîtes et en chambres d’hôtes, est accessible à tous, très coloré avec des contrastes, un ascenseur pour desservir les 3 niveaux de cette ancienne ferme vosgienne, accessible aussi par des extérieurs de plain pied, ou des rampes délimitées pour circuler dans un jardin et accéder à la salle à manger, pour y prendre des repas et les petits déjeuners pour les personnes qui choisissent la pension ou la 1/2 pension.

Les activités comme l’escalade sur un mur hydraulique couvert à géométrie variable muni de prises ergonomiques et le tir à l’arc, proposées aux personnes déficientes visuelles, tout comme le quad, sont encadrées par un BES handisport.

Nouveautés :

  • La Station de ski du LAC BLANC située au col du Calvaire propose du handiski
  • Le Bike Park propose du VTT et du FTT (fauteuil tout terrain)

Plus d’information : Gîte de séjour Dépasse Montagne 26 La Petite Liepvre - 68160 Sainte Marie aux Mines Tél : 03 89 58 86 60 - Email : gite.adm@orange.fr




Nouveautés Audioguides en Bretagne

« Histoire de Son » réalise des guides audio pour les sites touristiques et culturels, et en particulier pour les visiteurs déficients visuels. En plus des commentaires, illustrations sonores et musicales, ils sont enrichis d’interventions de personnes ressources : historiens, archéologues, naturalistes, guides-conférenciers, conservateurs et autres témoins. Les descriptions analytiques, réalisées avec l’aide de l’association Clair-Obscur Institut pour l’Insertion des Déficients Visuels permettent à l’auditeur de « visualiser » les œuvres, le décor architectural ou l’environnement du site.

Des séquences audio très vivantes à télécharger avant la visite sur le site internet du lieu à découvrir ou directement sur place, grâce aux codes 2D. Vous entrez ainsi dans la peau d’un écolier breton sous la IIIe République, vous découvrez les secrets de fabrication d’un peintre-collagiste contemporain, ou vous explorez les recoins d’une chapelle.

Les séquences audio sont gratuites. Découvrez-les sur http://www.histoiredeson.com/audioguides-pour-non-voyants.html et suivez aussi le blog : http://histoiredeson.over-blog.com/




DÉCOUVREZ LES PROCHAINES destinations de Azimut Voyage

Azimut Voyage,qu’est-ce que c’est ? L’association Azimut Voyage organise des voyages découverte au Maroc pour non et mal voyants depuis de nombreuses années. Leur envie ? Permettre aux personnes aveugles ou malvoyantes de vivre un voyage adapté hors des sentiers battus et à la rencontre de la population : marche dans le désert et en montagne, poterie, cuisine, senteurs… Le Maroc est un pays qui se prête particulièrement bien à ce mode de découverte, par la chaleur des rapports et la grande hospitalité de ses habitants.

Voyagez sans accompagnateur avec notre équipe locale Azimut Voyage, une association, a formé une équipe de guides de montagne et de personnes passionnés qui vous feront découvrir leur culture et leur pays, en réelle immersion ; de plus, un membre de l’association est toujours présent afin de compléter l’encadrement.

Immersion en pays berbère

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Partez en immersion dans une vallée merveilleuse située au cœur des montagnes de l’Atlas et partagez le quotidien des berbères de la région : marche au travers des villages et des jardins en terrasse, poterie, cuisine, souk traditionnel… Pour une semaine de rencontres, de découvertes et de marche en pleine montagne !

Prix par personne : 770 € par personne (hors transport aérien) Durée : 8 jours - Du 22 au 29 septembre 2012 Découvrez le descriptif du voyage en cliquant sur ce lien

Randonnée chamelière dans le sud marocain

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Foulez le sable en totale liberté et imprégnez-vous de la magie du désert pour vivre, à la manière des nomades, un voyage au rythme d’une caravane.

Prix par personne : 940 € par personne (hors transport aérien) Durée : 10 jours - Du 20 au 29 octobre 2012 Découvrez le descriptif du voyage en cliquant sur ce lien

Un voyage vous intéresse, que faire ? L’équipe d’Azimut Voyage se tient à votre disposition pour faire des recherches afin de trouver les vols les plus intéressants à côté de chez vous. N’hésitez pas à les contacter !

