Sommaire

EDITO.. 3

 

ACTUALITÉS.. 4

Speak It : une synthèse vocale pour Google Chrome.. 4

TV avec synthèse vocale : nouveaux modèles Panasonic. 4

HandyLinux. 5

Magic Audio Pearl, un jeu sonore « jouable dans le noir ».. 5

Le mécontentement des touristes handicapés. 6

Régiolis, premier train certifié 100 % accessible.. 6

Prix Handi-Livres 2013 : les six lauréats. 7

Nouvelle édition du Guide des HANDI-VOYAGEURS.. 7

Formule 1 : suivez la saison 2014.. 8

uDiversal, le 1er réseau social de la diversité.. 8

Tablettes et écrans : précautions pour petits et grands. 8

 

DOSSIER – La parure gestion de l’apparence.. 10

Ne pas voir et être vu.. 10

Make Up Days Yves Rocher avec HandiCaPZéro.. 11

Image de soi et apparence corporelle.. 12

Conseil en image, avec la collaboration d’Assia Fellag.. 13

Maquillage, mode, relooking : ce sont elles qui en parlent le mieux !. 14

Beauty and the City. 19

 

VIE DU GIAA.. 21

Des auteurs dans nos rangs. 21

La galette des rois au GIAA (Paris). 21

Salon UrbAccess. 21

Le GIAA est à la recherche de nouveaux bénévoles. 22

Un homme, une œuvre, un enregistrement. 22

La Fondation Steria Institut de France en visite au GIAA.. 24

Priscilla à l’honneur du One Day Challenge.. 25

 

CULTURE ET LOISIRS.. 27

« Jeu vidéo » jusqu’au 24 août 2014.. 27

« La voix », l'expo qui vous parle.. 27

Nouveaux voyages au Maroc avec Azimut Voyages. 28

 Le Musée de l’Ile d’Oléron.. 29

Spectacles en audiodescription.. 30

 

LECTURE.. 32

Le livre du moment. 32

Editions Gros Caractères. 32

 


 EDITO

 

Espérant que le soleil printanier brillera suffisamment pour accompagner votre lecture, je suis heureuse de revenir partager ces quelques lignes avec vous. La luminosité qui nous a manqué durant ces derniers mois a souvent donné à nos villes et à nos campagnes une apparence triste et les vents n’ont rien égayé.

 

Si nous sommes sensibles à l’ambiance et à l’apparence des lieux, nous le sommes tout autant à notre propre image. Quelle image les autres ont-ils de nous ? Comment essayons-nous de donner de nous-mêmes la meilleure apparence, un bon « look » comme disent les plus jeunes d’entre nous. La beauté intérieure suffit-elle à nous rendre agréable à autrui ?

Tout cela pour dire que notre dossier va concerner l’apparence et le bien-être. Mais nos activités culturelles ne seront pas, pour autant, laissées de côté car, elles aussi, contribuent à embellir nos âmes.

 

Je vous souhaite bonne découverte de ce numéro.

 

N’hésitez pas à nous écrire pour toute suggestion ou commentaire par mail à communication.fb@giaa.org ou à notre adresse postale que vous connaissez déjà.

 

 

 

 

Marie-Renée HECTOR

Présidente du GIAA

 

 

 

 




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ACTUALITÉS

Speak It : une synthèse vocale pour Google Chrome

Google apporte une nouveauté : une synthèse vocale pour son navigateur Internet « Google Chrome » et ce, gratuitement.

 

L’installation est simple, il suffit de se rendre sur le Google Store pour l’installer automatiquement au sein du navigateur. Une icône représentant un haut-parleur apparaît alors en haut à droite de l’écran dans la barre d’outils.

Plusieurs options sont disponibles : choix du moteur de conversion de texte en parole (si plusieurs d’installés), le volume, la vitesse et le timbre de voix.

Il est possible d’activer la commande vocale et des raccourcis du menu contextuel.

Pour activer la fonction de vocalisation, il n’y a rien de plus simple : il suffit de sélectionner le texte que l’on veut entendre et de cliquer sur l’icône représentant le haut-parleur.

En sélectionnant le moteur de conversion « Speak lt », une reconnaissance de la langue écrite est automatiquement appliquée. Par exemple, si le texte reconnu est en français, la synthèse vocale sera française, si le texte reconnu est en allemand, la voix de synthèse sélectionnée sera directement celle associée à cette langue sans intervention de l’utilisateur.

Une avancée technologique qui va servir aux personnes handicapées ou non. Ce système peut également s’avérer intéressant pour l’apprentissage de langues étrangères.

 

 

 

TV avec synthèse vocale : nouveaux modèles Panasonic

 

Les modèles Panasonic 2013 bénéficient de la vocalisation du menu et des fonctions TNT. Ceci est possible grâce à l’intégration de Text to Speech.

 

L’objectif pour Panasonic : rendre l’utilisation de ses téléviseurs plus simple et favoriser l’autonomie des personnes aveugles.

Malheureusement, on déplore la non prise en compte de la malvoyance : aucun réglage complémentaire possible en-dehors des réglages classiques d’affichage.
Autre bémol, seules les fonctions de base liées à la vocalisation sont vocalisées : « paramètre d’aide vocale », « vitesse et aide vocales », « volume », « langue », « niveau utilisateur », « multi vidéo », « multi audio » (où l’on retrouve l’option « audiodescription »), « correction volume »…

Les fonctions annexes ne sont donc pas prises en charge par la synthèse vocale tout comme la gestion des connectiques USB.

Néanmoins, l’effort du constructeur est notable. Le guide électronique des programmes, les résumés de films ou d’émissions, les horaires de début et fin sont lisibles avec la synthèse vocale.

Une touche « AD » disponible sur la télécommande de certains modèles permet également de s’affranchir d’une manipulation pour trouver le canal correspondant à l’audiodescription. En appuyant sur cette touche, l’audiodescription se lance, si celle-ci est disponible.

Il s’agit donc d’une avancée technologique, notamment car cette option est proposée sur des modèles grand public et non via des fournisseurs spécialisés. Reste à savoir si les mises à jour permettront une vocalisation plus large de l’ensemble des menus et des fonctionnalités nouvelles liées à Internet et au wifi.

 

 

 

HandyLinux

 

HandyLinux est un système d’exploitation ayant pour but de faciliter l’accès à l’informatique à ceux qui débutent (enfants, seniors, ceux qui sont en quête de simplicité) mais aussi d’intégrer de nombreux outils pour aider les personnes en situation de handicap qui désirent augmenter leur niveau d’accessibilité grâce à certains services comme la synthèse et la reconnaissance vocales, la loupe, le filtre pour les personnes daltoniennes…

 

Intérêt non négligeable, il est possible d’utiliser HandyLinux en direct « live » pour voir si le système fonctionne correctement sur votre ordinateur et ceci sans rien installer.

Il est également possible d’installer cette distribution en cohabitation avec Windows ou Mac Os, ou seulement sur une clef USB persistante (qui jouera « le rôle d’ordinateur »).

Vous trouverez toutes les informations pratiques sur HandyLinux ainsi que sa zone de téléchargement sur le site http://handylinux.org.

Vous y retrouverez un forum d’entraide très réactif ou vous pourrez également suggérer des améliorations, tout le monde étant libre d’y participer.

HandyLinux permet également un geste pour la planète et pour l’environnement en redonnant vie à des ordinateurs considérés comme devenus « trop lents » ou obsolètes. Ceux-ci peuvent retrouver, grâce à un système d’exploitation moins gourmand en ressources, une nouvelle jeunesse et éviter de finir trop vite à la déchetterie.

 

 

 

Magic Audio Pearl, un jeu sonore « jouable dans le noir »

 

Il s’agit d’un jeu d’écoute et de reconstitution de mélodie, pour un joueur ou deux en collaboration proposé par JPAQ (Jeux Accessibles Pédagogiques Québécois).

Il est disponible en libre téléchargement à l’adresse suivante :

www.jpaq.ca/fr/jeux-realises/magic-audio-pearl

 

Le site ne propose pas d’explication mais voici quelques instructions :

- Principe :

Le jeu présente des paires de colliers constitués de perles sonores. Les perles constituant les deux colliers sont identiques à la différence que l’agencement des perles diffère, et celles d’un collier sonnent plus graves que celles du second. Le but est de déplacer un curseur de façon à ce que l’agencement des perles des deux colliers soit identique. Cela permet alors de passer à un niveau supérieur.

Vous remportez le jeu quand vous avez réussi à appareiller les colliers du quinzième niveau.

 

- Commandes du premier joueur :

Pavé fléché : gauche et droite pour déplacer le curseur sur le collier à notes aiguës, haut pour détacher une perle du collier, bas pour déposer cette perle à l’emplacement se trouvant sous le curseur. Si cet emplacement était occupé par une perle, celle-ci rejoint automatiquement l’emplacement vide de la perle qui vient de prendre sa place.

 

- Commandes pour le second joueur :

Les principes de manipulation du second curseur sont identiques à ceux du premier :

Touche « S » et « F » pour déplacer le curseur sur le collier à notes graves.

« E » pour détacher une perle du collier, « D » pour la déposer.

 

- Application pédagogique :

JPAQ aimerait développer ce jeu pour en faire une écoute musicale plus approfondie et plus riche, avec des sonorités plus nombreuses issues de différents instruments.

 

Si vous avez des commentaires, n’hésitez pas à les communiquer au développeur par mail : info@jpaq.ca

 

Le mécontentement des touristes handicapés

Une étude « Travelsat » a été menée par TCI Research auprès de plus de 35 000 touristes issus de plus de 50 marchés émetteurs, parmi lesquels 500 personnes en situation de handicap (ou leurs accompagnants) ayant voyagé en Europe entre 2011 et 2013. Le taux de satisfaction de cette clientèle serait de 156, contre 191 pour la moyenne des touristes, soit un écart de 35 points

Il en est également ressorti que 37 % des touristes handicapés sont mécontents de leurs séjours. Il est vrai que le mécontentement concernant les taxis, les parcs de loisirs, l'hébergement et la restauration a diminué. Par contre, ils sont déçus par l'accueil dans les aéroports et les gares. De même par l'accueil de la population locale, la signalétique et la cohabitation avec les autres touristes. La mise en accessibilité des équipements touristiques doit s'accompagner d'une qualité irréprochable de l'accueil et de l'assistance, selon Emmanuel Meunier de TCI Research.

Les statistiques de cette étude sont plus favorables aux destinations nord-américaines et canadiennes.


 

Régiolis, premier train certifié 100 % accessible aux personnes à mobilité réduite

 

En service commercial sur le réseau TER à partir d’avril 2014, Régiolis a été certifié 100 % accessible, conforme à la Spécification Technique d’Interopérabilité pour les personnes à Mobilité Réduite (STI PMR), norme technique européenne en matière d’accessibilité.

 

Un accès facilité : sur les portes des espaces dédiés aux utilisateurs de fauteuil roulant, des comble-lacunes permettent aux clients en fauteuil de monter à bord en toute autonomie.

 

Un cheminement fluide : les déplacements sont facilités dans toute la rame, notamment grâce à un plancher bas intégral.

 

Un espace dédié : les espaces conçus pour les personnes en fauteuil roulant sont équipés de boutons SOS avec interphone et disposent, en face, de deux sièges pour les accompagnants. Les écrans d’information sont visibles et même audibles depuis les places prioritaires. Enfin, les sièges ont été conçus pour que les chiens guides d’aveugles puissent s’allonger dessous.

 

Des contrastes adaptés : les contrastes ont été travaillés afin de rendre les accès et services plus visibles pour les personnes malvoyantes. Conformément aux recommandations des associations, le niveau de contraste est de 70 % minimum.

 

Des toilettes spacieuses : les toilettes de l’espace UFR sont adaptées à tous les voyageurs. Elles proposent un verrouillage manuel, une signalétique en relief et en braille, une ouverture électrique, des boutons d’appels et une organisation de l’espace qui permet à une personne en fauteuil roulant d’accéder simplement à chaque équipement.

Fruit de la collaboration entre les associations de personnes handicapées, les Régions et la SNCF, les aménagements effectués font de Régiolis le premier train conforme à l’ensemble des critères de la STI PMR.

