Club-Emploi Grand Est

Présentation de la nouvelle section du club-emploi dans le Grand est et appel au bénévolat.

Création d’une section club-emploi dans le Grand Est : quand l’Alsace, la Lorraine, la Bourgogne et la Franche Comté se mobilisent !

Par la création d’une antenne régionale en Grand Est, l’ambition du Club-Emploi est de permettre les conditions d’une synergie nouvelle entre les demandeurs d’emplois et leurs bassins d’emplois.

Jusqu’à présent, de nombreux candidats de la région grand Est se sont adressés au siège parisien, très éloigné de leur lieu géographique. Les entretiens s’effectuant à distance par téléphone, leur suivi restait plutôt immatériel… Désormais, avec une section locale, le suivi sera bien plus concret et efficace !

Pour faire vivre l’antenne régionale, nous recherchons, dès à présent, des accompagnateurs bénévoles disponibles, voyants et non ou malvoyants, ayant une grande maurité professionnelle et sensibilisés au handicap visuel.

Vidéo de présentation et d’appel au bénévolat :

Aller plus loin avec Jean Faivre
Accompagnateur basé à Besançon
Chargé du développement de l’antenne Grand Est
Téléphone : 07-86-29-11-73
Courriel : jean.faivre@giaa.org

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Article paru dans La Voix du Jura le 30 mars 2017
L’emploi à la rencontre des déficients visuels
Jean Faivre, responsable régional du Club Emploi Grand Est accompagné de Thibaud Nédey, formateur informatique pour déficients visuels étaient reçus ce lundi 20 mars au 14. Bd Gambetta, à Lons, au siège de l’AVH (Association Valentin Haüy).
Aider les personnes non voyantes à postuler afin de trouver un emploi, les conseiller sur leurs tenues vestimentaires, leur apprendre à soutenir un entretien face à un chef d’entreprise… Pour les deux intervenants cette mission se répète trimestriellement avec ces rencontres Pôle Accueil Ecoute. L’accessibilité à l’informatique, la transcription en braille, l’adaptation de documents, la maintenance des outils de communication sont pour les déficients visuels autant d’étapes à franchir pour gagner en autonomie dans leurs déplacements, aussi bien dans la maison qu’à l’extérieur. Entourée de plus d’une quinzaine d’aveugles, Josiane Chaloyard, responsable de l’antenne Lons de l’AVH, imagine régulièrement des thèmes d’informations.

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L’antenne Grand Est du Club Emploi présente au salon Autonomic 2016 de Metz

Le salon en quelques chiffres :
11250 visiteurs répartis 54% de particuliers et 46 % professionnels
14% ont un handicap visuel et 7% sont intéressés par l’emploi et la formation.
Nous avons expliqué notre démarche en diffusant nos plaquettes Vers l’Emploi au public concerné (demandeur emploi, parents et amis, éducateurs spécialisés, enseignants). De nombreux groupes scolaires étaient également présents. Un contact est pris avec un SESSAD à Metz, pour une présentation de notre démarche auprès du décideur qui a un projet d’accompagnement vers l’emploi.
Concrètement, nous avons rencontré une dizaine de déficients visuels en recherche d’emploi. Coté accompagnateur, deux personnes déficientes visuels s’intéressent au club emploi. Nous avons échangé avec plusieurs associations en expliquant notre objectif. Toutes nous ont encouragés à continuer, car l’accompagnement vers l’emploi est souvent absent dans les structures associatives locales.
Pour en savoir plus http://www.autonomic-expo.com/autonomic_grand_est/metz/fr/629-compte_rendu_salon.html

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Premier bilan du Club-Emploi Grand Est après quelques mois d’existence


Article à propos du Club-Emploi Grand Est paru dans l’Est Républicain du 10 mars 2016 :
Questions à Jean Faivre, Responsable régional du Club emploi Grand Est
« Le taux de chômage est très important chez les malvoyants »

- Quel est le rôle du club emploi ?
- Le club emploi a été créé pour les gens qui n’ont pas forcément les éléments pour trouver du travail. Nous faisons des réunions de travail où la personne est accompagnée par deux parrains : un voyant et un malvoyant. Nous élaborons un bilan pour tenir compte de la personne, de sa « manière de malvoir ». de son projet professionnel, de ses envies et de l’offre bien sur. Le parrain malvoyant a généralement une bonne expérience sur le marché du travail, et celui qui a une bonne vue. une expérience dans les ressources humaines ou l’associatif.

- Orientez-vous les malvoyants vers un domaine en particulier ?
- Il n’y a pas de poste spécifique, il faut d’ailleurs qu’on arrive à sortir de cet état d’esprit. On essaie de ne pas se focaliser sur des métiers type parce que les gens n’ont pas forcément le feeling pour ca. Dans la réalité, on est plutôt sur des métiers du tertiaire, des métiers de service. J’ai vu des juristes ou des ingénieurs, mais évidemment pas de chauffeur de taxi ou de bus !

- Agissez-vous aussi vers les entreprises ?
- C’est la deuxième mission du club emploi : sensibiliser les employeurs au handicap visuel. On essaie de leur montrer que ce n’est plus un frein, notamment en informatique, il y a des logiciels spécialisés. Accueillir un malvoyant fait toujours un peu peur pour une entreprise. Le taux de chômage est très important chez les malvoyants. J’échange tous les jours et sur tous les canaux avec des personnes malvoyantes. Il faut juste connaître les moyens qu’on a et ne pas oublier que les employeurs embauchent des gens dont ils ont besoin, donc compétents et qualifiés.

Propos recueillis par Louise MASSIAS
Contact : jean.faivre@giaa.org

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Article à propos du Club-Emploi Grand Est paru dans l’Est Républicain du 5 novembre 2015 :

Déficients visuels : un dispositif d’accompagnement vers l’emploi

L’antenne bisontine de l’association GIAA (Groupement des intellectuels aveugles ou amblyopes) a lance il y a peu le Club emploi Grand Est. L’objectif ? L’association, reconnue d’utilité publique depuis 1959, mène plusieurs actions auprès des personnes aveugles ou malvoyantes. Le Club Emploi s’inscrit dans ce cadre. Le but : accompagner les personnes déficientes visuelles à la recherche d’un emploi. Il faut savoir qu’aujourd’hui, 50 % des personnes malvoyantes sont au chômage.

Concrètement, comment accompagnez-vous les demandeurs d’emploi déficients visuels ?
On établit d’abord un diagnostic : ce que souhaite faire la personne, ses compétences, les contraintes auxquelles elle peut être confrontée, les offres existantes. Nous avons mis en place une méthodologie progressive et personnalisée. Notre action a en outre une spécificité : l’accompagnement se fait par un binôme voyant/non-voyant.

Des binômes bénévoles ?
Oui, nous lançons d’ailleurs un appel : nous sommes à la recherche de bénévoles accompagnateurs voyants et non voyants : des personnes qui ont une expérience dans le but de le préparer aux questions ou aux objections que pourrait formuler un employeur.

Vous dites que les entreprises sont encore frileuses à l’idée d’employer une personne malvoyante. Il y a encore des idées reçues. Par exemple, certains pensent toujours qu’une personne déficiente visuelle ne peut pas envoyer un mail ou utiliser un ordinateur alors qu’il existe beaucoup de solutions techniques. Il y a une vraie nécessité de démystifier ce handicap. Le Club emploi mène d’ailleurs des actions en direction des entreprises, pour les sensibiliser et les informer.

Vous encouragez également les personnes aveugles ou malvoyantes à ne pas se censurer.
Oui, notre slogan c’est « Croyez en vous, ils croiront en vous ! »