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Portraits de bénévoles

Lilian RENONCIAT : bénévole à la bibliothèque sonore

« Je viens travailler avec un grand plaisir »

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Photo Lilian Renonciat

J’ai connu le GIAA après avoir travaillé quelques années au sein d’une entreprise commerciale, puis élevé mes enfants, période pendant laquelle je me suis investie dans la vie scolaire de la maternelle et de la primaire. Puis mes enfants sont entrés au collège et n’avaient plus envie de m’avoir trop près d’eux au sein du collège. Ils souhaitaient s’émanciper…
Je ne voulais pas rester sans rien faire et je me suis donc poser la question de reprendre un travail, mais après ce long arrêt, pas évident de réintégrer une entreprise…

C’est en lisant le journal Telerama que j’ai découvert une toute petite annonce de recherche de bénévoles pour le GIAA. La situation, à proximité de mon domicile m’a tout d’abord attirée. J’ai rencontré une jeune femme nommée Elisabeth qui m’a exposé l’activité du GIAA et proposé un poste au service de la librairie sonore. Cela se passait en 1998 ou 1999.

J’ai fait connaissance avec l’équipe de bénévoles. J’ai appris toute la marche du service, l’ambiance était sympathique et je venais (et viens toujours) travailler avec un grand plaisir. Notre travail consistait à faire lire des livres demandés par nos abonnés, gérer les demandes de prêts, les allers et retours de cassettes avec les ateliers et les abonnés… Tout ce travail se faisait sur support papier. Nous nous occupions aussi de l’accueil des abonnés sur place ou au téléphone.

C’est l’échange entre les personnes qui m’a plu, le sentiment d’être utile, d’apporter une aide, d’essayer de répondre aux attentes et aussi les discussions avec quelques fidèles abonnés autour d’un livre. Puis la participation à faire évoluer ce service qui est passé des cassettes aux CD a été une grande aventure car il fallait remettre tout à plat pour optimiser le fonctionnement.

Le Giaa a beaucoup de bénévoles dans ces différents services et je crois que chacun de nous est heureux d’apporter sa pierre pour que l’édifice suive son temps et puisse répondre aux nouvelles exigences de ses abonnés.

Thierry MESNARD : bénévole au Club Emploi de Paris

« Pour le plaisir d’aider l’autre à devenir ce qu’il est. »

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Photo Thierry Mesnard

Ce que j’apprécie au GIAA, c’est l’esprit plein de modernité et ce dès les origines. Lorsque j’étais étudiant, le GIAA était la seule association à pouvoir m’apporter son concours de façon pertinente et adaptée. L’association m’a rendu, entre 1972 et 1977 lorsque j’étais à Sciences Po Paris, beaucoup de services : enregistrement d’ouvrages pour mes études et mise en contact avec des lecteurs très dévoués et très efficaces. J’ai depuis eu recours à sa Bibliothèque Sonore et aux revues du Kiosque Sonore.

A l’issue de mes études, j’ai été admis au concours de l’école nationale supérieure de Sécurité Sociale ce qui m’a permis de faire carrière dans cette institution : cadre à l’action sociale de la Cram d’Orléans de 1979 à 1984, sous-directeur chargé des questions hospitalières à la Cram de Lyon (organisme de 2000 salariés, 150 millions d’euros de budget annuel et 8 milliards d’euros de prestations annuelles) de 1984 à 1993, directeur-adjoint chargé de la direction des retraites dans cette même caisse de 1993 à 2003 et directeur général adjoint de cet organisme de 2003 à 2009.

J’ai découvert le GIAA grâce à l’AVH qui l’hébergeait lors de mes études dans les années 70. J’ai choisi d’offrir de mon temps au GIAA car j’apprécie d’apporter mon soutien à des déficients visuels en situation difficile (reconversion professionnelle) dans une structure (Club Emploi) qui œuvre plus en professionnel qu’en amateur. Je suis arrivé au GIAA en 1972 pour bénéficier de ses services et en 2011 pour participer à ses activités. Ainsi, j’ai été accueilli comme bénévole par Véronique Moutiez et toute l’équipe du Club Emploi en mars 2011. Je suis accompagnateur d’une file active de 7 candidats du Club emploi soit un travail passionnant en raison de la diversité des personnalités accompagnées et des situations rencontrées. Mon activité au GIAA suffit largement à combler mes attentes.

Ma motivation : apporter mon soutien moral et mon aide de façon concrète à l’autre comme ce fut le cas en qualité d’écoutant à SOS-amitié pendant cinq ans. Depuis mars 2011, membre du Club Emploi du GIAA suite à l’annonce faite dans la revue audio (Le Monde des Religions), j’apprécie de mettre à disposition des déficients visuels mon temps et mes compétences (formation à la P.N.L. 1995-1996 et formation à l’accompagnement de projet de vie 2009-2010) et ce d’autant plus que je prends conscience de la chance que j’ai eue au cours de ma carrière professionnelle.

Par ailleurs, je suis tout disposé à apporter mon concours au GIAA pour une autre activité à condition que je me sente apte à le faire et que cela m’intéresse. À ce titre, j’apporte avec plaisir et intérêt mon concours à Sylvie Coelho pour la définition d’un nouveau projet à savoir : la sensibilisation au handicap visuel en entreprise.

Une anecdote liée au GIAA ? Pressé par le temps pendant mes études, il m’est arrivé de faire enregistrer un ouvrage par plusieurs lecteurs à la fois en leur partageant le livre ce qui pouvait prendre quatre à cinq fois moins de temps mais donnait à ces lecteurs une appréhension fragmentaire de l’ouvrage : qu’ils en soient vivement remerciés.

La maxime qui accompagne ma vie : « au lieu de te plaindre que la rose a des épines, félicite-toi que ces épines soient surmontées d’une rose. »