En proposant par exemple une aide au repérage des portages (« porte parlante »), l’augmentation significative du niveau des contrastes pour les personnes malvoyantes ou des écrans d’information visibles depuis toutes les places prioritaires, Régiolis va même au-delà de ces normes.

 

En savoir plus sur la STI PMR

La STI PMR établit des normes afin d’harmoniser la mise en accessibilité du réseau ferroviaire au niveau européen. Applicable depuis juillet 2008, la STI PMR concerne les marchés signés après cette date. Etre 100 % accessible et conforme à la STI signifie donc remplir l’ensemble des critères pour un matériel neuf, et les critères en question lors d’une modification d’un équipement ou d’un espace pour un matériel existant.

 

En savoir plus sur Régiolis

Régiolis a été présenté en juillet 2013 aux associations nationales de personnes handicapées qui ont salué les équipements d’accessibilité conçus avec leur concours.

Régiolis a été commandé par douze régions de France : Alsace, Aquitaine, Auvergne, Basse-Normandie, Haute-Normandie, Lorraine, Midi-Pyrénées, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Pays de la Loire, Franche-Comté, Picardie et Poitou-Charentes. D’autres rames seront commandées pour le compte de l’Etat. 216 rames sont en cours d’acquisition auprès d’ALSTOM Transport.

 

 

 

 

Prix Handi-Livres 2013 : les six lauréats

 

Les lauréats de la 8e édition du Prix Handi-Livres, placée sous la présidence de Laure Adler, ont été dévoilés. Organisé par le Fonds Handicap & Société, ce concours a pour but d’encourager les auteurs et de mettre en lumière des personnes handicapées ou des ouvrages traitant du handicap.

 

A l’issue de l’édition 2013, six ouvrages ont ainsi été récompensés à partir d’une sélection de 25 livres soumis à un jury de professionnels du handicap, journalistes et écrivains :

  • catégorie « Roman » : Malentendus de Bertrand Leclair, éditions Actes Sud ;
  • catégorie « Biographie » : Le Poids de la différence de Pascal Doublet, autoédition ;
  • catégorie « Guide » : Artibois, trente-cinq ans d’audace sociale et solidaire, Éditions de l’entreprise Collectif/les Arènes ;
  • catégorie « Jeunesse » : La troisième vengeance, de Robert Poutifard, Gallimard Jeunesse ;
  • mention spéciale du jury : Relève-toi, de Christine Agnès Louise, publié par les Éditions Publibook ;

Le Président du Fonds Handicap & Société a également souhaité récompenser le guide Vivre son handicap à Paris, réalisé par la Mairie de Paris.

Pour en savoir plus sur ce prix : www.fondshs.fr

 

 

Nouvelle édition du Guide des HANDI-VOYAGEURS

 

Le guide du Petit Futé des Handi-Voyageurs vous emmène aux quatre coins du monde pour des voyages insolites avec un dénominateur commun : l’accessibilité. Partir à l’étranger malgré son handicap (moteur, auditif, visuel et mental), c’est en effet possible. Ainsi, l’équipe éditoriale du Petit Futé a sélectionné, pour cette nouvelle édition, 216 destinations mises au point par 27 voyagistes français dans plus de 60 pays.

 

Les témoignages de voyageurs partis seuls à l’aventure sont là pour le confirmer, de même que les multiples offres de voyagistes que le Petit Futé a sélectionnées dans cette première édition. Pour chaque destination, vous trouverez des informations sur la situation du pays vis-à-vis du handicap et un choix de séjours organisés avec toutes les infos pratiques. En fin d’ouvrage, retrouvez également tout ce qu’il faut savoir pour organiser votre séjour, des assurances à la législation en vigueur en passant par les formalités, l’argent, les bagages...

 

En prime, le Petit Futé offre la version numérique pour tout achat de ce guide.

Formule 1 : suivez la saison 2014

Le départ du Championnat du Monde de Formule 1, à son habitude, a pris place sur le circuit de Melbourne (Australie) le 16 mars dernier. Au calendrier 2014, 19 rendez-vous dont un nouveau grand prix en Russie à Sotchi (en octobre).

La nouvelle va réjouir les fans du genre : HandiCaPZéro, accompagné par Total et entouré des spécialistes Jean-Louis Moncet et Thibault Larue, suivra de très près la saison pour qu'elle vous soit accessible.

L'édition 2014 se compose du magazine (circuits, écuries, pilotes, réglementation…) et du désormais célèbre guide des circuits où se mêlent relief, contrastes, braille et caractères agrandis afin que vous puissiez vous approprier chaque grand prix.

Le magazine est proposé gratuitement en braille, audio Daisy (sur CD et en téléchargement), caractères agrandis et en ligne.

Il est encore temps de commander l’ensemble sur le site de HandiCapZéro à partir de l'outil "recevoir l'édition adaptée" en précisant la version souhaitée pour le magazine (braille, audio Daisy ou caractères agrandis) ou appelez le numéro vert 0800.39.39.51.

Le kit complet vous sera adressé chez vous en quelques jours !

En savoir + : www.handicapzero.org/sport/formule-1

 

 

 

uDiversal, le 1er réseau social de la diversité

 

CED Hanploi, association pour l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap, lance le tout premier réseau social professionnel qui valorise toutes les compétences et ouvre le dialogue de la diversité.

 

A l’occasion de la semaine de l’emploi des personnes handicapées 2013, CED Hanploi a lancé le tout premier réseau social professionnel qui valorise toutes les compétences et ouvre le dialogue de la diversité : uDiversal.

Son objectif est de mettre un terme à toutes les formes de discriminations qui peuvent prendre place dans le monde du travail. Outil moderne et innovant, uDiversal répond ainsi à un besoin des entreprises et des candidats en proposant une plateforme d’échanges et d’informations inédite, gratuite et ouverte à tous.

Le site devrait proposer une cartographie de l’ensemble des acteurs du handicap (Cap emploi, Agefiph, etc.). Celle-ci a vocation à préciser le rôle de chacun des acteurs de la diversité pour permettre à toutes les parties prenantes de comprendre qui fait quoi et comment les contacter. Il permettra ainsi de repérer et d’identifier les bons interlocuteurs en toute simplicité.

Par ailleurs, uDiversal propose un espace de chat, ainsi que des groupes thématiques animés par des community managers pour favoriser la discussion.

Le site ouvrira 3 salons virtuels pour créer un espace de rencontre sur la toile entre candidats et recruteurs.

 

 

Tablettes et écrans : précautions pour petits et grands

L’Association nationale pour l’amélioration de la Vue (AsnaV) donne certaines règles de prudence à observer suite à l’utilisation de jouets « nouvelle génération » : les tablettes et autres écrans portables.

 

Les tablettes et écrans envahissent notre quotidien et celui des enfants développant ainsi une nouvelle exigence visuelle. Dès le plus jeune âge, avec les jeux vidéo et la généralisation de l’informatique à l’école, dans les tâches quotidiennes ou dans les loisirs, leur vision est sollicitée. Outre l’impact sur la concentration, ces outils utilisés sans limite peuvent avoir des effets néfastes sur la santé visuelle de l’enfant. Certaines études tendent à démontrer que l’utilisation intensive des écrans augmenterait le nombre de personnes myopes. Quand on sait que les jeunes français passent en moyenne 2h15 par jour les yeux rivés sur l’écran de leur tablette ou de leur smartphone, il est recommandé aux parents de rester vigilants sur la durée et la fréquence d’utilisation.

 

Pour conserver de bonnes capacités visuelles, l’AsnaV rappelle quelques gestes simples mais importants :

  1. Lors de l’utilisation d’un écran, instaurer des pauses toutes les 20 minutes en s’obligeant à changer d’activité ou mieux encore à sortir à l’extérieur ;
  2. Surveiller la distance – au moins 30 cm – et l’orientation de l’écran, quel que soit l’écran (télévision, ordinateur, tablette...) ;
  3. Harmoniser la lumière de la pièce ;
  4. Porter ses lunettes en permanence quand elles ont été prescrites ;
  5. Consulter régulièrement un spécialiste en cas de fatigue visuelle.

 


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DOSSIER – La parure gestion de l’apparence

Ne pas voir et être vu 

Par Inès Duhesme

 

La parure[1] existe depuis 35 000 ans avec l’homme de Neandertal. Il s’agissait déjà d’apporter ce quelque chose d'inutile qui permet à l’être humain de séduire, d'être vu. Ce pouvait être un « bijou », caillou, coquillage, naturel ou retravaillé, puis fabriqué, unique ou assorti. Cette parure était associée éventuellement à des tatouages ou maquillages, aujourd’hui disparus.

 

Le maquillage chez les Egyptiens exprimait l’immortalité de l’âme : différencier le sujet-homme/âme de l’objet-corps. Les dames égyptiennes ont déjà les yeux cernés de noir, pour des raisons médicales, puis esthétiques. Habitude qui traversera les siècles, jusqu'à l'eye-liner et le crayon khôl d'aujourd'hui. L’Antiquité a connu aussi le fard au sens moderne, qui sert aussi au théâtre, et lance la mode qui va durer jusqu’à Madame de Pompadour et après. Blanc de céruse, rouge sur les lèvres et les joues... Cette mode est d’ailleurs universelle, elle est pratiquée par les chinoises aussi. Mais la pratique est entachée d’une mauvaise réputation. Dans la Bible, l’art des parures est transmis aux femmes par l’ange Zazabel, un compagnon du Diable ! L’église n’aime pas cet artifice de séduction, le maquillage. Les produits utilisés étaient dangereux même si les cosmétiques étaient au départ considérés comme des médicaments fabriqués sous l’autorité des médecins. Mais les élégantes continuent à se parer. A partir de la Renaissance, ce seront les mouches, petits ronds de velours noir inspirés des grains de beauté et apposées par le galant de la dame suivant une géographie significative. Galant qui d’ailleurs se maquille aussi. On éclaircit ses cheveux comme à Venise, on s’épile à la chaux. Les femmes qui s’affichent au naturel sont celles qui se vouent au célibat, ou les dévotes. Le fard se fait plus discret à partir de la Révolution, moins dangereux. Il fait ensuite un retour : Baudelaire fait l’Eloge du maquillage qui fait de la femme une statue antique. Mixte auparavant, le maquillage, aux XIXème et XXème siècles, se féminise et se démocratise. Les produits de maquillage modernes, basés sur les types de peaux, sont inventés en 1902 par la polonaise Hélena Rubinstein. Mai 68 a rejeté un court temps le maquillage comme bourgeois, mais il a encore de beaux jours avec la tendance à la « bonne mine », y compris pour les hommes, ou à la présentation sophistiquée inspirée par les mannequins des défilés et les célébrités. Le bâton de rouge ne disparaîtra pas de sitôt !

 

Quant au vêtement, il a en premier lieu servi à protéger du froid, mais il devient costume lorsqu’il acquiert une signification sociale. Il est codifié, aussi bien dans la culture Nok d’Afrique noire qu’à la cour de Marie-Antoinette ou dans l’armée. Signification hiérarchique donc, ou d’appartenance à un groupe social. C’est la mode. Ce mot qui désigna l’art du chapeau exprime ce besoin qu’ont les jeunes, cibles prioritaires des industries de l’habillement, d’être comme tout le monde avant tout le monde, imités ensuite par les générations plus âgées. Cette appropriation des codes vestimentaires se fait à partir de la haute couture et du prêt à porter de créateur ou de style casual jeans-baskets avec ses « Marques », puis copiés par les confectionneurs : trois ans environ entre les podiums et le Style de la rue, qui peu ou prou touche tout le monde.

 

Comment les déficients visuels vont-ils s’approprier ces codes très visuels, utiles à leur vie sociale, mais aussi astreignants, au sein de notre « société du spectacle » selon l’expression de Guy Debord[2], où l'image et le visuel occupent une place prépondérante : Comment les déficients visuels se présentent-ils sous leur meilleur jour, gèrent-ils leur apparence, l’image qu’ils renvoient d’eux-mêmes ?

 

C’est la question à laquelle va tenter de répondre ce dossier.

