QSLD Octobre/Novembre/Décembre 2015

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ÉDITO
Vous avez dit Dignité ?

À l’heure où les services des Maisons des Personnes Handicapées sont sur le point d’être regroupés avec ceux des personnes âgées dans les Maisons de l’Autonomie, les citoyens « en situation de handicap » ont tous les droits de s’interroger.
 La loi de 2005 sur l’égalité des chances et la citoyenneté des personnes handicapées a ouvert de grandes perspectives souvent valorisantes pour tous ceux qui sont concernés. Cette loi, enfin, a reconnu que les handicapés affrontent, comme tout être humain, tous les âges de la vie et que leurs besoins sont ceux des personnes de leur âge auxquels s’ajoutent ceux que leur handicap rend spécifiques.
De même que toutes les personnes âgées ne sont pas grabataires ou atteintes de la maladie d’Alzheimer, tous les handicapés passent par leur jeunesse ! Négliger ces points, c’est faire peu de cas de l’histoire des personnes et souvent nier leurs droits de faire des choix :
- choix du projet de vie fait par les parents ou les éducateurs
pour un jeune,

- droit de prise de décision dans certains lieux de résidence
pour personnes âgées menant parfois à les priver de vie privée.

Si le fait d’être « en situation de handicap » crée naturellement quelques entraves au quotidien, la pression sociale de l’entourage en est souvent une autre très affligeante pour la personne qui la subit. Toute personne âgée qui a travaillé et/ou élevé des enfants et qui se retrouve seule, peut se confronter à l’isolement social. Impossible ici de développer davantage sur ce point. Disons seulement que le handicap visuel, entre autres handicaps, est un facteur aggravant, plus particulièrement lorsque la perte de la vue survient au crépuscule de la vie. La raison en est que la personne peut ne plus avoir le temps de se rééduquer pour dompter son handicap autant que faire se peut. Elle se retrouve souvent démunie. C’est alors que l’entourage se met à penser pour elle, à vouloir tout faire à sa place, même ce qu’elle serait capable de faire en toute autonomie, à lui ôter tout droit de décider de la manière dont elle pourrait organiser son quotidien…
Chaque être humain a droit à son espace de liberté, si quotidien, si petit ou si grand soit-il ; c’est le droit à cet espace de libre choix autonome qui laisse la porte ouverte à la dignité de la personne. La maltraitance commence là où le non-respect de cet espace s’impose comme incontournable pour l’individu alors mis sous une tutelle injustifiable pour celui ou celle qui peut encore choisir et décider en toute lucidité. On oublie fréquemment que la maltraitance peut être psychique et devenir infernale lorsqu’elle est assénée par des professionnels ou des familles qui se croient investis du pouvoir des bonnes intentions.
Aider avec respect exige que l’on prenne le temps de le faire sans idée toute faite sur ce qu’est ou ce que peut la personne âgée. Accompagner le choix, là demeure le bien agir vers la dignité d’autrui. Malheureusement, le temps de l’écoute et de la compréhension mutuelle, n’est-ce pas ce qui manque actuellement autour de nous ? N’a-t-on pas trop souvent tendance à infantiliser, en oubliant que la personne âgée ne perd pas son statut d’adulte, dès lors qu’elle est en capacité faire un choix ?

Marie-Renée HECTOR
Présidente du GIAA

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QSLD n° 24 Décembre 2015

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