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Printemps 2007 - numéro 46 Aller à la fin de l’éditorial pour télécharger le journal complet
Éditorial
Les associations ont une particularité très étrange, celle d’avoir sans cesse à se renouveler, à s’adapter, à répondre aux besoins exprimés. Nous avions, au cours des années précédentes, mis au point une stratégie répondant à l’attente notamment des étudiants qui reconnaissaient en nous la qualité de la prestation et faisaient appel à notre connaissance dans ce domaine. Vous noterez que je mets cette phrase au passé car curieusement depuis le début de l’année universitaire il semble qu’une « panne » soit survenue dans les relais que nous pouvions avoir avec le milieu estudiantin. Je n’ose croire qu’il y ait de moins en moins d’étudiants déficients visuels (par de nombreux canaux nous savons que les besoins existent,) mais alors comment font ils leurs études ? D’une vingtaine d’étudiants faisant appel à nos services, nous avons traité au cours de cette demi année universitaire seulement quelques demandes. Il ne s’agit pas seulement d’étudiants de l’Université de Bordeaux, nous étions accoutumés à traiter des cas provenant de toutes les Universités de France et même de l’étranger. Doit-on voir dans cette carence un effet de la nouvelle loi qui instaure le financement des transcriptions nécessaires aux étudiants déficients visuels ? Doit-on penser que l’espoir d’une manne de l’État ait aiguisé des appétits qui jusqu’alors se désintéressaient du sort des étudiants, ou est ce parce que ce nouveau mode de fonctionnement n’est pas encore véritablement en vigueur ? Certes, la qualité de notre travail n’est pas à mettre en cause, les témoignages de satisfaction sont là pour accréditer cette version. Cependant, le problème se pose et jusqu’à présent n’a pas trouvé de solution. Ne faudrait il pas considérer aussi que l’amalgame « association, amateurisme » (ce qui peut être le cas parfois), nous dessert, alors que notre expérience de plus de 10 années, et la formation permanente des bénévoles en charge d’une si lourde responsabilité plaide en notre faveur. Au cours de ce trimestre, nous allons mettre au point une stratégie basée dans un premier temps sur des rencontres et des entretiens avec des personnes capables de donner une explication à ce qui nous semble, pour l’heure, bien incompréhensible. Béatrix Alessandrini
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