 

 

 

 

Make Up Days Yves Rocher avec HandiCaPZéro

Par Inès Duhesme et Nathalie Sassier

Entretien avec Olga Faure et Salima Kerbouai d’HandiCaPZéro

  

Nés de la demande d’utilisatrice du Livre Vert de ma Beauté en braille et en audio, et de la volonté de la marque d’aller plus loin dans le partenariat, des ateliers de maquillage ont été organisés en octobre dernier par Yves Rocher avec le soutien d’HandiCaPZéro. Ces ateliers se sont déroulés pendant les Make Up Days, des journées dédiées à des séances de maquillage dans les boutiques de l’enseigne.

 

En 2013, la boutique Yves Rocher des Champs Elysées, entre autres, s’est donc lancée dans l’aventure, pour apprendre aux personnes aveugles et malvoyantes, se présentant dans ses boutiques sur rendez-vous, à se maquiller. Cette opération a également été orchestrée à Lille et Nantes.

Ce projet a fédéré les équipes en interne : les esthéticiennes se portaient volontaires pour participer à une « formation » réalisée avec HandiCaPZéro. Six mois de préparation ont été nécessaires pour mettre en place ce projet. Balayer les appréhensions face aux clientes, savoir quels sont les mots à privilégier, comment expliquer ... Par exemple, ne pas dire « pouvez vous baisser le regard ? » à une déficiente visuelle pour qui cela n’évoque rien. Toutes ont compris que le choix des mots est important surtout pour les personnes qui sont le moins à l’aise avec leur handicap.

Les objectifs, pour ces jeunes filles, jeunes demoiselles ou jeunes femmes, de 17 à 70 ans, qu’elles soient aveugles ou malvoyantes, étaient de pouvoir s’approprier les gestes, assimiler certaines techniques ou astuces, apprendre à doser le maquillage et explorer leur visage.

Les esthéticiennes ont donc été sensibilisées sur ces points lors d’un atelier pilote avec cinq clientes déficientes visuelles. Celui-ci organisé avec HandiCaPZéro leur a permis de prendre conscience de la réaction des personnes qui ne voient pas mais que l’on touche, comment leur présenter les produits et surtout bien expliquer les gestes qui seront effectués notamment pour le maquillage des yeux, zone souvent très sensible. La cliente doit se sentir en confiance et doit comprendre ce que la conseillère beauté fait et ce qu’elle applique sur son visage. Ce fut donc aussi un travail sur la psychologie. Le regard qu'on porte sur soi-même varie d'une personne à une autre. D'autre part, une personne aveugle ou malvoyante se sent souvent sous la pression du regard des voyants. Ainsi la peur d’en mettre trop pour le maquillage est une peur récurrente. L’esthéticienne se doit donc d’être particulièrement attentive à la demande qui vient de la femme elle-même.

 

Ces ateliers eurent un véritable succès. La majorité des personnes qui s’y sont rendues était déjà à l’aise avec le fait de se maquiller mais pas forcément tous les jours ni avec autant de détails. Pour certaines, c’était une première initiation. Pour les personnes les plus âgées, il s’agissait de réapprendre à se maquiller.

Des astuces ont également été données, notamment lors de l’étape consistant à appliquer le fard à paupières, dont le boîtier comporte deux couleurs. La distinction des couleurs (la plus claire ou la plus foncée) peut se faire en prenant en repère le fermoir. Ainsi, la couleur foncée sera la plus proche du fermoir et la couleur claire la plus éloignée. Cette astuce devra être expliquée à chaque cliente déficiente visuelle qui viendra en boutique acheter son fard à paupières duo.

 

 

Pour conclure, du côté d’Yves Rocher comme du côté de ces femmes, ce furent des journées riches d’apprentissage et d’échanges.

 

 

Depuis 12 ans, HandiCaPZéro accompagne Yves Rocher. Chaque année, le Livre Vert de ma Beauté (catalogue conseils et produits de la marque) est adapté en braille et en audio (consultation en ligne sur handicapzero.org). Il est diffusé gratuitement sur simple demande au numéro vert de l'association 0800.39.39.51 (version 2014, disponible depuis mars).

Retrouvez également l'essentiel des conseils et astuces prodigués durant ces ateliers sur handicapzero.org : www.handicapzero.org/vie-pratique/yves-rocher/vos-astuces-maquillage-by-yves-rocher

 

 

Image de soi et apparence corporelle

Par Pierre Griffon, psychologue et Yannick Borderie, ergothérapeute de la Fondation Sainte Marie

 

La question de l’apparence est une des questions abordées dans le cadre de la rééducation menée par des ergothérapeutes de la Fondation Sainte Marie (Paris 14ème). En soutien, un psychologue aide les personnes à intégrer les conseils donnés et à se les approprier pour que l’image projetée corresponde à l’image que les personnes aveugles ou malvoyantes ont d’elles-mêmes.

A ce binôme s’ajoute un psychomotricien qui travaillera avec la personne tout ce qui est lié à la posture et au langage non-verbal, le langage corporel.

 

Il existe deux cas de figure. Les personnes ayant une image d’elle-même détériorée et d’autres qui seront ouvertes à tout conseil leur permettant de mettre en valeur leur apparence.

Dans le premier cas, le souci esthétique n’entre pas d’emblée en ligne de compte pour la personne. La réadaptation passera donc par l’apprentissage successif de moyens de jouer sur l’apparence, pour les hommes comme pour les femmes. Il s’agit d’apporter progressivement des éléments pour la prise en compte de l’image renvoyée et de celle que la personne souhaite donner. On ne formatera pas une personne à un modèle précis. Il faut que cela reste à l’image de la personne. Cela passe par des explications, la description de l’apparence de la personne telle qu’elle est renvoyée aux autres. Il faut que la personne comprenne pourquoi on lui indique que l’image renvoyée n’est pas bonne. Cela passe aussi parfois par des jeux de rôle. Si l’image renvoyée est « correcte », que la description plait à la personne et qu’elle reste en accord avec cela, on ne va pas chercher à modifier l’apparence de la personne mais être attentif à ses goûts. Des astuces pour la gestion du quotidien seront alors données : conserver la même coiffure, se raser efficacement et en toute sécurité.

Dans le second cas, la description de la personne lui sera également faite. Un décalage peut quand même exister entre la perception et l’image projetée. Les personnes exprimeront alors leur besoin : soit avoir une apparence « travaillée » avec maquillage et coiffure élaborés, soit une apparence « naturelle » avec des conseils spécifiques à l’ajustement de l’habillement et des éléments pratiques.

Dans les deux cas, l’âge n’est pas un élément déterminant. Le facteur important est l’envie d’avoir une image correcte. Seule exception : l’adolescence, période où la personne joue de son apparence dans un souci de reconnaissance ; « être vu ». Cette période est, d’ailleurs, généralement plus longue pour une personne déficiente visuelle car elle est basée sur des choix esthétiques et codés plus difficiles à vérifier par l’adolescent lui-même, car non ou mal vus.

Pour l’homme comme pour la femme, la propension à rechercher une esthétique plus soignée restera la même. Les femmes peuvent parfois se montrer plus coquettes et chercheront le détail mais c’est avant tout la prise en compte de l’image que l’on souhaite renvoyer qui est importante.

 

Pour l’ergothérapeute, l’apprentissage des techniques s’adapte en fonction de la personne. Est-ce qu’elle perçoit les couleurs ou non, comment mettre en place des stratégies tactiles en complément d’un contrôle visuel déficient, le Braille est-il pratiqué ? Des conseils viendront pallier le handicap visuel pour apprendre ou réapprendre à reconnaître les couleurs, pour les assembler ou mieux différencier les formes, marquer les vêtements (utilisation d’aide technique, d’étiquettes brailles ou de symboles).

Cet apprentissage est parfois complexe. Il passe alors par un contrôle par le toucher : appréhender les différentes zones du visage ou le rendu d’une moustache par exemple. Il y a aussi des personnes qui, malgré l’envie, n’osent pas se maquiller de peur de faire l’effet inverse : s’enlaidir ou en faire trop. La confiance en soi rentre en ligne de compte tout comme la répétition pour une technique maîtrisée, donc une assurance sur le rendu.

Par exemple, il y avait un patient qui oubliait systématiquement la moitié de son visage lors du rasage. Une partie qu’il ne voyait plus, donc qui n’était plus traitée. Il a fallu plusieurs séances pour lui faire comprendre les stratégies à mettre en place pour prendre en compte la totalité de son visage et s’en occuper au mieux.

 

Il existe deux sujets plus sensibles : l’hygiène et la posture. Le premier est délicat à aborder mais entre en plein dans le travail des ergothérapeutes. Le second, pris en charge par des psychomotriciens, n’est pas forcément identifié par la personne elle-même comme un élément important. Pourtant celui-ci est essentiel pour l’interaction sociale. Si le trouble visuel est ancien, la position assise ou la position du regard sera à adapter. Il faudra éviter de regarder de travers par exemple. Le langage corporel doit lui aussi correspondre au message donné. Il faut aider la personne à se mettre en valeur et ne pas laisser le handicap prendre le pas sur le reste. Par exemple, une personne qui demande de l’aide dans la rue obtiendra de l’aide ou fera fuir selon les signaux qu’elle renvoie de par sa posture. La préparation au regard d’autrui est aussi un élément important. Certaines personnes ont un regard difficile à soutenir. Cela passe par une préparation à la réaction des autres. Un conseil sur le port de lunettes ou la gestion du regard sera alors prodigué. Il ne faut pas que l’interlocuteur se focalise sur la déficience visuelle.

 

Pour conclure, l’objectif principal de la réadaptation est de permettre la réappropriation de son image par la personne elle-même. Il faut qu’elle se sente à l’aise et suffisamment en confiance pour se présenter à l’extérieur et se sentir bien dans son corps et dans sa vie.

 

 

Conseil en image, avec la collaboration d’Assia Fellag

Par Cécile Guimbert

 

Pour les déficients visuels, privés de l’aide d’un miroir, ou ne pouvant que partiellement profiter de ce regard sur soi-même, s’habiller, se coiffer, se maquiller est souvent un problème, qu’on laisse de côté, bien souvent, ou qu’on confie à des proches, ou parfois dans l’urgence à des vendeurs. Et puis, ne sachant pas comment les autres sont habillés, et ne voyant pas ce qui nous est proposé dans les magasins, nous nous habillons avec ce qu’on trouve, ce qu’on aime bien, ce dans quoi on est bien, mais nous pouvons choquer, jurer dans un environnement, paraître à côté de la plaque. Lorsque j’étais jeune, une personne qui me connaissait peu avait dit que j’étais triste parce que je ne m’intéressais pas à la mode, et une autre personne invitée parmi des aveugles trouvait que ceux-ci s’habillaient n’importe comment ! On ne s’imagine pas toujours à quel point notre apparence parle de nous, encore faudrait-il la maîtriser, en être un auteur avisé.

C’est pourquoi Isabelle, pensant que cela pourrait être intéressant pour nous tous, a cherché sur internet qui pourrait nous parler du relooking, elle est donc entrée en contact avec Assia Fellag qui est venue en septembre nous parler de ce qu’elle fait.

 

A la différence d’un « relooking » qui consiste à transformer l’image de la personne qui vient consulter, le conseil en image vise à donner une image qui correspond le mieux à la personne, en fonction de sa personnalité et de ses objectifs personnels et professionnels.

La consultation de conseil commence par un questionnaire pour savoir qui vous êtes, ce qui vous amène, quelle est votre demande, vos objectifs de communication et vos objectifs morphologiques. En un mot vers quelle image vous souhaitez évoluer.

Puis, un test détermine la palette de couleurs qui met le plus le visage en valeur, la couleur à choisir pour ses vêtements, accessoires et même la coloration de cheveux adaptée. Cette palette de couleurs est personnelle. Ensuite, on va apprendre à la personne à harmoniser les couleurs, toujours en fonction de ses objectifs et de sa palette personnalisée, et donner des conseils en cosmétique, maquillage et coiffure la mieux adaptée. Ainsi, les mises en volume et les couleurs varient également en fonction des objectifs de la personne. Par exemple, les cheveux bouclés inspirent la douceur alors que les cheveux lissés inspirent un coté strict. Mais il y a d’autres codes.

Même principe pour l’habillement, on fera une étude morphologique. Certaines coupes de vêtements, certaines couleurs, certains imprimés, certains tissus bien choisis permettent de mettre en valeur la morphologie en l’équilibrant et en gommant les petits traits de morphologie que l’on n’aime pas. Donc, c’est vraiment des conseils personnalisés que l’on donne.