Chaque compagnie aérienne propose un système d’assistance qui fonctionne extrêmement bien et qui vous permet d’être guidé dès votre entrée à l’aéroport jusqu’à l’arrivée, où l’équipe d’Azimut Voyage vous réceptionnera. Tous les voyages sont au départ de la ville de Marrakech. Concernant les formalités administratives, il vous suffit d’être en possession d’un passeport valable 6 mois après votre date de retour.

Pour toute question ou demande de renseignements, contactez Gaëlle d’Azimut Voyages au 06 63 20 25 25 ou par mail à contact@azimut-voyage.fr




Nouveautés au Musée départemental de Flandre Par Nathalie Sassier, Chargée de communication

Nous vous avions présenté dans le numéro 11 le parcours permanent du musée départemental de Flandre situé à Cassel, pour lequel quatre maquettes tactiles et un audioguide étaient à disposition des visiteurs aveugles ou malvoyants.

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© DR Musée de Flandre

Pour la saison 2012-2013, le musée départemental de Flandre s’associe aux Jardins du cygne situé à Arnèke (59), pour proposer des visites accessibles aux personnes mal et non voyantes sur le thème de la Nature et des animaux. Les participants partent au musée à la découverte du monde animal et végétal qui peuple la peinture flamande puis éveillent leurs sens aux Jardins du cygne par la rencontre de la faune et de la flore de Flandre et des ateliers de jardinage.




Du 13 octobre 2012 au 27 janvier 2013 : « Marguerite Yourcenar et la peinture flamande » Par Nathalie Sassier, Chargée de communication

Cette exposition, qui réunit des œuvres des plus fameux peintres flamands du XVe et XVIe siècles (Memling, Brueghel II, Savery, Téniers), présente pour la première fois les liens étroits qu’a pu tisser l’auteure Marguerite Yourcenar avec la peinture flamande.

Dans le cadre des recherches menées pour son roman L’Œuvre au Noir, dont l’action se déroule à Bruges au XVIe siècle, elle sillonne pendant plus de dix ans les musées européens et américains. C’est ainsi qu’elle compile dans des albums des reproductions de tableaux flamands afin de constituer un véritable musée imaginaire.

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Pieter Brueghel le Jeune (c.1564 – 1636), Paysage d’hiver avec trappe aux oiseaux, Huile sur bois, Museum Mayer van den Bergh, Antwerpen, © Bart Huysmans et Michel Wuyts

L’exposition permet en outre de mieux cerner comment Marguerite Yourcenar explore et s’approprie les œuvres d’art flamandes pour en extraire l’essence propre à faire émerger l’univers de L’Œuvre au Noir. C’est tout le mystère du processus créatif qui est ici proposé au regard du visiteur.

Pour plonger au cœur de la peinture flamande et de l’œuvre de Marguerite, des visites en audiodescription seront proposées les dimanches 11 novembre, 02 décembre et 20 janvier prochains à 15h.

Ces visites sont également proposées pour les groupes.




Saint-Guilhem-le-Désert : Visites du village et du pont du Diable accessibles au public déficient visuel Par Nathalie Sassier, Chargée de communication

Au cœur des gorges de l’Hérault, dans le Val de Gellone, cette cité médiévale étire ses ruelles le long d’un écrin de verdure, en suivant l’ondulation du ruisseau Verdus. Si ses maisons imbriquées les unes aux autres ne sont pas toutes singulières, elles portent toutes la trace de leur passé : arcatures, linteaux, fenêtres géminées…

Développé autour de l’Abbaye de Gellone, le village qui a conservé une forte empreinte médiévale, constitue un ensemble d’une rare harmonie en Languedoc. Ce Grand Site de France est l’un des Plus Beaux Villages de France et son abbaye est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

La maison du Grand Site vous accueille au sein du Grand Site de France « Saint-Guilhem- le-Désert / Gorges de l’Hérault » pour y découvrir le pont du Diable et sa légende. Les visites du village et du pont du Diable sont désormais adaptées au public déficient visuel grâce à la mise en place d’un circuit audioguidé, de carnets de dessins en relief et en caractères agrandis.

