La lettre d’Ananie - Bulletin de liaison, des Amitiés Pouget

Vous trouverez ici l’éditorial du dernier bulletin paru.

La Lettre d’Ananie existe aussi en caractère d’imprimerie, en braille, sur CD au format Daisy, ou peut être envoyée par courriel.

Si vous souhaitez donner votre avis, vos impressions, des témoignages en écho à ce que vous lisez, contactez les Amitiés Pouget…

« La Lettre d’Ananie » [1] Bulletin de liaison 2016, des Amitiés POUGET.

Editorial

IL VIENT LE PRINCE DE LA PAIX.
En ce temps de Noël, nous sommes appelés à rendre grâce. Rendre grâce car Jésus vient dans chacune de nos maisons, de nos vies. La naissance de Jésus, doit être pour chacun une renaissance, un appel à faire jaillir la vie et la paix dans le monde. Pour cela, n’ayons pas peur d’ouvrir notre maison et notre cœur pour laisser à Jésus toute sa place. N’ayons pas peur de nous laisser déranger.
Rendons grâce d’avoir la foi. Nous n’y sommes pas pour grand-chose, c’est le Seigneur qui fait l’essentiel du travail. Pourquoi avons-nous dit « Oui » à Jésus ? Nous ne le savons pas trop mais quelle chance de cheminer chaque jour avec celui qui est miséricordieux, qui nous aime et qui nous accueille et nous voie tels que nous sommes ! En ces temps où la violence frappe notre pays, osons nous approcher de Jésus en lui exprimant nos sentiments. Quels sentiments nous habitent : l’espoir ? la joie ? la confiance ? la peur ? l’angoisse ? la violence ? la vengeance… Nos sentiments ne sont ni bons ni mauvais, ils sont l’expression d’un ressenti à un moment donné. Chaque jour, tournons nous vers Jésus, pour que nous soyons des artisans de Paix. Comme Chrétiens et qui plus est comme prêtres, diacres, religieux et religieuses, vierges consacrées nous devons, quoi qu’il arrive dans notre monde, vivre et témoigner de l’espérance qui nous habite. Autrement cela ne sert à rien d’être chrétiens et de fêter Noël !
Etre artisans de paix, faire jaillir la vie, témoigner de l’espérance, cela ne peut se vivre que si nous sommes en relation les uns avec les autres. Notre relation aux autres et au monde passe entre autres par nos cinq sens. Quand la cécité survient petit à petit ou d’un seul coup, les personnes touchées par ce handicap réalisent combien les yeux sont importants pour appréhender le monde et pour communiquer avec les autres.
Le handicap : pierre d’achoppement ou tremplin pour vivre les relations autrement ? Question qui mérite que l’on prenne du temps pour y réfléchir et pour avancer ensemble. Entrer en relation sans le regard n’est pas toujours facile à vivre et à accepter. Le Seigneur nous demande, avec ce que nous sommes, de vivre notre mission de baptisé et notre vocation de prêtre, diacre, religieux, religieuse, vierge consacrée. Nous avons besoin des autres pour vivre pleinement cette vocation. Je vous invite à participer à notre rencontre de juin 2016 pour que tous ensemble et avec l’aide de différents intervenants comme Philippe de la Chapelle, directeur de l’O.C.H., nous puissions continuer à vivre notre mission et inventer comment être en relation avec les autres sans nos yeux, mais avec la lumière de Dieu.
Soyons tous des artisans de paix. Gardons le cap de l’espérance. Soyons illuminés de la lumière du Seigneur.
André HAURINE

[1] Selon les Actes des Apôtres, Ananie résidait à Damas et c’est lui qui ouvrit les yeux de saint Paul au troisième jour de sa conversion.