Puis on fait une sortie shopping. Assia nous a donné de nombreux conseils très intéressants. J’en partage un avec vous : « On peut mélanger jusqu’à trois couleurs. Cette harmonie est dite équilatérale. Il s’agit de choisir trois couleurs équidistantes sur le cercle chromatique. C’est une harmonie gaie, originale et dynamique. »

 

 

Maquillage, mode, relooking : ce sont elles qui en parlent le mieux !


Pauline A.

Maquillage, mode, relooking,... pour moi il s’agit de quelque chose de purement visuel, accessible pour nous, uniquement au moyen de descriptions par une tierce personne (descriptions nécessairement subjectives).


Mes gestes « beauté » ? Un peu de maquillage dans des situations professionnelles, semi-professionnelles ou de rencontres. Je me maquillais déjà un peu alors que je voyais encore. J'ai réappris les gestes, pris quelques repères en fonction de mon degré de vision, mais j'avais globalement les gestes en mémoire.

 

Pour l'habillement, je ne tente pas de choses trop excentriques. Je préfère la sécurité d'une tenue plus simple mais bien assortie, au risque que représente l'essai d'une nouvelle combinaison haut/bas, ou entre différentes couleurs. Pour ce qui est des cheveux, j'ai volontairement choisi une coupe de cheveux ne demandant pas d'entretien particulier (par exemple un brushing quotidien). Ainsi, je suis sûre d'être toujours bien coiffée, pas de mèche rebelle ou de brushing asymétrique !

J'ai appris l'assortiment des vêtements alors que j'étais voyante. Mon gros problème aujourd'hui est l'assortiment des couleurs, avec toutes les nuances d'une même couleur qui peuvent exister. L'assortiment des textiles aussi : choisir la matière d'un collant en fonction de la jupe. Je n'ai pas de système particulier. Je suis même assez mal organisée de ce point de vue... Mais mon reste visuel me permet de distinguer les couleurs, même si ce n'est pas très précis. J'ai en mémoire tous mes vêtements, donc je les reconnais sans problème.

Si une vérification s'impose, je demande à quelqu'un, une amie peut très bien le faire, mais généralement je m’adresse à ma mère. Si elle n'est pas disponible, ou si je n'ai pas le temps de trouver quelqu'un d'autre, je prie très fort pour être bien habillée !

La seule personne en qui je fais entièrement confiance pour ces questions est ma mère. Elle me connaît depuis toujours, sait quels sont mes goûts, et m'orientera en fonction. C'est surtout valable lorsque je dois m'acheter des vêtements ou accessoires.


Le principal conseil que je donnerai est de faire simple. Ou en tout cas, de ne pas essayer de nouvelles choses, ou des choses trop délicates. Dans ce genre de situation, ce qui compte n'est pas la magnificence de la tenue, la colorisation du maquillage, ou le nombre d'accessoires. L'essentiel est de faire simple mais bien.


Avoir des conseils personnalisés adaptés aux personnes aveugles ou malvoyantes serait quelque chose de profitable pour toutes, quel que soit notre degré d'attachement à notre apparence. Je ne suis pas quelqu'un de très portée sur la mode et les tendances actuelles, mais des conseils pratiques sont toujours utiles !


J’ai une anecdote marquante sur ce sujet. Un jour mon amie, avec qui je partageais ma chambre à l'internat du lycée, m'a demandé de vérifier la couleur de ses vêtements (elle est totalement non voyante). Je lui ai bien dit que je pouvais voir si c'était foncé ou non, mais difficilement distinguer du marron foncé du gris foncé, bleu foncé ou noir. Elle s'est habillée selon ce que je lui ai dit, puis est allée chercher un voyant pour la vérification, avant de partir pour un enterrement. Il s'est avéré que son haut était fushia...

 

 

Hélène D.

Le maquillage, la mode, cela m'évoque l'image de moi avant de perdre la vue, image qui s'estompe de plus en plus, avec l'impossibilité d'y ajouter les stigmates du temps qui passe. Ceci est vrai également des personnes que j'ai connues.

J'apprécie qu'on me donne des détails sur la mode : description des vitrines et tenues, des gens dans la rue.

J'ai les mêmes gestes beauté qu'avant de perdre la vue. Je ne me suis jamais beaucoup maquillée et je porte toujours des lunettes noires. J'ai appris ces gestes comme une jeune fille qui voit et je continue comme avant. Je conseillerai à une aveugle qui veut se maquiller d'avoir recours à une professionnelle pour la première fois. Ensuite il faut faire confiance au toucher, se souvenir que la réussite d'un maquillage réside dans sa discrétion.

 

Pour vérifier ma tenue, je sens ma silhouette, si le vêtement choisi s'adapte bien à mon corps par exemple. Je questionne aussi mon entourage. Je reçois souvent des compliments.

Pour l'organisation des vêtements à la maison, le toucher renseigne : épaisseur, qualité, forme des boutons et je m’aide du colorino. Pour m'habiller je fais confiance à celles dont je connaissais le bon goût avant de devenir aveugle. En particulier ma "technicienne de surface" qui est très sévère dans ses jugements.

 

Une anecdote : pendant une réunion de copropriété dans mon immeuble, j'entendais mes voisins pouffer de rire. La réponse m'a été donnée une fois rentrée chez moi. Je portais un escarpin bleu et un noir. Depuis je range mes chaussures dans leur boite d'achat, par paire.

 

 

 

Salima K.

Maquillage, mode, ces termes qui font appel au vocabulaire purement visuel, évoquent pour moi le plaisir d’être belle pour les autres, mais avant tout pour moi-même. Le relooking évoque, pour moi, l’art de se mettre en valeur, avec ce que l’on est, notre propre personnalité.

Dans cette société du tout visuel, dans laquelle les publicités prônent le culte de l’image, il me paraît important de prendre le temps de s’apprêter, car la manière dont nous nous présentons est le reflet de ce que nous sommes. Si je suis bien habillée, bien maquillée, c’est le signe que je suis bien dans ma peau, donc, que je suis bien intégrée dans la société, et que je peux en quelque sorte, « me fondre dans la masse ». Ainsi, on ne me remarquera pas parce que je suis « différente des autres, de par mon handicap visuel », mais avant tout, parce que je suis féminine.

 

Pour ce qui est du maquillage, J’aime beaucoup me mettre du gloss, c’est simple à faire et c’est élégant. J’aime prendre le temps de me faire des soins du visage, des soins du corps. Une fois par mois, je vais me faire épiler et je fais un soin du visage très régulièrement en institut. Pour l’habillement, j’aime assortir mes vêtements en y apportant une petite touche de gaieté (un collier, des bijoux, une ceinture)…

Ces gestes, je les ai appris en étant très bien conseillée par des amis.

 

J’ai commencé à prendre vraiment soin de moi lorsque j’ai intégré mon premier poste chez Alain Mikli. Dans cette société du luxe, ma responsable de l’époque m’a vraiment donné envie de me faire belle.

 

Pour vérifier ma tenue, j’utilise un colorino pour reconnaître certains vêtements achetés dans plusieurs couleurs. Sinon, je m’arrange pour classer les tenues sur des cintres, les unes avec les autres (robes avec vestes par exemple).

 

Pour avoir un avis sur ma tenue ou « look du jour », je consulte les personnes en qui j’ai une totale confiance, celles qui me côtoient le plus régulièrement, qui savent qui je suis, donc, qui me voient évoluer.

 

Le principal c’est d’être « bien dans ses baskets ». Il ne faut pas laisser les autres nous « déguiser ». Les vêtements ne sont là que pour mettre en valeur ce que l’on est réellement. Il ne faut pas hésiter à demander de l’aide à des amis proches ou à de la famille mais surtout, il ne faut pas se laisser entraîner dans des choix que nous pourrions regretter. Ainsi, si la matière d’un vêtement ne nous convient pas, et que notre conseillère nous affirme que cela nous irait bien, il ne faut surtout pas l’acheter !

Certaines enseignes peuvent également nous aider en toute honnêteté, sans chercher à tout prix à nous vendre quelque chose qui ne nous irait pas. J’ai vraiment sympathisé avec une responsable d’un magasin Sinequanone qui se fait toujours un plaisir de me conseiller avec soin et de m’appeler pour m’inviter aux ventes privées du magasin. Et alors que je reçois un petit carton à la maison, elle s’assure toujours que j’ai bien l’information.

 

Pour conclure, il ne faut surtout pas oublier que c’est à nous de faire le premier pas, et d’oser demander de l’aide dans une boutique.

 

 

Marie-Laure

L’apparence, est pour moi quelque chose d’important, on vit dans un monde d’images. C’est aussi l’image qu’on renvoie aux autres et la première chose qu’ils voient de nous. C’est une manière de séduire, puisque la séduction passe, en partie, par l’apparence. Ceci est valable dans le domaine privé mais surtout dans le monde de l’entreprise.

 

Le maquillage est quelque chose de difficilement accessible pour moi. J’ai déjà vu et j’ai, il me semble, une bonne notion de la mise en valeur qu’il peut apporter, mais pour me maquiller, c’est assez difficile. J’ai suivi, à l’automne dernier une séance avec l’enseigne Yves Rocher, pour apprendre à se maquiller. Les personnes chargées de nous apprendre étaient formidables, elles nous ont montré les gestes et nous les ont fait reproduire. Mais je regrette juste que ce n’ait été qu’une heure en tout et pour tout. Apparemment, j’ai bien réussi à faire et refaire les gestes qu’on me montrait. J’ai refait ces gestes chez moi, mais je n’ai osé sortir maquillée de chez moi qu’une ou deux fois par manque de coup d’œil de confiance extérieur pour apporter d’éventuelles corrections.

 

La mode : je regrette de devoir passer par une personne de confiance pour savoir si tel ou tel vêtement ne fait pas trop “mamie” ou “jeune ado”. J’apprécie quand des gens de mon entourage me disent franchement si ce que je porte me va ou non. Mais en règle générale, je me fiche de savoir si un vêtement n’est plus à la mode. Je trouve que c’est un peu commercial tout ça. J’ai aussi pour habitude d’aller dans un magasin et de demander conseil à une vendeuse. Du coup, par la force des choses, j’ai des magasins précis dans lesquels j’aime bien aller et une vendeuse à qui j’aime plus particulièrement demander conseil. Quand j’essaie un vêtement qui me plaît, elle me dit franchement si le vêtement ne me va pas du tout. Je lui demande la couleur du vêtement, s’il fait plutôt décontracté ou très habillé, éventuellement avec quel autre vêtement je peux le porter et avec quelle autre couleur je peux l’assortir.

Le colorino a facilité les choses puisque maintenant, je peux acheter deux vêtements de même forme, de même tissu, n’ayant que la couleur qui varie. Même si le colorino n’est pas toujours fiable... Dans le placard je range par catégories : les t-shirts, les pantalons, les robes ensemble et j’accorde ensuite. Ayant déjà vu, je me souviens des couleurs et je pense à peu près savoir les accorder entre elles. Je suis juste embêtée par les couleurs comme “prune”, “taupe”... Des couleurs qui ne m’ont pas été citées du temps où je voyais.

Avant de sortir, pour un dernier contrôle, j’utilise le colorino pour vérifier la couleur de certains vêtements mais en général, je les reconnais. Je n’ai pas de personne dans mon entourage en qui j’ai assez “confiance” ou plutôt de “complicité” pour le faire. Cela demanderait aussi à cette personne d’être disponible. Je suis aussi assez pudique et je crois qu’au fond, si j’avais quelqu’un, je ne sais pas si j’oserais lui demander à moins que son rôle ne soit défini en tant que tel auparavant.  

 

L’idéal serait d’avoir des conseils de quelqu’un d’extérieur, qui ne soit pas forcément quelqu’un de proche. Même si je ne suis pas sûre de pouvoir faire confiance à n’importe qui dans ce domaine. J’aurais peur que “la relookeuse” profite de mon handicap.

Mais je rêverais d’avoir régulièrement des conseils personnalisés pour la gestion de mon apparence : comment m’habiller, quelle couleur me va, quel type de maquillage, de coiffure... J’ai la notion de certaines choses, que le rouge ou que les cheveux attachés me vont bien, mais je suis un peu moins sûre. Je doute très vite et fais quand même à défaut de faire mieux. Quand j’ai fait la formation de maquillage à Yves Rocher, j’ai regretté qu’il n’y ait pas un suivi ne serait-ce de quelque temps, une semaine ou 2, pour dire si le maquillage que j’avais refait à la maison était bien. Une vérification par un contact Skype par exemple, ce serait génial.