Office de Tourisme intercommunal Saint-Guilhem-le-Désert Vallée de l’Hérault 3 Parc de Camalcé - 34150 Gignac - Tél. 04 67 57 58 83 – Mail : oti@saintguilhem-valleeherault.fr www.saintguilhem-valeeherault.fr

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Brochure en braille disponible réalisé par Braille et Culture dans le cadre du projet « Massif Central au bout des doigts » et avec l’aide financière du FSE, Conseils Régionaux d’Auvergne et Midi-Pyrénées, Conseil général de l’Hérault.




Accès Culture : demandez le programme ! L’association Accès Culture propose régulièrement des représentations de théâtre, de danse ou d’opéra adaptées aux personnes déficientes visuelles. Découvrez ci-dessous une sélection de spectacles.

Et retrouver directement tous les spectacles accessibles sur son nouveau site internet :

http://www.accesculture.org/spectacles



LE SUICIDE

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© Philippe Delacroix

De : Nicolaï Erdman Mise en scène : Patrick Pineau Spectacle pour tous à partir de 12 ans Durée : 2h15

Sur un mur, l’ombre d’un homme qui porte à sa bouche un saucisson fait croire qu’il brandit une arme pour mettre fin à ses jours ! Le Suicidé, fable faramineuse écrite en URSS en 1928 par Nicolaï Erdman, est une comédie satirique dans laquelle s’agite une foule de personnages pittoresques caractéristiques de l’époque de la Nouvelle politique économique (NEP) prônée par Lénine pendant un temps. Patrick Pineau estime que l’œuvre pose, en filigrane, une question lancinante : pourquoi faut-il que la vie ne vaille d’être vécue que post-mortem ? Dans Le Suicidé, il voit un grand texte de théâtre populaire, ouvert sur le monde à travers l’histoire, à la fois simple et fantastique, d’un petit homme.

Représentations adaptées : 08 décembre à 19h30 et 9 décembre à 20h30

Infos tarifs et réservations Tarifs Normal : 15 euros MC2+ (demandeurs d’emploi, moins de 26 ans, bénéficiaires du RSA et de l’Allocation Adultes Handicapés) 9 euros / accompagnateur : 6 euros

Réservations auprès de Delphine Gouard par téléphone : 04 76 00 79 22 ou par mail : delphine.gouard@mc2grenoble.fr Lors de votre réservation, précisez le nombre de casques d’audiodescription dont vous avez besoin, ainsi que la présence éventuelle d’un chien-guide.

Renseignements pratiques : MC2 4, rue Paul Claudel - B.P 2448 - 38034 Grenoble Cedex 2 Téléphone : 0476007922 Site Internet : www.mc2grenoble.fr

Informations complémentaires : accès ligne A arrêt MC2 : Grenoble



LE BOURGEOIS GENTILHOMME De : Molière (1622- 1673) Mise en scène : Catherine Hiegel

Dans la galerie-souvenir saluons nos grands « Monsieur Jourdain » : Raimu, Louis Seigner, Fernand Raynaud, Jacques Charon, Jean le Poulain. Et ce soir : François Morel, qui est de leur race.

Représentations adaptées : 11 décembre 2012 à 15h00

Infos tarifs et réservations Tarif : 39 euros Réservations auprès de Service réservations par mail : cado.theatre@wanadoo.fr Lors de votre réservation, nous vous remercions de préciser le nombre de casques d’audiodescription dont vous aurez besoin, ainsi que la présence éventuelle d’un chien-guide.

Renseignements pratiques : CADO Théâtre d’Orléans Boulevard Pierre Ségelle - 45000 Orléans Téléphone : 0238542929 Site Internet : www.cado-orleans.fr



Spectacles en audiodescription - Théâtre Nanterre Amandiers

Trois spectacles sont proposés en audiodescription, et peuvent constituer un abonnement : Britannicus, J’aurais voulu être égyptien, et Les Revenants. Ainsi bénéficiez d’un tarif groupe de 15€ au lieu de 26€ en tarif plein, ou d’un abonnement à 12€ la place au lieu de 15€.

Les programmes distribués le soir du spectacle peuvent être en braille et gros caractères, et l’organisation de visites adaptées du Théâtre est possible.