 

Ce n’est pas donné à tout le monde d’être à l’aise avec le handicap visuel et une formation ou du moins un débriefing avec quelques personnes de certaines enseignes seraient bienvenus. De même, je voudrais bien que des cours de maquillage, coiffure ou habillage puissent être organisés régulièrement au sein d’une association. Ou pourquoi pas, que des coiffeurs, magasins de vêtements ou enseignes d’esthétiques établissent un partenariat durables avec des associations pour aveugles pour une meilleure prise en compte de nos besoins.

 

 

Marlène P.

La mode : le fait de toujours rester le plus possible "dans le vent", comme on dit, l'idée de garder une bonne confiance en soi, une bonne image de soi (pour moi une personne qui ne prend pas soin d'elle a souvent une piètre image d'elle-même malheureusement).

 

Je ne me maquille pas malheureusement. Non pas parce que je ne le souhaite pas mais parce que je ne sais pas faire. Pour une personne non-voyante, des gestes et techniques précis doivent être utilisés et maîtrisés, je n'ai jamais eu l'occasion de les apprendre. J'ai en revanche l'habitude de m'appliquer une crème sur le visage, de me parfumer et de porter des bijoux tous les jours (montre, bracelet, bagues, boucles d'oreille). Ces gestes sont venus spontanément. Quant aux vêtements, j'essaie de les associer au mieux, et aux dires des gens autour de moi, il n'y a pas souvent de fautes de goût heureusement !

 

Lorsque j'étais enfant mon entourage m'a poussée afin que j'apprenne par cœur à associer les couleurs (telle couleur va avec telle couleur, ou l'inverse)... J'utilise ponctuellement le colorino, lorsque j'ai un doute sur la couleur d'un vêtement. Je ne l'utilise pas pour associer les couleurs proprement dites, je connais mon armoire par cœur ! Je ne mets pas d'étiquettes sur mes vêtements, ils sont classés par couleurs. Lorsqu'un vêtement ne se porte qu'avec un seul autre habit, je les mets ensemble sur un cintre. D'autre part, il n'y a pas de danger pour les fautes de goût, je porte souvent des couleurs sobres. Mes pantalons, par exemple, sont le plus souvent noirs, marron ou gris, de quoi assortir un bon éventail de couleurs au-dessus sans risques de se tromper !

 

Lorsque je fais du shopping, je sollicite ma maman ou des amies pour m'accompagner. J'ai besoin d'un avis extérieur à celui des vendeuses. Malgré la confiance qu'on peut avoir en elles, elles sont avant tout là pour vendre ! De la même façon, je ne fais que de répéter à mes collègues de travail qu'ils doivent impérativement me signaler s'il y a une faute de goût un jour sur moi. Je ne me vexerai pas, au contraire. Je ne recommencerai juste plus la même association de couleurs.

Je suis avide de conseils. Je ne suis pas franchement accro à la mode mais j'avoue être régulièrement un peu perdue au milieu de toutes ces nouvelles tendances ! J'aimerais pouvoir savoir avec plus de précisions ce qui me met réellement en valeur ou non ! Je suis parfois perdue concernant les divergences d'opinion au sein de mon entourage sur un même vêtement lorsque je le porte. L'exemple d'une de mes jupes me vient en tête. Certaines personnes me disent qu'elle me va bien et qu'elle ne me vieillit pas (j'ai 29 ans), pendant que d'autres s'insurgent en me disant que je ressemble à une grand-mère de 80 ans en la portant et que je dois la mettre au rebus immédiatement, « a-t-on idée de mettre des horreurs pareilles ? ». Comment voulez-vous vous y retrouver au milieu de points de vue si opposés ? La seule que ça pénalise vraiment, c'est moi ! Parce que mine de rien, je l'aime bien ! Au final, comme je n'ai jamais eu le fin mot de l'histoire et que personne ne s'est jamais mis d'accord à me dire sincèrement si oui ou non elle me vieillissait vraiment, je ne la porte plus, elle dort dans mon armoire ! Comme quoi, le point de vue des autres compte énormément pour moi ! Je trouve qu'il est important de soigner son apparence même quand on ne voit pas ou mal, parce que c'est la première chose que les personnes voyantes perçoivent de nous, et, qu'on le veuille ou non, c'est là-dessus que l'on sera d'abord jugé et avant tout, bien avant qu'on vienne nous voir pour nous adresser la parole !

 

Mais surtout, il faut rester naturel !

Pas jusqu’à venir en survêtement et baskets pour un rendez-vous professionnel, mais de même, ne pas se forcer à enfiler un tailleur qui donnera un style guindé au possible juste parce qu'on a un entretien, ça ne servirait à rien ! La personne devra au contraire privilégier des vêtements dans lesquels elle se sent bien, où elle est à l'aise, qu'elle a l'habitude de porter, c'est très important ! Je pense que le maquillage a aussi son importance mais il ne faut surtout pas en abuser ! La vision d'un pot de peinture ou d'un maquillage mal approprié pourrait avoir un mauvais effet sur l'employeur.

 

 

Cécile G.

Maquillage, mode... représentent pour moi des préoccupations et des angoisses.

Je ne me maquille pas. Je pense qu’il vaut mieux être propre, naturelle, que de choquer par un maquillage raté. J’ai suivi quelques séances d’apprentissage dans le cadre du CRTH (Centre de Recherche Théâtre Handicap), j’y ai appris quelques principes. J’ai toujours des produits, mais à part le rouge à lèvres, et encore, je préfère m’abstenir. Pour l’habillage, j’achète avec une personne de confiance et je retiens les couleurs, sinon je demande. Je sollicite mes enfants, différentes personnes de ma famille ou de mon entourage en sachant bien les spécialités des unes et des autres, que l’une est exigeante et les autres moins.

Je devrais écrire, parfois. Je ne suis pas si sûre de moi. Je fais confiance à ma coiffeuse. Je garde sous le coude l’idée de faire appel à un coach que j’ai rencontrée lors d’une réunion.

Dans les grandes occasions, je prépare ma toilette, je demande aux personnes présentes si je suis correcte, sortable. J’ai acheté un détecteur de couleurs dès qu’il en est sorti un, très cher, mais je me suis aperçue que ce n’est pas très fiable et je me contente bien souvent de noter ce qu’on m’a dit. Un problème qui reste toujours difficile à résoudre, ce sont les taches qu’on ne sait pas avoir faites ou qui sont restées après lavage.

Je reconnais d'abord la forme des vêtements auxquels j'associe leur couleur. En général je n’achète pas des vêtements semblables de différentes couleurs. J’ai acheté des boutons pour différencier les couleurs, mais ne les utilise pas. Quand mes enfants étaient petits, il m’arrivait de ranger une étiquette avec le vêtement.

 

J’ai appris quelques gestes « beauté » par les copines, les revues féminines, un cours par le Théâtre Handicap. Il est vrai que ce souci esthétique n’a pas été primordial pour moi et que j’ai fait souvent comme j’ai pu.

Il ne faut pas hésiter à consulter une esthéticienne ou un coach. D’ailleurs, j’envisageais moi-même de donner des conseils sur la mode pour une autre association que je fréquente. Mais je n’ai pas eu d’écho et ce n’est pas simple à organiser.

Il faudrait aussi des formations pour les vendeuses ou vendeurs pour qu’ils sachent conseiller les personnes qui ont des problèmes visuels.

 

Une anecdote : une personne voyante rendant visite à un groupe d’aveugles aurait dit que les aveugles ne savent pas s’habiller !

Et une réflexion qui me fait toujours bondir : « Je trouve que tu t’habilles trop bien pour une personne handicapée » !

 

 

Beauty and the City

Je me présente, Priscilla 24 ans férue de mode et de soins en tous genres, non-voyante malgré moi, je pense que ce handicap n'interdit pas de s'occuper de soi afin de plaire et de se plaire.

J’ai créé un groupe « Beauty and the City » ayant pour vocation de mettre en contact toute personne désirant échanger astuces, bons plans, conseils sur la beauté et le bien-être. Par bien-être il est question de soins du corps et de l'esprit, cosmétiques, aromathérapie, phytothérapie, soins en instituts, fragrances... Cela intègre aussi les tendances vestimentaires, la coiffure...

Ce groupe s'adresse majoritairement aux femmes mais n'occulte pas pour autant les conseils avisés de la gente masculine qui nous le savons aime prendre soin d'elle de temps en temps.

Pour s´inscrire, envoyer un mail à beautyandthecity-subscribe@yahoogroupes.fr

 

Nouvelle étape : Beauty and the City à dimension réelle

Des échanges d’astuces, conseils bien-être sur la toile, nous passerons pour ceux et celles qui le souhaitent à un suivi personnalisé par des professionnels, tout en restant à échelle humaine.

Bientôt, Beauty and the city vous accueillera donc pour vous dispenser les apprentissages de gestes quotidiens visant à retrouver confiance en soi et à se mettre en valeur. Des discussions abordant des thèmes qui nous touchent toutes et tous tels que, question existentielle, « quelle tenue vestimentaires adopter pour chaque occasion (entretien d’embauche, sorties entre amis ou amoureux) ». Et comme il est toujours bon de joindre l’utile à l’agréable, un suivi bien être massages vous sera également proposé.

L’image de soi, c’est l’estime de soi.

Si ce concept vous parle, n’hésitez pas à me suivre et à me faire part de vos envies. Je prendrais contact avec vous dès que ma nouvelle structure sera lancée.

Contact : priscilla.dauriac@gmail.com

 

 

 

 


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VIE DU GIAA

Des auteurs dans nos rangs 

Nicolas Bardinet

Nicolas Bardinet, banjophoniste fou et audio descripteur des aventures de Tintin pour le GIAA, a encore frappé ! Son premier roman vient de paraître aux éditions Atlantica.

 

« L’Insoumis » constitue un tendre et sensible hommage à tous ces Pyrénéens confrontés, impuissants, aux dégâts collatéraux d’une Grande Guerre laissant des traces indélébiles.

 

Cet ouvrage est disponible en librairie. 220 pages, tarif : 13 Euros.

 

Plus d’informations sur www.atlantica.fr

 

 

Philippe Lumbroso

Philippe Lumbroso, abeille ouvrière du GIAA à Paris, vérifie les ouvrages en voix humaines pour s’assurer qu’ils peuvent être ajoutés au catalogue. Il a une autre belle casquette : il écrit.

 

Après quatre articles sur le site de La Cause Littéraire, découpage d’un texte inspiré par le livre de l’artiste peintre-dessinatrice Anne Gorouben « 100 Boulevard du Montparnasse », cette fois nous le retrouvons dans un ouvrage à plusieurs mains : « Juliettes ». Celui-ci regroupe quatre nouvelles, écrites par quatre « écrivants » non encore publiés, inspirées chacune par une toile de l’artiste peintre Juliette Lemontey. Il est disponible depuis le 25 février aux éditions Le Réalgar (tarif : 10 euros).

 

Pour en savoir plus : http://lerealgar-editions.fr/

 

La galette des rois au GIAA (Paris)

Le 16 janvier à 14h, il régnait une ambiance particulière dans les locaux du GIAA. Permanents et bénévoles s’étaient rassemblés pour célébrer les rois et déguster de la galette ou une part de brioche.

Des reines et des rois sont donc apparus au fur et à mesure de la dégustation. Certains portant fièrement la couronne, d’autres s’échangeant les fèves ou se contentant de déguster car les galettes étaient, cette année encore, succulentes !

Pour ceux qui n’ont pu être présents ce jour-là, nous pensons à vous et nous aurons certainement d’autres occasions de partage. Vos suggestions pour ces moments de convivialité sont les bienvenues, alors n’hésitez pas !

 

 

 

Salon UrbAccess

Par Nathalie Sassier

 

UrbAccess est le salon européen professionnel de l’accessibilité et de la conception universelle. Il tenait sa 3ème édition en février dernier afin de dévoiler l’ensemble des solutions, savoir-faire et bonnes pratiques de demain.

 

Pendant 2 jours, des entreprises européennes ont présenté des innovations en faveur de l’accessibilité au sein de l’environnement urbain que ce soit à destination des personnes en situation de handicap, des personnes âgées, des enfants, des personnes ayant des problèmes empêchant une accessibilité optimum (surpoids important, problème d’articulation, poussette, bagages en nombre...).

 

Le GIAA a également participé en représentant la BNFA. Invité par Solidarités Numériques sur le stand « Ville Internet », nous avons eu l’opportunité de présenter cette bibliothèque accessible à un public de visiteurs décisionnaires et à un public de particuliers sensibles à la cause des personnes aveugles ou malvoyantes.

 

Nous remercions notre partenaire Solidarités Numériques de nous avoir permis de côtoyer ces personnes et d’avoir pu mettre en valeur la BNFA auprès d’un auditoire plus large.

 

 

 

Le GIAA est à la recherche de nouveaux bénévoles

Bénévole coordinateur du Club Emploi

En 2003, le GIAA crée en France la première structure d’accompagnement dédiée aux personnes aveugles et malvoyantes en situation de recherche d’emploi, de reconversion professionnelle ou de formation. Grâce à une équipe de 12 accompagnateurs bénévoles le Club Emploi accompagne de plus en plus de candidats chaque année.

 

Vous aimez le travail en équipe et vous avez un bon relationnel, vous pouvez vous rendre disponible environ 2 jours par semaine, nous recherchons un(e) bénévole pour coordonner l’activité du Club Emploi avec le Responsable de l’équipe.

Missions :

           Assurer la coordination entre les membres du Club Emploi

           Accueillir et informer les nouveaux candidats 

           Coordonner le planning des RDV avec l’équipe des accompagnateurs

           Organiser et participer aux réunions des bénévoles du Club Emploi (ordre du jour, convocation, compte rendu)

Une bonne maîtrise des outils bureautiques est indispensable ainsi que de l’expérience professionnelle (si possible avec une ouverture au domaine des ressources humaines).

 

Bénévole au service Lecture Directe

Vous aimez rendre service et vous aimez les contacts humains ? Nous recherchons des bénévoles pour se rendre au domicile de personnes déficientes visuelles afin de les aider dans de petites tâches administratives ou leur faire la lecture de livres ou de documents.

Contactez Mme Catherine LEBRUN au 01.47.34.30.00 le mardi après-midi.

 

Si l’une de ces annonces vous intéresse, contactez Marie Vaillant, coordinatrice des Ressources Humaines et du bénévolat par mail ressources.humaines@giaa.org ou par téléphone au 01.47.34.30.00.

 

N’hésitez pas à en parler autour de vous !

 

 

Un homme, une œuvre, un enregistrement

Par Philippe Lumbroso

 

Arthur Poitevin, né en 1917 à Port-en-Bessin, près de Bayeux, aveugle à 3 ans suite à un glaucome, devint, adulte, un musicien accompli, violoniste d'abord, mais aussi pianiste, accordéoniste, chanteur, compositeur et poète. Il enseignait la musique et était organiste titulaire de l'église saint-Patrice à Bayeux, tenant quelquefois les grandes orgues de la cathédrale. Lors de l'invasion allemande en 1940, suivant l'exemple de son cousin Joseph Poitevin, d'un an son aîné, - ils faisaient tous deux partie des "Jeunesses Maritimes Chrétiennes"-, il entre dans la Résistance. Il est arrêté le 20 septembre 1943, puis déporté le 12 novembre au camp de Natzwiller-Struthof, en Alsace, et transféré à Dachau à partir de septembre 1944, lors de l'évacuation du Struthof par les Allemands contraints par l'avancée alliée. Après la libération de Dachau le 25 avril 1945, il revient chez lui en compagnie de son camarade de déportation Jacques Noë. Il décède à 34 ans en 1951 d'une maladie de cœur, très probablement due aux expérimentations des médecins nazis dans le camp alsacien. Voilà les faits bruts. Mais il nous est apparu essentiel d'évoquer sa figure ici car nous disposons de témoignages exceptionnels de ses proches camarades de déportation, son cousin Joseph Poitevin, François Guérin, preuves de sa profonde humanité. Tous faisaient partie du même réseau de Résistance. Et surtout lui-même a laissé un bouleversant récit de sa déportation, rédigé en 1946 juste à la sortie de l'enfer des camps avec sa femme Raymonde. Celle-ci lui donnera trois garçons et une fille, Marc d'abord en 1946, Odile en 1947, puis des jumeaux Jacques et Jean en 1950, et lui restera fidèle jusqu'au bout. Elle décèdera en 2008 à l'âge de 94 ans. Nous avons enregistré ce récit, intitulé "Souvenirs d'un aveugle déporté" (disponible via ce lien : http://www.giaa.org/QSLD-Avril-2014.html), mais avant sa lecture ou son écoute, nous vous invitons à lire cette brève présentation historique. Rappelons ici qu'un autre aveugle, Jacques Lusseyran, déporté lui à Buchenwald, a raconté son expérience dans le livre "Et la lumière fut" (disponible au catalogue du GIAA).

 

Commentaires sur le récit

Comme précisé, ce récit, écrit en 1946, sont les souvenirs de la traversée des camps de Natzwiller-Struthof et Dachau d'Arthur Poitevin. Comme il s'en explique au début, le lecteur voyant pourra s'étonner de certaines précisions. Il peut se demander : comment Arthur pouvait-il savoir tout ce qu'il décrit ? D'abord, bien évidemment, même si ce n'est pas un récit d'historien, tous les témoignages de ses camarades corroborent parfaitement ses dires : le récit est terriblement véridique, ce dont il n'est pas question de douter. Chaque mot est là, à sa place, souvent lourd de sens et de souffrance, mais n'est-ce pas souvent le cas chez les non-voyants : ils ne se paient pas de mots ? Paradoxalement, la cécité d'Arthur, a priori si dangereuse dans cet enfer où tout l'organisme était sollicité pour "tenir", l'a peut-être en partie protégé, en lui épargnant la vision de l'horreur, n'entamant pas trop profondément sa foi intérieure. Lusseyran a parlé de sa résistance aux interrogatoires des SS, sa capacité à rentrer en lui-même : " C'était un fait que, en leur [les SS] présence, j'oubliais leur présence, lorsque j'oubliais tout sauf ce que je rencontrais à l'extrême fond de moi, au plus intérieur de mon univers intérieur, dans cet endroit où, grâce à la cécité, j'étais descendu parfois et où il n'y a absolument plus rien que de la lumière [...]"

Mais si le récit d'Arthur Poitevin est sobre et plutôt pudique, de par la volonté même de son auteur, ce n'est pas un récit purement descriptif, comme l'avait voulu Primo Lévi dans son "Si c'est un homme". C'est un texte poignant, empreint d'une foi, en Dieu et en l'homme, ici les deux se confondent, d'une humanité lumineuse. Une œuvre vibrante, qui à la fois témoigne de la profonde perception et compréhension qu'avait l'aveugle Arthur Poitevin de cet Enfer, de cette Géhenne et qui rappelle la nécessité, dans ces épreuves à la limite de l'humain, de la solidarité entre les hommes de bonne volonté, ou simplement dignes de ce nom ; et enfin qui nous touche plus intimement que ne le ferait un livre d'histoire. Une authentique œuvre littéraire, et bien plus que cela.

 

Références :

- Camp de Concentration Natzwiller-Struthof : www.struthof.fr

- « Bayeux et le Bessin 1940-1944, Vie Quotidienne, Résistance, Déportation, Libération & Journal de déportation d'Arthur Poitevin » réalisé par les collèges Paul Verlaine d'Evrecy et Alain Chartier de Bayeux (ISBN : 2-9510186-0-6)

 

 

La Fondation Steria Institut de France en visite au GIAA

Le 10 février dernier, l’équipe du GIAA accueillait dans ses locaux la Fondation STERIA, venue remettre à Priscilla, jeune candidate suivie par le Club Emploi, son chèque de soutien, fruit de la mobilisation des collaborateurs de l’entreprise lors de la journée de solidarité One Day Challenge 2012 (cf. interview de Priscilla ci-dessous).

 

L’occasion de rappeler que la Fondation STERIA soutient les actions et projets de l’association depuis 2005. Le GIAA avait alors bénéficié de l’expertise de Thierry GOHON, Directeur du Développement Telecom au sein de l’entreprise, pour la refonte de son site Internet.

Le lancement de la BNFA a également été encouragé par la Fondation avec laquelle nous lançons une nouvelle version du site de la bibliothèque : plus moderne et plus accessible, elle sera disponible d’ici fin juin, grâce à l’investissement d’un duo de choc, Ludivine LEGLAND, Directrice de projets et Anna MOR GARCIA, Responsable Avant-vente chez Steria.

Enfin, nous collaborons avec l’équipe de la Mission Handicap Steria France pour une meilleure insertion professionnelle des personnes handicapées visuelles. La mission Handicap a d’ailleurs participé au One Day Challenge en mettant en place des animations de sensibilisation au Handicap. 

L’implication de la Fondation STERIA nous permet de toujours proposer des solutions sur-mesure, innovantes et de qualité aux personnes aveugles ou malvoyantes. 

 

De nouveau, nous remercions donc Dominique LAMBERT, Déléguée Générale de la Fondation, pour son enthousiasme et son dynamisme autour des projets de l’association ainsi que tous les collaborateurs engagés à nos côtés.

 

 

De gauche à droite :

A l’arrière plan :

Jacques BEDHET, Accompagnateur au Club-Emploi

Anna MOR GARCIA, marraine du GIAA

Dominique LAMBERT, Déléguée Générale de la Fondation STERIA

Anne CLAUTRIER, Responsable de la Mission handicap de STERIA

Philippe JOATTON, Accompagnateur de Priscilla

Au premier plan :                             

Priscilla DAURIAC, Candidate suivie par le Club-Emploi

Marie-Renée HECTOR, Présidente du GIAA

Thierry GOHON, Parrain du GIAA

 

Découvrez les témoignages de nos marraines, Anna MOR GARCIA et Ludivine LEGLAND, sur : www.fondationsteria.org, rubrique « Paroles de Bénévoles ».

 

 

 

 

 

 

 

Du côté du Club Emploi

Priscilla à l’honneur du One Day Challenge

 

Fiche d’identité

Prénom : Priscilla

Age : 29 ans

Aveugle depuis l’âge de 4 ans

Un fidèle compagnon à quatre pattes Vigean (10 ans)

Accompagnée par le Club Emploi depuis un an et demi environ

 

C’est par l’intermédiaire d’une amie, présidente de la section jeunesse Views, que j’ai pris connaissance du Club Emploi. On m’a indiqué qu’il agissait dans plusieurs domaines liés à un projet professionnel. J’ai pris contact avec le Club Emploi et eu Véronique Mouttiez au téléphone puis un premier rendez-vous avec mon binôme attitré : Bertrand et Philippe.

 

photo Priscilla et Vigean

 

Mon objectif était double : avoir un coup de main dans la structuration de mon projet, dont j’avais déjà les grandes idées mais pas le cadre, le recul pour me lancer efficacement, et avoir de l’aide pour la constitution de dossiers de demande de bourses pour financer mes études et le lancement de mon projet.

Mon projet ? Il s’agit de monter une société de consultants en image et bien être pour personnes handicapées. Tout d’abord j’avais pensé essentiellement aux personnes déficientes visuelles mais pourquoi exclure les autres handicaps ? J’ai donc décidé de m’adresser à toute personne avec un handicap. Ces personnes seraient reçues par des professionnels : un conseiller en image, une coiffeuse, une maquilleuse et une spécialiste du bien­-être (moi). Une offre assez complète mais qui pourra être à la carte en fonction des besoins des personnes.

Si tout se passe bien, je pourrais effectuer mes premiers massages à mon compte dès juin 2014 et commencer à monter mon équipe en parallèle. Le seul frein actuel est le manque de locaux mais je suis sur ce problème. J’espère bien pouvoir proposer mon offre complète dès 2015.