Britannicus Texte Jean Racine Mise en scène Jean-Louis Martinelli Avec :Anne Benoît, Éric Caruso, Alain Fromager, Grégoire Œstermann, Agathe Rouiller, Anne Suarez et Jean-Marie Winling.

« Après m’être confronté avec bonheur à deux textes de Racine, Andromaque en 2003 et Bérénice en 2006, je nourrissais le désir de traverser la totalité de son œuvre. J’y reviens donc aujourd’hui, avec l’une de ses pièces les plus politiques : Britannicus. Non pas pour nous chercher dans cette œuvre, nos contemporains désemparés du politique, mais pour scruter ce qui peut fonder l’âme humaine, les désirs de pouvoir de la Rome antique à aujourd’hui et ce dans l’économie de la langue du XVIIe siècle. Si Calme de Lars Norén retrace l’enfance et la naissance d’un auteur, Britannicus nous narre les péripéties qui consacrent la naissance d’un tyran. Impossible de séparer ici politique et sentiments amoureux, chacun se nourrissant de l’autre. » Jean-Louis Martinelli, mars 2012

Salle transformable Dimanche 7 octobre à 15h30 Durée : 2h30

Pour allez plus loin : Politique et jeux de pouvoir Débat animé par Benoît Bréville, journaliste au Monde diplomatique Samedi 6 octobre à 18h



J’aurais voulu être égyptien Texte Alaa El Aswany Adaptation et mise en scène Jean-Louis Martinelli Avec : Éric Caruso, Laurent Grévill, Azize Kabouche, Mounir Margoum, Luc Martin Meyer, Sylvie Milhaud, Farida Rahouadj, Sophie Rodrigues, Abbès Zahmani « Les personnages de ce roman polyphonique se débattent entre deux mondes, dans une Amérique traumatisée par les attentats du 11-Septembre et juste avant une visite du président Moubarak. Il sera question de système policier, de corruption, de désir de révolution, mais le grand art d’Aswany est de rendre ces questions concrètes, de leur faire traverser la vie de couples qui en resteront déchirés, écartelés. Ainsi l’espace de la sensualité et du désir est miné par le politique. L’exilé peut-il se ré-enraciner ? Dans Chicago, deux pays se font face et se mêlent : l’Égypte et les États-Unis d’Amérique dans un difficile dialogue amoureux porté par plusieurs couples d’hommes et de femmes. » Jean-Louis Martinelli, mars 2011 Salle transformable Dimanche 19 janvier à 16h Durée : 3h entracte compris

Les Revenants D’après Henrik Ibsen Adaptation, traduction Thomas Ostermeier et Olivier Cadiot Mise en scène Thomas Ostermeier Avec : Éric Caravaca, Valérie Dréville, Mélodie Richard, Jean-Pierre Gos, François Loriquet

Cette tragédie en trois actes fait scandale car elle attaque de front le puritanisme protestant et les secrets de famille, surtout lorsqu’ils sont liés à des interdits d’ordre sexuel, ici la syphilis. Pour Thomas Ostermeier, tous les personnages comme il est dit sont des revenants dans cette famille Alving, les morts bien sûr mais aussi les vivants puisqu’ils ressurgissent dans la vie des uns des autres : Osvald Alving prend aux yeux de sa mère le visage de son père, le pasteur Manders, premier amour de Madame Alving revient aussi dans la vie de celle qui a voulu oublier et vice versa… La vraie question de la pièce semble donc être : sommes-nous des êtres indépendants et libres ou ne sommes-nous que le produit de ceux qui nous ont précédés ?

Grande salle Dimanche 21 avril à 16h

Accueil handicap Lors de votre réservation, précisez le nombre de casques d’audiodescription dont vous aurez besoin ainsi que la présence éventuelle d’un chien guide. Audiodescription, programme en braille et gros caractères et possibilité de visites adaptées du théâtre Tarif groupe : 15€ Abonnez-vous aux trois spectacles pour 36€ (soit 12€ la place)

Réservations : Contact : Catalina Diaz Lecoq par téléphone au 01 46 14 70 12 ou par mail : c.diaz@amandiers.com

Par correspondance : La réservation doit parvenir au théâtre 10 jours au plus tard avant la date choisie, accompagnée d’un chèque libellé à l’ordre du Théâtre Nanterre-Amandiers.