 

Je remercie énormément mes accompagnateurs du Club Emploi. Sans eux, je ne serais pas là et je n’aurais pas autant confiance en mon projet. Ce binôme est une excellente chose. L’un, déficient visuel, comprend tout de suite les problèmes liés à ma condition et les freins potentiels auxquels je peux faire face. L’autre, voyant, donnera des conseils pratiques et tenant moins en compte l’aspect handicap. Leur disponibilité me motive face à certains aléas ou phase de découragement. Ils sont là pour me booster et me recadrer en gardant en tête mon objectif : la réalisation de mon projet.

Mon suivi est toujours en cours. Il me reste des financements à trouver pour financer la fin de ma scolarité et pour me lancer en tant qu’auto-entrepreneur.

 

Le financement d’une partie de mon matériel par la Fondation Steria fut une très bonne surprise. En 2012, le GIAA a participé au One Day Challenge qui permet de récolter des fonds lors d’une journée de solidarité organisée auprès des salariés sur plusieurs sites de cette SSII. Cette année là, il avait donc été convenu que les fonds collectés bénéficieraient au Club Emploi et à l’un de ses candidats. Mon profil a été retenu et j’ai conscience d’avoir eu beaucoup de chance. Ce « bonus » permettra de financer du matériel me permettant notamment d’assurer la communication et la gestion de ma future entreprise. Ce matériel adapté est essentiel pour la poursuite de mon cursus, pour suivre des conférences sur mon secteur (j’ai pu investir dans un enregistreur numérique) et développer mon réseau.

Je remercie la Fondation Steria d’avoir cru en moi et de soutenir mon projet.

 

Ce soutien ainsi que celui du Club Emploi me donne la force d’avoir confiance en moi et en mon projet. Je me rappelle que lors d’un entretien pour présenter mon projet à la Fondation Occitane, j’étais tellement angoissée que j’imaginais le pire : des questions pointues, des critiques négatives, un rejet de mon projet... Finalement, je me suis retrouvée face à trois personnes attentives, ouvertes et très gentilles. Sans le Club Emploi, je pense que je n’y serais jamais allée tellement j’étais effrayée et j’aurais raté une belle opportunité. Quand je leur ai expliqué mes appréhensions, ils ont « joué aux méchants » pour me préparer à cet entretien. Je me suis donc sentie prête et en confiance pour affronter ce jury.

Le Club Emploi me permet d’apprendre à me valoriser et à valoriser mon projet et surtout d’avoir confiance en moi.

 

Maintenant, je n’ai qu’une hâte, que mon projet prenne forme et que les personnes sortent de leur réserve pour venir prendre conseil, bénéficier d’astuces auprès de ma structure. L’objectif pour elles étant d’être prêtes à affronter toutes les situations : un dîner d’affaire ou apprendre à jouer de sa séduction.

Mon challenge 2016 : convaincre les hommes, déficients visuels notamment, de passer par l’une de mes sessions !


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CULTURE ET LOISIRS

« Jeu vidéo » jusqu’au 24 août 2014

Il faut se rendre à l’évidence, à l’heure actuelle, le jeu vidéo est loin d’être réservé aux adolescents.

Une trentaine de dispositifs originaux qui sont autant d’expériences de jeux ou de découvertes ludiques, sont répartis au sein d’une scénographie futuriste où chacun peut se frayer son propre parcours de visite parmi les quatre pôles thématiques de l’espace d’exposition de presque 1 000 m² :

  • Les expériences de jeu 
  • Le jeu vidéo : où, quand, comment ?
  • La fabrique des jeux
  • Jeux vidéo et société

Par exemple, le jeu « Evil blind mutant monster attack » : dans un laboratoire, un scientifique doit survivre pendant deux minutes à l’attaque d’un monstre aveugle.

2 joueurs dont 1 voyant s’affrontent en utilisant réciproquement soit l’image ou soit le son pour se repérer. Qui sortira vainqueur de ce combat ?

Le monstre que vous incarnerez est représenté en relief à côté de la cabine de jeu : comme quoi d’autres expériences de jeu sont possibles et qui dit « jeu vidéo » ne veut pas forcément dire « image ».

Et puisque nous avons tous une histoire avec le jeu vidéo, 11 films audiodécrits de portraits vidéos de personnes célèbres (ou anonymes) témoignent çà et là de leur propre expérience.

La visite est gratuite pour les personnes déficientes visuelles mais il est nécessaire de prendre un billet gratuit aux caisses sur présentation d’un justificatif.

 

Informations :

Pour toute information complémentaire, réservation d’animation ou d’accompagnement (y compris de visiteurs individuels) : 01.40.05.79.54 ou 01.40.05.75.35 et par mail : info.deficientvisuel@universcience.fr

 

Cité des sciences et de l’industrie

30, avenue Corentin Cariou – 75019 Paris

Métro : Porte de la Villette, descendre en tête de rame en venant de Paris

 

 

« La voix », l'expo qui vous parle

La voix est un instrument familier et mal connu qui fascine et passionne beaucoup.
Tous les jours, nous mesurons à quel point elle nous est utile pour communiquer avec les autres.
Tous les chanteurs, comédiens et orateurs savent que leurs cordes vocales sont un "moteur" sensible qu'il faut protéger. Les scientifiques plus précis, appellent "plis vocaux" ces replis du larynx essentiels pour transformer notre souffle en voix. A la fois puissante et fragile, la voix peut nous toucher, nous séduire, nous agacer. Pourtant, nous ignorons souvent comment elle fonctionne, ce qu'elle dévoile de notre personnalité et ce dont elle est capable.

 

Les incontournables de cette visite

·     La maquette en relief du larynx et des cordes vocales.

·     Le puzzle de l'appareil vocal. Sur un support vertical aimanté, placez les organes impliqués dans la phonation.

·     Le multimédia « Transformer sa voix ». Enregistrez-vous et amusez-vous à changer votre propre voix : vous pouvez la rendre plus féminine ou plus masculine, plus âgée ou plus jeune.

·     Le jeu « D’où vient cet accent ». Essayez de reconnaitre et de situer sur une carte en relief différents accents francophones. Pas si simple !

·     « Voix en scène » : un film vous offre une sélection de grandes voix (lyrique, jazz, blues, pop, rock, variété, rap, etc.) des années 50 à nos jours. En contre-point, le commentaire d'artistes qui parlent de leur voix ou de spécialistes sur les caractéristiques vocales de certains chanteurs.

 

Cette exposition est proposée depuis le 10 décembre et sera disponible jusqu’au 28 septembre 2014.

Durée de la visite : 2h

Pour en savoir plus : www.cite-sciences.fr/fr/a-visiter/expositions-temporaires/la-voix

 

 

Ateliers et animations en lien avec l’exposition à la bibliothèque des Sciences et de l'Industrie

 

Rééduquer la voix par la méthode Alexander - samedi 17 mai 2014, de 14h à 18h.

Présentation des principes développés par un acteur, Frédérick Matthias Alexander, pour pallier ses problèmes d'élocution et rééduquer sa voix. Avec une démonstration pratique.

Animé par Guy-Vincent Aknin, professeur de la technique Alexander

Cité de la santé, niv.-1 de la Bibliothèque.

Sur inscription au 01.40.05.76.84.

 

L’audiodescription : clé de l’accessibilité culturelle - samedi 7 juin 2014, de 14h30 à 17h30.

Un atelier pour informer et sensibiliser sur l’intérêt et l’importance de ce procédé qui facilite la compréhension d’un film documentaire pour les personnes déficientes visuelles.

Avec Marie Diagne, audio-descriptrice et l’équipe de la salle Louis Braille.

Salle de cinéma Jean Painlevé, niv.-2 de la Bibliothèque.

Sur inscription au 01.40.05.78.42 ou par mail : sallelouisbraille@universcience.fr 

 

Chanter en protégeant sa voix - samedi 21 et dimanche 22 juin 2014, de 14h à 18h.

“Technique du Chanteur Moderne” : découvrez les particularités de votre voix en utilisant des outils ludiques et pratiques pour en faire un usage optimal... et amusant !

Avec les Chanteurs Modernes, sous la direction de Allan Wright.

Cité de la santé, niv.-1 de la Bibliothèque.

Sur inscription au 01.40.05.76.84.

 

Informations pratiques :

Cité des Sciences et de l'Industrie

30, avenue Corentin-Cariou - 75019 Paris

Serveur vocal : 01.56.43.20.20

Mail : infocontact@universcience.fr

 

 

 

 

Nouveaux voyages au Maroc avec Azimut Voyages

 

Villes impériales marocaines

Spécialement conçu pour les déficients visuels, ce voyage vous mène à la découverte de la belle Rabat, de la mosquée Hassan II de Casablanca et Marrakech.

Votre séjour est ponctué d’une halte dans le Haut-Atlas pour profiter de la nature et de ses grands espaces selon un programme à définir selon vos envies.

Prix : 985 € par personne (hors transport aérien)

Durée : 8 jours

Période : toute l’année sur demande à partir de 2 voyageurs

 

Immersion en pays berbère

Partez en immersion dans une vallée merveilleuse située au cœur des montagnes de l’Atlas et partagez le quotidien des Berbères de la région : marche au travers des villages et des jardins en terrasse, poterie, cuisine, souk traditionnel…

Prix : 815 € par personne (hors transport aérien)

Durée : 8 jours

Période : du 23 au 30 mai 2014

 

Des montagnes de l’Atlas aux rivages d’Essaouira

Ce voyage participatif vous mène sur de petits sentiers à la découverte du mode de vie de la population berbère, des villages typiques des montagnes de l’Atlas en passant par les rivages d’Essaouira.

Une découverte du Maroc pleine de saveurs, d’odeurs, de partage.

Venez sans accompagnateur, Azimut Voyage a formé toute une équipe locale pour vous guider et vous faire découvrir sa culture !

Prix : 865 € par personne (hors transport aérien)

Durée : 8 jours

Période : du 8 au 15 juin 2014

 

En savoir plus :

www.azimut-voyage.fr/non malvoyants/accueil non malvoyants.html

 

 


Le Musée de l’Ile d’Oléron

Inauguré en avril 2006, le musée de l’île d’Oléron est installé dans une grande bâtisse du XVIIIème située place Gambetta à Saint Pierre d’Oléron.

Il présente une synthèse de l’histoire et de l’ethnographie de l’île d’Oléron constituant ainsi une excellente introduction à la découverte de l’île. Sa collection permanente présente l’évolution des hommes sur le territoire insulaire du néolithique (fabrication de parures à partir de coquillages) à nos jours. Le parcours chronologique des salles d’expositions permet de suivre les thèmes principaux comme la saliculture, la viticulture, le gemmage, les pêches, les costumes traditionnels, l’habitat…..Les collections font le lien entre le passé, le présent et l’avenir.

L’espace cartographique, les ambiances sonores à travers les témoignages oraux d’anciens oléronais, les technologies interactives, les films (dont un sur l’ostréiculture tourné au château d’Oléron en 1907) contribuent au dynamisme de ce musée. Une maquette tactile d’un marais salant permet de comprendre le processus de salinisation.

En plus de ses collections permanentes, le musée mène une politique dynamique d’expositions temporaires en présentant deux expositions par an.

Le service des publics invite les adultes et le jeune public, groupes et individuels, à découvrir le musée par le biais de visites commentées et d’ateliers pédagogiques. La durée de la visite et son contenu peuvent être modifiés selon le type de public et ses attentes.
Labellisé « Musée de France » et « Tourisme et Handicap », le musée est entièrement accessible à toutes les personnes en situation de handicap. En effet, des aménagements spécifiques ont été mis en fonction du handicap. Par exemple, la visite sensorielle permet aux personnes malvoyantes et non-voyantes d'aborder les collections du musée à partir d'expériences tactiles, olfactives et sonores. Le musée a, d’ailleurs, reçu le prix national 2007 « Des musées pour tous » décerné par le Ministère de la Culture et de la Communication pour son action d’excellence et de bonne pratique en matière d’accessibilité pour les visiteurs handicapés.

 

Horaires et tarifs

Novembre à mars : ouvert tous les jours sauf le lundi de 14h à 18h

Avril à juin, septembre, octobre : ouvert tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 18h.

Juillet-août : ouvert tous les jours de 10h à 19h.

Plein tarif : 4,50 €

Tarif réduit : 2,50 € groupe de plus de dix personnes, les personnes en situation de handicap, les visiteurs venus accompagnés d’un prestataire, les étudiants, les enfants (6-18 ans), les pass, les demandeurs d’emploi sur justificatif.

Pass individuel annuel (accès aux expositions permanentes et temporaires pendant un an) :11 €.

 

 

 

Spectacles en audiodescription

Opéra National de Paris

         « La Bohême » de Giacomo Puccini

Mise en scène : Jonathan Miller

 
Paris, au dix-neuvième siècle. Alors que le peintre Marcello vit une relation explosive avec sa maîtresse volage Musetta, Rodolfo, compagnon d’infortune et poète, vit avec Mimi un amour passionné mais tragique : atteinte de phtisie, la jeune cousette se sait condamnée à court terme…

 

Représentations adaptées :

Dimanche 29 juin 2014 à 19h30
Mercredi 02 juillet 2014 à 19h30
Vendredi 04 juillet 2014 à 19h30

 

Informations pratiques :

Opéra National de Paris

Site Bastille place de la Bastille - 75012 Paris

Site internet : www.operadeparis.fr

 

Réservations : Chantal Mousterou
Par téléphone : 01.40.01.18.50 ou par mail : cmousterou@operadeparis.fr

 

 

 

ANGERS NANTES OPERA

« La Flûte enchantée » de Mozart

Mise en scène : Patrice Caurier et Moshe Leiser

 

Qu’il est périlleux pour un jeune prince de s’enticher d’une jeune fille à la vue de son portrait ! Surtout quand sa mère est reine de la nuit, surtout quand elle est captive en un secret royaume ! Certes, ils s’aiment au premier regard, mais ont-ils seulement idée des mille et une épreuves qu’ils ont à traverser avant de pouvoir convoler ? Qu’importe ! Ces nobles cœurs triompheront de tout, et surtout d’eux-mêmes. Ils croyaient y gagner l’amour ? Ils finiront par y acquérir grâce et sagesse.

 

Représentations adaptées :
Dimanche 1er juin 2014 à 14h30

 

Informations pratiques :

Théâtre Graslin

1 rue Molière – 44 000 NANTES
Site internet : www.angers-nantes-opera.com

Réservations : Laura Feuillet
Par téléphone au 02.41.36.76.55 ou par mail : feuillet@smano.eu

 

 

FESTIVAL D’AIX-EN-PROVENCE

« Il Turco in Italia » de Gioacchino Rossini

Mise en scène : Christopher Alden

 

Par un soleil radieux d’opéra bouffe, voici qu’un prince turc bien fait de sa personne et pourvu d’une agile voix de basse débarque sur la côte napolitaine en quête d’aventures féminines. Il ne tarde guère à rencontrer une pétulante Italienne, soprano aussi coquette que virtuose, habituée à papillonner auprès de ses admirateurs au grand dam de son vieux mari. Tout ce petit monde se désire, se jalouse et se dispute sous les yeux du poète Prosdocimo et pour son plus grand bonheur. Car cet auteur en quête de personnages cherchait précisément l’inspiration pour une pièce à écrire. Il ira jusqu’à influer sur les actions de ces figures tragi-comiques, donnant une dimension quasi pirandellienne à l’opéra le plus fou mais aussi le plus délicat de Gioacchino Rossini.

 

Représentations adaptées :

Mardi 15 juillet 2014 à 21h30

 

Informations pratiques :

Palais de l'Ancien Archevêché

28, Place des Martyrs de la Résistance - 13100 Aix-en-Provence

Site internet : www.festival-aix.com

 

Réservations : Anne-Sylvie Gautier

Par téléphone au 0442173492 ou par mail : anne-sylvie.gautier@festival-aix.com

 

 

Le programme complet sur le site d’Accès Culture : www.accesculture.org


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LECTURE

Le livre du moment

 «Aimé Césaire, frère volcan » de Daniel Maximin

Daniel Maximin, ami et complice discret et attentif d’Aimé Césaire, fait ici à voix libre et nue le récit de leurs échanges fervents durant plus de quarante ans entre Paris et leurs Antilles.

Ni souvenirs pieux, ni confidences impudiques, ni biographie distanciée, cette évocation de l’homme et du poète par celui qu’Aimé Césaire appelait son frère volcan, est une vivante introduction à l’œuvre, à la pensée et à l’action de cette figure majeure du XXe siècle.

 

Daniel Maximin est l’auteur vedette de notre café littéraire du 5 avril. L’enregistrement de cette session sera disponible sur le site internet la semaine suivant le café dans la rubrique « Agora Sésame ».

 

Editions Gros Caractères

Nouveautés Feryane

« Le bleu des abeilles » de Laura Alcoba

La narratrice a une dizaine d’années lorsqu’elle quitte l’Argentine pour rejoindre sa mère, réfugiée en France. Son père est en prison à La Plata. Laura Alcoba décrit une dure réalité avec la voix d’une enfant éblouie. La vie d’écolière, la découverte de la neige, la correspondance avec le père emprisonné, l’apprentissage émerveillé de la langue française forment une chronique joyeuse et profondément touchante.

 

«Bleus horizons » de Jérôme Garcin

Novembre 1918. Jean de La Ville de Mirmont est fauché par un obus allemand sur le Chemin des Dames, laissant derrière lui un roman et un recueil de poèmes inédit.

Jérôme Garcin raconte le destin de Louis Gémon, compagnon d’armes imaginaire du jeune auteur, épris comme lui de littérature. Louis consacrera son existence à faire vivre la mémoire de son ami. Il fera publier son recueil, L’Horizon chimérique, et rencontrera les célébrités du monde littéraire de l’entre-deux-guerres.

Un magnifique roman sur la grâce de l’amitié.

 

« La cuisinière d'Himmler » de Franz-Olivier Giesbert

Ceci est une épopée drolatique d’une cuisinière qui n’a jamais eu peur de rien. Personnage loufoque et truculent, Rose a survécu aux abjections du XXe siècle qu’elle a traversé sans rien perdre de sa sensualité ni de sa joie de vivre. Entre deux amours, elle a tout subi : le génocide arménien, les horreurs du nazisme, les délires du maoïsme. Mais, chaque fois, elle a ressuscité pour repartir de l’avant.

« A peine a-t-on ouvert le livre que les pages filent, s’envolent, et la fin survient trop tôt. » Le Nouvel Observateur.

 

 

 

Nouveautés Editions de La Loupe

« Eloge de la faiblesse » d’Alexandre Jollien

Alexandre Jollien consigne, ici, sous la forme d’un dialogue socratique, les événements qui ont jalonné son existence et en tire mille enseignements. Après dix-sept ans passés dans une institution spécialisée pour personnes handicapées, il suivra une scolarité officielle le conduisant vers des études de philosophie à l’Université de Fribourg. C’est une leçon de vie pour tous.

 

 « Au cœur de l’histoire » (tome 2) de Franck Ferrand

Ce deuxième tome des récits historiques de Franck Ferrand en réunit une quinzaine tirée des meilleurs numéros de l’émission « Au cœur de l’histoire » (Europe 1). Grâce à son esprit frondeur, l’Histoire se pare chaque jour de nouvelles couleurs.

« J’ai choisi ces récits en fonction de leur force et de leur variété, explique Franck Ferrand, mais aussi de leur originalité… Autant dire que ce sont mes préférés. »

 

 

« Le secret d’Osiris » de Nabil Mallat

Maxime de Latour, archéologue français, découvre sur le plateau de Gizeh une chambre funéraire dédiée à Osiris. Le papyrus trouvé dans le sarcophage s’avère être « l’Enseignement Primordial », premier texte de l’Egypte retranscrit de la main d’Imhotep, l’inventeur de la pyramide. Il retrace l’odyssée d’Osiris dans le Sahara alors encore fertile. Cette découverte inespérée alerte les autorités locales et attire le criminel le plus recherché du pays, Seth… A l’instar d’Indiana Jones, il faudra beaucoup d’audace à Maxime, John et à la belle Stella pour découvrir le secret du papyrus et déjouer les plans de Seth.

 

 

 

 

 

 

 

 

OURS

Revue de l’Association des Intellectuels Aveugles ou Amblyopes (GIAA)

Revue trimestrielle

5, avenue Daniel Lesueur - 75007 Paris

Téléphone : 01 47 34 30 00

Site internet : www.giaa.org                                     Courriel : giaa@giaa.org

Directrice de la publication : Marie-Renée HECTOR

Rédactrice en chef : Nathalie Sassier

Comité de rédaction : Paul Allard, Daniel Belin, Inès Duhesme, Stéphane Guasson,
Marie-Renée Hector, Philippe Lumbroso, Alain Masson, Marie-Christine Mouttet,
Nathalie Sassier, Marie de Saint-Blanquat, Anne-Marie Tabone.

Maquettiste : Stéphanie Zoccola

Coordination graphique : Nathalie Sassier

Coordination transcription supports adaptés : Stéphane Guasson

Version audio : Sophie Chéreau

Relecture : Guy Béranger, Michèle Collat

 

Abonnements : GIAA

IMPRESSION GIAA

ISSN : 1772-4031



GIAA Alsace

14 A rue de Mulhouse - 67100 Strasbourg

Tél. : 03.69.09.22.31

Mail : contact.alsace@giaa.org

 

GIAA Aquitaine

14 rue de la Réole - 33800 Bordeaux

Tél. : 05.56.31.48.48

Mail : contact.aquitaine@giaa.org

 

GIAA Auvergne

35 avenue Franklin Roosevelt

63000 Clermont-Ferrand

Tél. :04.63.79.70.55

Mail : contact.auvergne@giaa.org

 

GIAA Centre

288 Chemin Lucien Bonneau

18100 Mery-sur-Cher

Tél. : 02.48.71.30.36

 

 

GIAA Ile de France

5 avenue Daniel Lesueur

75007 Paris

Tél. : 01 47 34 30 00 – Mail : giaa@giaa.org

 

GIAA Lorraine

BP 23703

54097 Nancy Cedex

Tél. : 03.83.27.70.33

Mail : contact.lorraine@giaa.org

 

GIAA Paca-Corse

Le Placer A - 72 avenue Benoît Malon

83100 Toulon

Tél. : 04.94.36.77.48

Mail : contact.paca-corse@giaa.org

 

GIAA Pays de Loire

109, rue Eblé

49000 Angers

Tél. : 02.41.86.13.25

Mail : contact.paysdeloire@giaa.org


 

Services du GIAA

Services audio :

- La bibliothèque = propose près de 7000 titres enregistrés sur CD DAISY

- Le kiosque sonore = service d’abonnement presse à 20 revues.

- L’enregistrement à la demande

 

Services Braille et gros caractères :

- transcription à la demande de tout document, ouvrages, document professionnel…

- revues jeunesse et adulte

 

La lecture directe :

Le GIAA met en contact la personne aveugle ou malvoyante avec un bénévole voyant. Le rôle du bénévole est d’assister pour la lecture : rechercher puis feuilleter des livres dans une bibliothèque, lire des documents manuscrits ou polycopiés, le courrier…

 

Un Club Emploi :

Le Club Emploi du GIAA propose un accompagnement individuel personnalisé, centré sur la spécificité de la personne déficiente visuelle en situation de recherche d’emploi.

 

 

Les boutiques du GIAA :

Le GIAA dispose pour ses adhérents de boutiques qui proposent, selon les délégations, des méthodes d’apprentissage du Braille, du matériel pour lire et écrire du Braille ou des gros caractères, et divers produits adaptés qui facilitent la vie quotidienne des aveugles et malvoyants (loupes, montres, ...).

 

Sections du GIAA

-    Amitiés Pouget : regroupe des prêtres, diacres, religieux et religieuses malvoyants ou non voyants. Ils publient la « lettre d'Ananie ».

 

-    GPEAA (Groupement des Professeurs et Educateurs d'Aveugles et Amblyopes) : groupe de professeurs et éducateurs, acteurs sociaux, parents qui travaillent ou vivent pour/avec des personnes aveugles ou malvoyantes. Ils organisent les journées pédagogiques.

 

-    Views France : concerne les jeunes malvoyants et non voyants qui souhaitent faire des échanges et organiser des voyages en Europe.

 

 




[1] Encyclopaedia Universalis, Maquillage, Parure et Catherine Lanoë, La poudre et le fard, 2008

[2] Guy Debord, 193-1994, La société du spectacle, 1967. et Commentaires sur la société du spectacle,1988