Renseignements pratiques :
Théâtre Nanterre-Amandiers 7 avenue Pablo-Picasso - 92022 Nanterre Cedex


Théatre La Colline
Six personnages en quête d’auteur Nouvelle création de Stéphane Braunschweig D’après Luigi Pirandello, Mise en scène Stéphane Braunschweig

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photo de répétition © Elisabeth Carecchio

Six personnages abandonnés par leur auteur, font irruption dans un théâtre. Dans l’adaptation de Stéphane Braunschweig, ils tombent sur une troupe d’aujourd’hui, en pleine crise artistique : des acteurs et un metteur en scène qui se demandent si le théâtre contemporain doit encore s’intéresser aux personnages, à la fiction… Quel théâtre feront-ils avec ces intrus qui réclament, comme dans un reality show, qu’on rende public leur drame familial ?

Représentations audio-décrites : Dimanche 16 septembre à 15h30 & mardi 2 octobre à 19h30 Présentation de la maquette du décor : mardi 2 octobre à 18h

Nouveau Roman Texte et mise en scène Christophe Honoré

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photo de répétition © Jean-Louis Fernandez

À l’époque où le livre pourrait disparaître, voici une aventure de théâtre qu’enflamme la littérature. Non content d’être auteur de pièces et de romans, cinéaste, metteur en scène, Christophe Honoré invente avec humour un genre nouveau : le spectacle d’écrivains. Il met ainsi sur scène les grandes figures du Nouveau Roman : Beckett, Simon, Robbe-Grillet, Sarraute, Butor, Duras et leur éditeur Jérôme Lindon. Et dans ce paysage d’années soixante, le hors- champ de la guerre d’Algérie sera bien sûr présent… ainsi que Françoise Sagan en guest star !

Représentations audio-décrites : Dimanche 25 novembre à 15h30 & mardi 4 décembre à 19h30 Présentation de la maquette du décor : mardi 4 décembre à 18h

Renseignements pratiques : Tarif préférentiel :
- en abonnement 12 € la place
- hors abonnement : 20 € la place (au lieu de 29 €)
- 14 € pour les moins de 30 ans et les demandeurs d’emploi, valable également pour les accompagnateurs

Renseignements : Christelle Longequeue au 01 44 62 52 12 ou par mail : c.longequeue@colline.fr

Si vous désirez bénéficier d’un dispositif particulier d’accès au spectacle, merci de le signaler lors de votre réservation. La Colline - théâtre national 15 rue Malte-Brun, Paris 20e - M° Gambetta www.colline.fr


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LECTURE

LOUIS, PAS A PAS

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Le label Grande Cause nationale 2012 a été attribué au collectif d’associations « Ensemble pour l’autisme » par le Premier ministre en janvier dernier et porte ainsi l’autisme sur le devant de la scène publique et politique. Découvrez le cri d’amour et le combat de Gersende et Francis Perrin pour leur fils Louis, autiste, qui par un traitement constitué par une approche comportementale ABA (Applied Behavior Analysis) est devenu un enfant presque comme les autres. C’est avec beaucoup de courage et de détermination qu’ils redonnent espoir aux parents et montrent que l’autisme n’est pas une fatalité.

Louis, pas à pas, de Gersende et Francis Perrin, 18 euros Édition Lattès




ÉDITIONS GROS CARACTÈRES
Nouveautés Feryane

Comme un frère de Françoise Bourdin

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Dans un village isolé du Jura, un homme fait peur : Nathan Desroches. Un colosse dont la puissance impressionne et effraye. Dans la demeure où il élève seul ses deux frères depuis qu’un incendie a ravagé la ferme des parents, il a instauré un sinistre huis clos familial. A Justin, son cadet, il réserve sa haine. A Joachim, un enfant fragile, Nathan réserve tout son amour. Un lien exclusif, au point qu’aucune fille n’a pu les séparer, pas même l’épouse de Nathan. Jusqu’au jour où Joachim tombe amoureux… La tragédie est inévitable.


Les petits princes du Népal de Conor Grennan

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En 2004, l’auteur, trentenaire en quête d’aventure, décide de s’engager à l’orphelinat des Petits Princes de Katmandou, au Népal, pays alors en pleine guerre civile. Conor Grennan est bouleversé lorsqu’il apprend la vérité sur les « petits princes » : ce ne sont pas des orphelins ! Ils ont été enlevés par un trafiquant qui promet aux parents, moyennant finance, de les mettre à l’abri des combats. Décidé à réunir les familles, l’auteur part à leur recherche, dans une province reculée et dangereuse. Sa route sera longue, périlleuse… et couronnée de succès !


Crains le pire de Linwood Barclay

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La jeune Sydney, 17 ans, part un matin pour son boulot d’été. Elle a promis à son père, Tim Blake, d’être à l’heure pour le dîner. Mais elle ne rentre pas. Ni ce soir-là, ni les suivants. Et si Sydney n’était pas celle que son père croyait ? Tim n’a plus qu’un but : la retrouver. Un coup de fil mystérieux, des individus menaçants… sa vie bascule. Galvanisé par son amour pour sa fille, il ira jusqu’au bout. L’auteur, véritable star du polar aux États-Unis et en Angleterre, connaît un succès croissant en France.




Nouveautés Editions de La Loupe

Ce qu’il advint du sauvage blanc de François Garde

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Au milieu du XIXe siècle, Narcisse Pelletier, un jeune matelot français, est abandonné sur une plage d’Australie. Dix-sept ans plus tard, un navire anglais le retrouve par hasard : il vit nu, tatoué, sait chasser et pêcher à la manière de la tribu qui l’a recueilli. Il a perdu l’usage de la langue française et oublié son nom. Que s’est-il passé pendant ces dix-sept années ? C’est l’énigme à laquelle se heurte Octave de Vallombrun, l’homme providentiel qui recueille à Sydney celui qu’on surnomme désormais le « sauvage blanc ».


Si le bonheur m’était conté de David Lelait-Helo

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Les contes sont simples à lire ou à dire, mais si on les laisse cheminer en soi, ils délivrent toujours un message profond. David Lelait-Helo en a rassemblé cinquante, de tous pays et de toutes traditions. Chacune de ces histoires est une leçon de sagesse, une métaphore des situations auxquelles nous sommes confrontés dans la vie quotidienne, qui nous aide à dépasser une difficulté, résoudre un dilemme, relativiser les coups du sort, voir les choses de façon positive et avec sérénité.


Et une nouvelle collection de livres pratiques : santé, cuisine, animaux de compagnie. Une pagination constante (160 pages) et prix constant (9,20 euros) pour des livres en taille 18 :

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  • J’ai du Cholestérol du Dr Martine André
  • Le petit livre de recettes de grands-mère d’Héloïse Martel
  • Recettes à faible indice glycémique de Carole Nitsche
  • Le petit livre des recettes vapeur et minceur de Nathalie Vogtlin
  • Le petit livre du chien du Dr P.-Y. Dumoulin
  • Le petit livre des pâtes d’Héloïse Martel
  • Le petit livre des plats mijotés d’Héloïse Martel
  • Le petit livre des tartes salées et sucrées d’Héloïse Martel
  • Le petit livre des gratins d’Héloïse Martel
  • Le petit livre de la minceur de Jean-Paul Blanc


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Courrier des lecteurs

Lorraine B au sujet d’ateliers de sensibilisation au Lycée ST MICHEL des Batignolles Cette année à nouveau, les élèves de PREMIÈRE & TERMINALE auxquels j’ai soumis mon traditionnel questionnaire-bilan de fin d’année pour prendre la température de leurs réactions aux différentes conférences que je leur propose entre octobre et juin, ont été assez dithyrambiques à votre égard, Balbine et toi [Marie de Saint Blanquat, NDLR] !

Je cite en vrac : « Émus par votre courage, votre humilité, votre force de caractère, votre joie de vivre communicante ; ont trouvé que c’était une chance de vous rencontrer, que votre conférence était vivante, attendrissante, très instructive (beaucoup ne se rendaient pas compte des difficultés que vous pouviez rencontrer) et sensibilisante … » Enfin les TERMINALES vous adressent un immense BRAVO !

Donc à mon tour, je te remercie du fond du cœur, ainsi que Balbine, pour votre formidable prestation !

A renouveler dans 2 ans, j’espère !

Bulletin d’abonnement


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